Art Present – L’oeuvre De La Metropole En Afrique Du Nord – Algerie – Tunisie Et Maroc – Urbanisme Et Architecture… par David Lambert

Notables des colonies
par David Lambert

Qu’est-ce qu’un notable colonial ? Quels sont ces Français qui, sous l’égide de l’administration, exercèrent leur influence dans les protectorats tunisien et marocain jusqu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale ? Comment caractériser et éclairer les rapports de force et de pouvoir qui se nouèrent, de la fin du XIXe siècle à la fin des années 1930, entre une communauté expatriée et une administration d’importation à l’intérieur d’un espace touché par l’expansion coloniale ? Élus ou désignés, citadins ou ruraux, des Français s’impliquèrent dans la vie publique et la gestion économique de la Tunisie et du Maroc. Ils étaient propriétaires agricoles, avocats, entrepreneurs, journalistes ou négociants ; autour des Résidents et des fonctionnaires coloniaux, ils constituèrent un pilier incontournable du système colonial. Pour dessiner les contours de ces figures disparues, David Lambert explore les dimensions du concept de notable, qu’il construit sans s’interdire ni intrusions fécondes dans le champ des sciences humaines ni parallèles avec d’autres périodes historiques. Il parcourt ensuite les archives françaises, tunisiennes et marocaines à la recherche des traces de cette catégorie sociale méconnue mais essentielle pour comprendre le fonctionnement des protectorats d’Afrique du Nord. L’ouvrage de David Lambert apporte une contribution importante à une histoire comparée de l’expansion coloniale européenne et participe à l’élaboration d’une meilleure connaissance des rouages des sociétés en situation coloniale.


Méthodologie et préhistoire africaine
par Joseph Ki-Zerbo

L’Africain a toujours été et demeure créateur de cultures originales qui se sont épanouies et perpétuées, à travers les siècles, dans des voies qui leur sont propres. Cette conviction s’est renforcée depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale et se consolide, tous les jours, depuis l’accession à l’indépendance des pays d’Afrique. Sous l’égide de l’Unesco, d’éminents historiens se sont efforcés d’aborder l’étude de l’Afrique avec plus de rigueur, d’objectivité et d’ouverture d’esprit, en utilisant entre autres – avec les précautions d’usage – les sources africaines elles-mêmes. Leur oeuvre, d’importance capitale, l’Histoire Générale de l’Afrique, dans cette édition abrégée, comporte huit volumes

Propriété et société en Algérie contemporaine. Quelles approches ?
par Didier Guignard (Dir.)

La propriété au sens large englobe aussi bien des droits, des relations que des façons d’occuper un espace en le faisant sien. Elle est une porte d’entrée privilégiée pour saisir les mutations de la société algérienne contemporaine. Cela n’a pas échappé aux chercheurs depuis le XIXe siècle. Dans des contextes scientifiques et idéologiques très différents, les rapports entre propriété et société en Algérie sont même sans cesse remis sur le métier. Plusieurs disciplines – parmi lesquelles le droit, l’histoire et la géographie, l’économie, la sociologie ou l’anthropologie – s’y sont penchées à tour de rôle, empruntant et se répondant les unes aux autres. Depuis une trentaine d’années, cependant, les occasions de croiser les approches sur ce thème – à propos de l’Algérie tout particulièrement – se font plus rares, sans que le besoin n’ait disparu pour autant. Les contributions du présent ouvrage s’inscrivent dans ce renouvellement permanent et visent au dialogue entre les disciplines. Elles déconstruisent des discours coloniaux ou postcoloniaux, nous plonge au cœur de processus d’appropriation. Elles donnent à voir des ruptures et des continuités inattendues dans les relations de propriété.


Beyrouth et ses urbanistes
par Éric Verdeil

Cet ouvrage présente l’histoire de l’urbanisme de Beyrouth entre la période de l’indépendance et le début de la guerre civile libanaise. Il met l’accent sur l’ambitieuse présidence réformiste de Fouad Chéhab, moment fondateur de la construction de l’État au Liban, souvent invoquée, admirée, regrettée, parfois aussi décriée pour ses échecs et ses ambitions déçues, notamment dans le domaine social et urbanistique. Cette période mérite d’être analysée pour elle-même plutôt que comme un âge d’or, une parenthèse ou la cause des malheurs qui l’ont suivi. L’urbanisme fut une des utopies de l’époque. Ce livre s’efforce de restituer l’originalité de cette période dans un cadre plus large, celui de l’urbanisme dans les pays arabes accédant à l’indépendance. Il insiste sur la dimension politique des projets urbains et sur leur contribution à la construction d’un État moderne, garant du développement. Ces plans firent face à l’opposition de forces sociales multiples, allant des habitants mal logés aux spéculateurs fonciers. Il en résulta de nombreux renoncements : Beyrouth est largement restée, à cette époque, une ville en plans. Une place privilégiée est accordée aux professionnels de l’urbanisme, architectes et ingénieurs, qui se reconnurent et s’investirent dans ce projet mais l’infléchirent aussi par leurs conceptions modernistes et élitistes. Face aux experts français, comme le Père Lebret ou Michel Écochard, les professionnels libanais s’imposèrent dans les administrations et les conseils et prirent en charge la conception des plans et leur réalisation. Ils construisirent un imaginaire aménageur qui perdura par delà le temps de la guerre pour hanter les projets et contre-projets de la reconstruction.


Carthage
par Liliane Ennabli

A partir des textes anciens (Actes des martyrs, en-têtes des conciles, rubriques des sermons, textes d’auteurs) faisant référence à une église ou un ensemble religieux chrétien, complétés par les résultats des fouilles anciennes et récentes réalisées dans le cadre de la campagne internationale de l’UNESCO, l’auteur dresse un panorama de l’implantation monumentale du christianisme dans cette ville.

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