Beautés Japonaises : La Représentation De La Femme Dans L’art Japonais par Brigitte Koyama-Richard

Beautés japonaises
par Brigitte Koyama-Richard

Des dames de cour des rouleaux peints de l’époque de Heian jusqu’aux héroïnes des manga, sans oublier les beautés du “monde flottant” d’Utamaro, ce livre retrace l’évolution des canons de la beauté féminine à travers l’art japonais. Si le nu comme genre n’apparaît au japon qu’à la fin du XIXe siècle, sous l’influence occidentale, les portraits de “beautés”, les bain, s’imposent très tôt comme le genre de prédilection des artistes. Ces beautés qui leur servent de modèles (personnages de l’aristocratie, geisha, courtisanes), raffinées ou extravagantes, donnent le ton des modes et inspirent toutes les femmes. Elles nous permettent aujourd’hui de parcourir l’histoire des artifices de la séduction : le maquillage, la coiffure, les modes vestimentaires remarquables au japon par leur richesse et leur raffinement. Ces représentations livrent également de précieux témoignages sur la place de la femme dans la société japonaise au fil des siècles. Une iconographie exceptionnelle conservée dans les musées japonais, en grande partie inédite en France.

Les grands hôtels en Asie
par Thierry Sanjuan

En Asie, le grand hôtel est directement lié au voyageur étranger. Il correspond à un temps non seulement de modernisation urbaine mais aussi d’ouverture et de relation avec les Occidentaux. C’est donc un lieu de rapport de forces économiques, d’importation de techniques modernes et de comportements nouveaux, un lieu enfin de confrontation culturelle. Objet urbain importé de l’Occident, le grand hôtel s’impose néanmoins comme marqueur des sociétés urbaines asiatiques. Il invite ainsi à reconsidérer les oppositions classiques entre la tradition et la modernité, l’identité asiatique et l’occidentalisation. Différentes générations de grands hôtels coexistent aujourd’hui dans les métropoles développées d’Asie que sont Tôkyô, Séoul, Hong Kong, Shanghai ou Pékin. Nombreux sont leurs atouts pour attirer les clients locaux et étrangers : ils s’appuient sur l’évocation de temps magnifiés et révolus, ou au contraire sur la modernité et le renouveau qu’ils incarnent ; ou bien ils jouent de leur double identité occidentale et asiatique ; enfin, ils offrent des services spécifiques (bar de nuit, salle d’exposition, centre de conférence…). Deux démarches sont ici suivies : une comparaison de l’usage asiatique du grand hôtel – et de ses temporalités – avec celui en Europe et en Amérique du Nord ; puis, l’analyse des modèles urbains venus d’Occident non pas sous l’angle de la seule importation mais aussi sous celui d’une histoire proprement asiatique de l’occidentalisation. A partir d’un objet singulier, cet ouvrage propose une interrogation sur la ville dans ses dimensions spatiale, sociale et de représentation. Il porte en particulier sur les sociabilités urbaines en Asie aujourd’hui, et il est issu d’une réflexion commune entre architectes, historiens et géographes, tous spécialistes de l’Asie orientale.

France-Japon
par Catherine Mayaux

Les échanges entre la France et le Japon connurent une évolution historique remarquable, d’abord fondée sur le rapport de forces, puis, le temps de la diplomatie succédant à celui des armes, sur un désir de l’autre et de sa langue. Ce livre en retrace le cheminement, abordant certains aspects historiques de cette relation, évaluant sur des points circonscrits les conséquences esthétiques, littéraires, philosophiques et spirituelles des contacts entre les deux pays. Chacune de ces études met précisément en lumière la réciprocité d’un regard constructif, étudie le transfert des connaissances d’un pays à l’autre et l’interpénétration culturelle et artistique très fructueuse entre deux civilisations pourtant bien dissemblables.
Les textes rassemblés ici constituent les actes du colloque international et pluridisciplinaire de Cergy-Pontoise « France-Japon, cultures croisées » co-organisé par l’Université de Cergy-Pontoise et l’Université Préfectorale d’Osaka en septembre 2006.

Jōmon. L’art du Japon des origines (Paris – 1998)
par Encyclopaedia Universalis

Du 29 septembre au 28 novembre 1998 s’est tenue à la Maison de la culture du Japon à Paris l’exposition Jomon. L’art du Japon des origines. Elle coïncidait avec le premier anniversaire de l’ouverture de cette institution. Le pari était de créer un événement à partir d’un pan peu connu…

À PROPOS DE L’ENCYCLOPAEDIA UNIVERSALIS

Reconnue mondialement pour la qualité et la fiabilité incomparable de ses publications, Encyclopaedia Universalis met la connaissance à la portée de tous. Écrite par plus de 7 200 auteurs spécialistes et riche de près de 30 000 médias (vidéos, photos, cartes, dessins…), l’Encyclopaedia Universalis est la plus fiable collection de référence disponible en français. Elle aborde tous les domaines du savoir.


Estampes japonaises
par Gisèle Lambert, Jocelyn Bouquillard, Bibliothèque nationale de France

” Vivre uniquement le moment présent, se livrer tout entier à la contemplation de la lune, de la neige, de la fleur de cerisier et de la feuille d’érable… ne pas se laisser abattre par la pauvreté… mais dériver comme une calebasse sur la rivière, c’est ce qui s’appelle ukiyo. ” À cette définition du terme ukiyo, par l’écrivain Asai Ryôi (1612-1691), il a suffi d’ajouter le mot image, ” e ” en japonais, pour désigner un nouvel art qui bouleversa la conception de l’espace et du modelé, celui de l’estampe japonaise. C’est cet art apparu durant l’époque d’Edo (1603.1868) que le présent ouvrage révèle en puisant dans le fonds prodigieux de la Bibliothèque nationale de France. Issues de la nouvelle culture civile et populaire qui s’est développée autour de la ville d’Edo, capitale shogunale et ancienne Tôkyô, les estampes des XVIIIe et XIXe siècles illustrent avec une grande expressivité un large éventail de thèmes liés à l’écoulement de la vie terrestre éphémère : le théâtre et le sumo, la beauté féminine, la parodie, la faune, la flore, le paysage… Au fil de ces thèmes les Œuvres des grands maîtres, de Harunobu à Hiroshige, en passant par Utamaro et Hokusai, sont ici reproduites et commentées. Leur modernisme, l’audace de leurs compositions et de leurs formats étonnent À travers leur style d’un raffinement extrême, c’est la vision hédoniste d’une société qui s’exprime, son mode de vie, ses aspirations et jusqu’à ses fantasmes les plus intimes dans les estampes érotiques ou ” images de printemps “.

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