Bernanos : Essais Et Écrits De Combats, Tome 1 par Georges Bernanos

Essais et écrits de combat
par Georges Bernanos

Deux courants essentiels partagent l’ouvre de Bernanos. Un courant inspiré par la fiction ou courant romanesque, indissociable cependant des années 1920-1940. Un courant de caractère « politique », inspiré encore plus directement par l’histoire, auquel se rattachent des écrits, appelés d’ordinaire « pamphlets », que nous désignons ici même par les termes : « essais et écrits de combat ». Pourquoi ? Parce que le genre littéraire auquel ils appartiennent les définit beaucoup moins que l’inspiration qui leur insuffle la vie, que le but visé par l’écrivain à travers eux. Qu’il s’agisse du courant « romanesque » ou du courant « politique », ce qui fait constamment problème – et retient toute notre attention – c’est le double destin charnel et surnaturel de l’homme et de la France engagés dans l’histoire. Quels que soient le genre et le registre adoptés, les tribunes ou les modes d’expression de la pensée utilisées, une inspiration fondamentale guide Bernanos : confronter notre vie, nos passions, notre être intérieur, notre pays, notre univers et notre temps avec son destin surnaturel, avec l’aventure du spirituel. L’homme, pour lui, n’est pas seulement corps ou âme, passions ou ascèse, appétit de bien-être ou soif de sainteté, courage ou lâcheté, mais l’un et l’autre. L’homme qui intéresse Bernanos, qu’il observe, auquel il s’adresse dans son ouvre avec colère, rage, passion et tendresse, n’est pas, si l’on veut reprendre un terme beaucoup employé, « unidimensionnel », mais au contraire « multidimensionnel ».

Montherlant critique
par Jean-François Domenget

Cette étude vise à rétablir la place de Montherlant critique, journaliste, lecteur de Rostand, de Gide, d’Elie Faure, etc. dans le paysage littéraire français des années 20 aux années 70. Elle analyse des textes rares, voire inédits, et apporte un éclairage sur un écrivain victime de clichés tenaces, notamment en ce qui concerne la politique et les femmes.

Georges Bernanos
par Claire Daudin

” Le monde moderne, c’est nous ! “, s’exclamait Bernanos. Loin de se retrancher de la civilisation dont il condamne le matérialisme, l’écrivain est sur tous les fronts : la guerre d’Espagne, la montée du totalitarisme en Europe, la Deuxième Guerre mondiale. Dans l’univers romanesque qui est le sien, la réalité oscille entre deux pôles, la sainteté et la damnation. Les créatures les plus ordinaires y sont la proie du sacré, et leur aventure personnelle acquiert une dimension qui les dépasse. Mais il n’en va pas autrement dans la vie. Bernanos nous rappelle, à travers ses écrits de combat, que l’Histoire est le lieu où se joue le destin surnaturel de l’homme. ” Une parole libre “, libre des modes, des idéologies et des systèmes, tel est ce que l’écrivain revendique, afin d’accomplir sa vocation d’éveilleur.

L’Argent, Dieu et le Diable
par Jacques Julliard

L’historien récuse le qualificatif d’écrivain catholique pour Péguy, Bernanos et Claudel et démontre que leur point commun est plutôt leur anti-conformisme. Il souligne l’actualité de leur dénonciation de la mercantilisation du monde, de la disparition des valeurs et de la mise en danger de la nature, et voit en eux des modèles de l’intellectuel moderne.

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