Conversations Avec Billy Wilder par Billy Wilder, Cameron Crowe

Conversations avec Billy Wilder
par Billy Wilder, Cameron Crowe

Un autre dimanche, un mois plus tard. Le livre est terminé. La saison du base-ball a repris. J’appelle Wilder chez lui. Quand il me répond, j’entends sa radio qui diffuse le match à plein volume. “Qui est à l’appareil ?” demande-t-il. Je le lui dis. “Qui ?” Je dis mon nom un peu plus fort. “Qui est-ce ?” Maintenant je hurle. “Ne quittez pas”, dit-il avec entrain. Il va baisser la radio à l’autre bout de la pièce. Pendant un moment, je n’entends que le bruit de sa canne frappant le sol. Il reprend l’appareil. “Excusez-moi pour le retard. Qui est à l’appareil ?” Je le lui dis à nouveau. Il est heureux de m’entendre, dit-il, et content du match des Dodgers aussi. Son ton est extrêmement chaleureux. A l’époque de nos premières conversations, Wilder avait demandé s’il pourrait vérifier ses propos plus tard. Ignorant si cette requête est toujours valable, je lui propose de relire tout le manuscrit. Billy Wilder refuse immédiatement. Après toutes nos discussions sur tous ces films aux intrigues finement agencées, sur les personnages et les comédiens, après les explications de circonstances importantes ou mineures, les détails d’une vie bien remplie, et ses refus insistants d’accorder à tout cela une importance exagérée, il me laisse avec précisément ce qu’il a laissé au monde: un sens de l’humour doux-amer et très authentique. La Wilder touch. “Non, répond-il aimablement. Je ne veux pas relire.” Une pause. “Comme ça, je pourrai toujours dire : “C’est n’importe quoi, ce truc !”” [Extrait.] Réalisateur de Boulevard du Crépuscule, Certains l’aiment chaud, Sept ans de réflexion ou La Garçonnière, mais aussi de La Scandaleuse de Berlin, Assurance sur la mort ou La Vie privée de Sherlock Holmes, Billy Wilder était un personnage incomparable, en plus d’un inoubliable cinéaste. En 1995, Cameron Crowe (Jerry Maguire, Presque célèbre, Vanilla Sky) lui propose de le rencontrer devant un magnétophone. D’abord réticent, Wilder finit par accepter. Le résultat, ce sont ces extraordinaires Conversations avec Billy Wilder, où un homme au soir de sa vie donne un témoignage unique, attachant et drôle sur une existence passionnante qui l’a mené d’Autriche, où il est né en 1906, à Sunset Boulevard, où il laissa une empreinte indélébile. Enfin traduit en français, ce livre, qui évoque tout à la fois le Berlin des années vingt, avec Freud et Lubitsch, et le Hollywood des années cinquante, avec Marilyn Monroe et Jack Lemmon, résonne d’un écho qui est celui du XXe siècle et vient prouver que la voix des artistes est irremplaçable.

Certains l’aiment chaud de Billy Wilder
par Encyclopaedia Universalis

Une fiche de référence sur Certains l’aiment chaud, un chef-d’oeuvre de Billy Wilder.

Certains l’aiment chaud (Some Like it Hot) est un sommet de la comédie américaine parodique, construite sur le thème du travestissement. C’est la seconde collaboration entre Billy Wilder et Marilyn Monroe, devenue le sex-symbol du cinéma hollywoodien des années 1950.

Un ouvrage conçu par des spécialistes du cinéma pour tout savoir sur Certains l’aiment chaud de Billy Wilder.

A PROPOS DES FICHES CINEMA D’UNIVERSALIS

Les grands films méritent le même traitement que les grands livres. Sur le modèle des fiches de lecture, les fiches cinéma d’Encyclopaedia Universalis associent une analyse du film et un article de fond sur son auteur :
– Pour connaître et comprendre l’oeuvre et son contexte, l’apprécier plus finement et pouvoir en parler en connaissance de cause.
– Pour se faire son propre jugement sous la conduite d’un guide à la compétence incontestée.

A PROPOS DE L’ENCYCLOPAEDIA UNIVERSALIS

Reconnue mondialement pour la qualité et la fiabilité incomparable de ses publications, Encyclopaedia Universalis met la connaissance à la portée de tous. Écrite par plus de 7 200 auteurs spécialistes et riche de près de 30 000 médias (vidéos, photos, cartes, dessins…), l’Encyclopaedia Universalis est la plus fiable collection de référence disponible en français. Elle aborde tous les domaines du savoir.


Conversations avec Martin Scorsese
par Martin Scorsese, Richard Schickel

Depuis son arrivée sur la scène internationale avec Mean Streets puis Taxi Driver, Martin Scorsese n’a cessé de surprendre et d’enthousiasmer son public, construisant au fil du temps une o euvre majeure de l’histoire du cinéma. Sur le modèle du Hitchcock par Truffaut et des Conversations avec Billy Wilder de Cameron Crowe, il nous offre aujourd’hui le livre qu’on attendait depuis longtemps. Dans ces entretiens au long cours avec Richard Shickel, l’un des plus célèbres critiques américains, illustrés de nombreuses photos inédites, le metteur en scène, connu pour son insatiable curiosité et sa connaissance encyclopédique et vivante du monde du cinéma, revient sur son parcours, depuis son enfance à Little Italy jusqu’à Shutter Island. Outre la genèse et le tournage de ses films, sur lesquels il nous confie bon nombre d’anecdotes inédites, Martin Scorsese nous laisse entrer dans son intimité, évoquant au fil des discussions ses passions multiples, l’évolution de la société américaine, dont il est l’un des portraitistes les plus lucides, ou encore son rapport à la spiritualité. Ce sont, pour finir, de véritables mémoires en forme de conversations que nous offre ce créateur protéiforme, doublés d’une vision originale du cinéma, de la culture et du monde d’aujourd’hui.

Trois verres de vodka
par Dominique Schneidre

Cécile est psy et rêve d’écrire. Tom, étudiant américain, scénariste à ses heures, est venu à Paris pour éviter la conscription et la guerre du Vietnam. Ils se connaissent depuis peu et sont tombés amoureux. Un soir débarque dans leur vie un cinéaste tonitruant, Andrzej Zulawski – et derrière lui, toute la Pologne. Censurés dans leur pays, où peuvent donc aller travailler les artistes de l’Est ? Dans ces années-là, 1975-1985, l’Occident vit sa pleine liberté alors que les Polonais se battent pour la conquérir.
Trop beau, trop séducteur, trop talentueux, Zulawski a déjà tourné La Troisième Partie de la nuit et L’Important c’est d’aimer. Il prépare Possession. Il choisit les plus grandes actrices : Romy, Isabelle, Sophie. Il emménage chez Cécile et Tom avec pour tout bagage sa machine à écrire, ses convictions artistiques et politiques, mais aussi son sans-gêne, sa mauvaise foi, son outrance et ce regard ambivalent qu’il pose sur ses hôtes, ces Occidentaux qui ont tout et qui n’en font rien.
Trois verres de vodka raconte une amitié fascinante entre ces personnages atypiques qui vont se construire ensemble dans cette époque si créative où on ne craignait pas la modernité. Une époque qu’on n’est pas près d’oublier.

Les Portes de mon imaginaire
par Guillaume de Tonquédec

Un chemin de traverse se dessinait grâce à ma passion du jeu. La lecture entrait dans ma vie. » La relation de Guillaume de Tonquédec à la lecture est une longue histoire mouvementée, douloureuse autant que merveilleuse. Enfant, il peine à déchiffrer les mots, tâtonne dans un monde flou jusqu’au jour où une paire de lunettes bleues va tout changer et où la passion du théâtre l’entraîne, par des chemins de traverse, vers les grands textes. Aujourd’hui, dans son univers, Molière, Shakespeare, Zweig et Buzzati côtoient Sylvain Tesson, le scénario de la série Fais pas ci, fais pas ça ou les Conversations avec Billy Wilder. Tous ont un point commun : ils sont des portes ouvertes vers l’imaginaire. Avec générosité, le comédien de théâtre, acteur de télévision préféré des Français, couronné par un César, raconte ses difficultés mais aussi le travail, l’enthousiasme, les rencontres qui lui ont permis de les dépasser. C’est cette lutte silencieuse à l’issue heureuse qu’il souhaite partager, pour que tous les complexés, les dyslexiques, les timides apprivoisent à leur rythme les livres.

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