Des Nouvelles D’agafia par Vasilij Mihailovič Peskov

Des nouvelles d’Agafia
par Vasilij Mihailovič Peskov

” Dans ma longue vie de grand reporter, dit Vassili Peskov – qui travaille depuis plus d’un demi-siècle pour le même quotidien moscovite, la Komsomolskaya Pravda -, j’ai pu côtoyer de près des célébrités hors pair qui m’ont beaucoup impressionné. Je pense entre autres au maréchal Joukov, au cosmonaute Youri Gagarine, au savant voyageur Thor Heyerdahl… Mais la personnalité la plus intéressante que j’aie connue, la plus fascinante, la plus attachante aussi, reste à mes yeux celle d’Agafia Lykova. ” Née en 1945 dans la forêt sibérienne, Agafia est la dernière survivante de la famille Lykov, retirée depuis 1928 dans la taïga pour une incroyable robinsonnade d’un demi-siècle, puis ” découverte ” en 1978 par un groupe de géologues. Vassili Peskov révéla l’aventure dans le livre Ermites dans la taïga, qui s’achevait sur le désir d’Agafia de continuer à vivre solitaire et en autarcie. De nombreux lecteurs se sont interrogés sur le destin de cette femme courageuse qui avait choisi de ne pas revenir à la civilisation. Dans ce nouveau récit, basé sur des voyages effectués de 1992 à 2008, on voit l’héroïne malgré elle évoluer au fil des ans. Tandis que l’amitié perdure avec Erofeï, de nouveaux candidats à la vie érémitique clans des conditions primitives et difficiles rejoignent Agafia, dont Sergeï artiste peintre, et l’étonnante Nadia, venue elle aussi se perdre au fin fond de la Sibérie.

Je suis un lieu
par Tremblay, Jacynthe (dir.)

Dans ce livre au style très personnel, Jacynthe Tremblay relate la manière dont sa vie a été profondément marquée par sa rencontre avec le philosophe japonais Nishida Kitarō (1870-1945) au fil de son histoire quotidienne longue de deux décennies au Japon et en Chine. On y retrouvera des détails de la vie du philosophe, des exemples tirés de la culture japonaise ou encore des réflexions sur la musique de Bach, qui forment un cadre cohérent pour appréhender la pensée nishidienne. C’est ainsi que l’on pourra comprendre les concepts, déterminants, du «lieu» et de l’«altérité absolue», qui ont pour fonction de montrer comme l’être humain – dégagé d’une subjectivité autocentrée – peut entrer en relation avec les autres. Ainsi abordée, la philosophie de Nishida, selon l’interprétation simple mais très audacieuse qu’en fait l’auteur, devient accessible à tous et rejoint la densité de la vie. Jacynthe Tremblay est titulaire d’une double spécialisation en philosophie de la religion et en philosophie japonaise. Elle habite au Japon depuis une vingtaine d’années, où elle poursuit ses travaux de recherche concernant Nishida Kitarō, de même que la traduction française de ses œuvres, dont De ce qui agit à ce qui voit (PUM, 2015). Elle a aussi dirigé plusieurs ouvrages collectifs en philosophie japonaise.

AnarChrist !
par Jacques de Guillebon, Falk van Gaver

Ces pages sont à l’image de la lave qu’elles charrient magnifiquement : brulantes, c’est-à-dire dérangeantes, à souhait.Jean-Claude GuillebaudAnarchiste et chrétien ? Une équation impossible ?Habitués aux clichés tardifs du type «ni Dieu ni maître», nous avons oublié que l’anarchisme, comme le premier socialisme d’ailleurs, doit au christianisme plus qu’à n’importe quelle autre doctrine ou philosophie. Jacques de Guillebon et Falk van Gaver nous plongent ici dans les eaux profondes de l’insoumission à l’ordre des hommes. Fleuve souterrain aux détours sinueux, l’anarchisme chrétien irrigue depuis deux siècles la vie politique et intellectuelle du monde. Loin du «catéchisme révolutionnaire» de Netchaïev, des bombes de Ravachol et des cavalcades de Makhno, tantôt orthodoxe et tantôt hérétique, cette anarchie religieuse fonde la pensée de la non-violence, inspire les arts modernes, engendre la critique conjuguée de l’État et du libéralisme. Les anarchistes chrétiens furent les premiers à s’élever contre un monde rapace livré à la technique. Pour eux, l’«ordre sans le pouvoir» est le dernier mot temporel des enfants de Dieu.Jacques de Guillebon est l’auteur de plusieurs essais remarqués, dont Nous sommes les enfants de personne et Frédéric Ozanam, la cause des pauvres. Falk van Gaver est l’auteur de l’essai Le politique et le sacré et du récit de voyage Le chemin du Mont. Ils ont publié ensemble Le nouvel ordre amoureux.

Oblomov
par Ivan Aleksandrovich Goncharov

Un des plus grands romans russes, publié en 1859. Prince de la paresse, personnage aboulique, le barine Oblomov est rapidement devenu en Russie un mythe littéraire, sinon un véritable symbole, celui d’une société patriarcale et impuissante. Publié ici intégralement.

Catégorie