Développement Durable De L’agriculture Urbaine En Afrique Francophone: Enjeux, Concpts Et Méthodes par Alexander Wegener

Les finances locales dans l’Afrique francophone subsaharienne
par Alexander Wegener

Les finances locales jouent un grand rôle pour le développement local et les infrastructures communales. Pour l‘Afrique francophone subsaharienne, il y a très peu d’informations sur l’état des lieux des finances locales. L’étude comprend neuf critères d’analyse, dont
l’organisation territoriale, y compris les structures déconcentrées de l’État et les structures décentralisées ; les approches de la décentralisation et leur programmation ; l’ancrage institutionnel des communes dans les constitutions, notamment en terme de la libre administration et de l’autonomie financière ; le poids des communes dans l’ensemble de l’État ; le paysage des impôts et taxes attribués aux communes ; la collecte des impôts et des taxes ; les transferts pour le fonctionnement et l’investissement, et y compris les fonds spécialisés ; et enfin l’emprunt des communes et leur accès aux marchés financiers.
L‘étude comparative a été élaborée à base des informations secondaires sur les finances locales dans dix-huit pays de l‘Afrique francophone subsaharienne.

Cultiver de meilleures villes
par Luc J. A. Mougeot

Les Nations Unies estiment qu’au cours des 25 prochaines années, la quasi-totalité de la croissance démographique se produira dans les villes des pays en développement. Si la tendance actuelle se maintient, 60 % de la population de la planète vivra en milieu urbain d’ici à 2030. Plus les villes grossissent, plus leur population pauvre grossit, elle aussi. Le chômage, la faim et la malnutrition sont monnaie courante. Dans la grande ville, où la plus grande partie du revenu sert à s’alimenter pour survivre, pouvoir se procurer des aliments sans devoir les acheter représente un atout. C’est pourq.

Cultures pérennes tropicales
par François Ruf, Götz Schroth

Dans toutes les régions tropicales humides, la diversification des cultures pérennes tropicales (cacaoyer, caféier, cocotier, hévéa, palmier à huile, arbres plantés pour le bois d’œuvre) progresse, comme une nécessité incontournable, En effet, la monoculture, fortement encouragée par les gouvernements depuis les années 1960, a conduit à une crise socio-économique majeure. Pourquoi et quand se déclenchent ces processus de diversification ? Quel type de planteur est concerné ? Quelles sont les contraintes à la diversification ? Comment interfèrent les politiques publiques et les actions privées ? Quelles sont les évolutions des cultures et des systèmes agricoles ? D’après les auteurs de cet ouvrage, la diversification répond certes aux risques des marchés, mais le facteur le plus important est celui de l’épuisement des ressources. Lié au changement écologique (baisse de fertilité du sol, maladies, enherbement), ce facteur structurel survient à la fin de chaque cycle de monoculture, suscitant l’adoption d’une nouvelle spéculation. Par ailleurs, la diversification est encouragée par les politiques publiques mais aussi de plus en plus par les industriels privés. En effet, leurs projets de plantation étant en concurrence pour les ressources en terre en voie de raréfaction, ils améliorent l’attractivité de leur secteur via une contractualisation avec les planteurs (offre des plants améliorés, conseils technique, crédit, débouchés). Enfin, la situation des acteurs (retour des jeunes au village, rôle de la main-d’œuvre, investissement des cadres, pression foncière, âge de l’exploitant) joue aussi sur cette évolution. En abordant la diversification à travers 15 études de cas localisées en Afrique, en Amérique centrale et en Asie du Sud-Est, les auteurs nous permettent de mieux comprendre les économies de plantations familiales et leurs évolutions récentes.
Cet ouvrage s’adresse aux professionnels des filières des cultures tropicales ainsi qu’aux agents des organisations impliquées dans les projets pour les planteurs, et aux scientifiques travaillant sur ces questions agro-économiques et écologiques dans les régions tropicales humides.

Les décharges d’ordures en Afrique. Mbeubeuss à Dakar au Sénégal
par CISSE Oumar (sous la direction de)

Cet ouvrage propose les résultats d’études visant à évaluer les impacts de la décharge de Mbeubeuss à Dakar (Sénégal) sur les ressources environnementales, l’économie locale, la santé et les conditions d’existence des populations riveraines et des récupérateurs de déchets. Il apporte des données nouvelles sur la qualité des ressources en eau souterraine et des sols autour de la plus grande décharge d’ordures du Sénégal. Il procède à une véritable radioscopie de cette dernière à travers une analyse des déchets qu’elle reçoit, des populations qui la fréquentent, des matières qu’on y extrait et des échanges qui s’y effectuent. Les contributions réunies dans ce volume déterminent l’incidence de Mbeubeuss sur la santé et l’économie locale et fournissent un éclairage pluriel sur les relations entre ce site et les activités observées dans la zone, comme l’élevage et le maraîchage. Elles livrent des savoirs variés sur la situation sociale et économique des populations qui vivent autour de Mbeubeuss, en prenant en compte les bénéfices qui en sont tirés ainsi que les dommages occasionnés. Elles posent aussi l’importante question de l’avenir de l’agriculture urbaine qui exploite des ressources affectées par la décharge. Ce livre offre des matériaux nouveaux permettant une prise de décision mieux éclairée sur les questions d’aménagement urbain et de traitement des déchets en Afrique. Oumar Cissé, qui a coordonné ces travaux, est ingénieur en génie civil, docteur en aménagement, chercheur en environnement et directeur de l’Institut africain de Gestion urbaine (IAGU). Il a publié plusieurs articles sur les déchets, l’agriculture urbaine et la planification environnementale et un ouvrage : L’argent des déchets. L’économie informelle à Dakar, Paris et Dakar, Karthala et CREPOS, 2007.

Agricultures et développement urbain en Afrique subsaharienne
par

Confrontée à la croissance urbaine, l’agriculture proche des villes revêt diverses formes. Elle peut être urbaine ou périurbaine, structurée ou informelle. Ces agricultures créent des emplois et fournissent des produits alimentaires pour une population urbaine qui vit souvent dans des conditions précaires. Elles contribuent à la création de villes durables par la réalisation d’espaces verts, tels que des parcs, des jardins, des espaces horticoles et des aires de drainage. Mais ces agricultures sont aussi une source de nuisances et de risques pour l’environnement ou la santé humaine. Au-delà de la question de la place de l’agriculture dans la ville, d’autres questions se posent : la pollution de l’eau, l’élimination ou le recyclage des déchets domestiques ou industriels, et la qualité sanitaire des produits. Les communications réunies dans cet ouvrage abordent les méthodes de gouvernance et de mesure d’impact ainsi que l’approvisionnement des villes. Elles illustrent les enjeux transversaux en termes d’aménagements urbains et agricoles, d’approvisionnement des marchés et de concertation entre les acteurs publics et privés.

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