Dictionnaire Des Symboles. 4 Tomes par Christian Godin

La totalité
par Christian Godin

Le volume 1 analyse les perceptions et les fantasmes, les images et les mots, les notions et les concepts qui constituent simultanément l’origine de l’idée de totalité et son contenu. On y trouvera une psychologie et une symbolique, un lexique et une logique, une propédeutique en somme, qui représente à la fois une encyclopédie du concept de totalité et une introduction pour l’ensemble des volumes suivants. Ainsi se verra par contrecoup dénoncé le refoulement dont ce concept a été l’objet, et qui fut l’œuvre d’une bonne partie de la pensée contemporaine.

Attributs et symboles dans l’art profane : Dictionnaire d’un langage perdu (1450-1600)
par Guy De Tervarent

Voici enfin réédité dans une édition totalement refondue ayant incorporé le supplément de 1964 cet instrument classique des études de la Renaissance. Le sens des nombreux attributs et symboles dont usaient à profusion les humanistes, artistes et intellectuels des XVe et XVIe siècles s’est perdu; ce dictionnaire offre à ceux qu’intéresse l’art de cette époque un moyen sûr de le retrouver. Il procède du connu à l’inconnu, puisque dans toute composition, si obscure et complexe qu’elle soit, un élément est reconnaissable: une rose, une licorne ou une ancre. De chaque symbole que l’art a reflété à la Renaissance, cet ouvrage s’est en outre efforcé d’établir les sources d’inspiration. Un index des “entités immatérielles” et un autre des noms facilitent la consultation.

Du monde de la voiture au monde social
par Maryse Pervanchon

Comment la voiture est-elle devenue un objet social total, une figure exemplaire, une forme médiatrice qui peu à peu a changé notre rapport au monde ? Poser cette question revient à essayer de montrer que dans le monde des formes qui constituent notre quotidien la voiture est aujourd’hui forme du monde. Au-delà de l’outil moderne, la voiture pose tout le problème des rapports à l’espace et au temps comme lieu d’objectivation de notre existence. Dans nos sociétés industrialisées où la prise de risque est modèle de comportement, la voiture nous permet d’allier symboliquement la droite et la courbe, c’est-à-dire la règle et son exception, comme en un vertige érotique. Et il y a de l’esthétique dans ces jeux équivoques, dans ces promenades entre paradis et terre promise, dans cette possibilité de déviance qui inclut nécessairement l’accidentel. Cet objet roulant bien identifié nous replace sans cesse dans la confusion, dans l’acceptation de l’indifférencié vie-mort. La multicausalité des accidents de la route n’est que le reflet de la multiplicité des signes, des symboles et des mythes auxquels ils nous renvoient. Ils sont l’interface entre notre ” faisable ” et notre ” désirable “.

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