Ecrits Mystiques par Pierre Poiret

Ecrits sur la théologie mystique
par Pierre Poiret

Les textes présentés ici ont trois siècles. En français, ils n’ont été publiés qu’une seule fois à Amsterdam, en 1700. Mais leur diffusion européenne fut bien plus large grâce aux traductions en latin et en allemand qui suivirent. Pourquoi les remettre en lumière ? La question se pose d’autant plus qu’ils ne constituent pas une œuvre en soi, mais se sont présentés à l’origine comme une préface et des annexes, écrites par Pierre Poiret dans une anthologie dont une bonne partie n’était pas de lui. Plus personne ne sait qui est Poiret. Le public auquel il s’adressait en premier lieu était celui des Huguenots français réfugiés aux Pays-Bas, un milieu qui, traditionnellement, n’était pas très ouvert à la Théologie mystique dont cet ex-pasteur protestant s’était fait le champion. La mystique elle-même venait certes, durant quelque temps, de ” faire la une de l’actualité ” (dirions-nous !) avec le conflit ouvert entre deux éminents prélats : l’évêque Bossuet, et l’archevêque Fénelon, précisément sur la validité de l’expression mystique de la foi… L’intérêt est donc multiple et au moins triple. Attirer l’attention, une nouvelle fois, sur l’auteur Pierre Poiret et sur une facette mal connue de sa démarche originale. Revenir à l’importance historique du contexte : le climat extrêmement tendu de ce tournant de siècle, les diverses réactions protestantes à la récente condamnation de Fénelon etc. Reconnaître, enfin, la qualité du contenu lui-même. Dans notre temps où beaucoup de gens sont en quête dans le domaine de la spiritualité, tout en ne se préoccupant plus guère des appartenances confessionnelles, la réflexion de Poiret sur la Théologie mystique retrouve une certaine actualité. Ses analyses, son effort pour regrouper divers auteurs spirituels en quelques familles, et jusqu’à sa lutte polémique contre les simplifications, les malentendus, les moqueries que suscite toujours la mystique… tout cela retrouve aujourd’hui un intérêt d’un autre ordre que la valeur historique d’une pièce de musée.

Les écrits mystiques de Vicence
par Jacques Ferry

Jacques Ferry (Jacques Féerie), ou une longue phrase ininterrompue, douce et cruelle. Les Ecrits mystiques de Vicence empruntent à l’aphorisme jubilatoire, à la réflexion, au slogan, aux jeux de mots ravageurs, détournant d’une manière désopilante les moindres détails de la vie quotidienne. On pénètre ici dans un univers hypnotique et fractal. Avec ce texte. hors norme, cette méthode imparable contre le prêt-à-penser, Jacques Ferry tente de lancer aux vivants des ” signes impossibles “.

Mystique et discernement
par Pierre Miquel

“Voici le moment d’avoir du discernement” (Apocalypse 13, 18). Cet avertissement de l’apôtre saint jean est d’actualité en cette fin de millénaire où le retour du sacré, le foisonnement des sectes jettent le désarroi dans les consciences. Comment situer la mystique par rapport à la théologie, à la métaphysique et à la poésie ? Le Dieu des mystiques est-il l’Absolu et l’Inconnu ? “S’engager dans la mystique” est-il un désir ou un risque ? La mystique aurait-elle quelque parenté avec l’érotisme, le monachisme et l’intégrisme ? La mystique est vertigineuse, comment résister à ses tentations ? Comment distinguer le goût du merveilleux et la grâce de l’émerveillement ? Enfin la mystique a-t-elle son langage et sa méthode ? Autant de questions qui imposent un discernement vigoureux pour éviter les dérives.

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