Enumerical Tables Of Nuclear Physicse. Tables Numériques De Physique Nucléaire : Par Charles Noël Martin,… Préface… par Emmanuel Arnaud

Comment on devient bon en maths
par Emmanuel Arnaud

En mathématique, c’est comme dans un roman policier ou un épisode de Columbo : le raisonnement par lequel le détective confond l’assassin est au moins aussi important que la solution du mystère elle-même. ” Cédric Villani, Théorème vivant.

Le jeune Kropst est doué et raisonnablement bosseur mais quand il arrive en maths spé, à Louis-le-Grand, il perd vingt places au classement et doit subir les railleries des redoutables redoublants. Ses notes sont minables et il ne comprend plus rien. Désespéré, il se lance alors dans une exploration du fonctionnement de son cerveau et revit les étapes de sa formation scientifique, dans l’espoir de saisir le moment où il “voit’ la solution, le moment où l’intuition lui permet d’aller jusqu’au bout du raisonnement. Il nous initie par la description de ses condisciples à la mécanique des cerveaux et à la maîtrise du style en mathématiques.

Comme souvent, un peu d’air ne peut pas faire de mal et c’est peut-être dans l’amour, même à distance, qu’il trouvera la solution. Ou dans Les Chevaliers du Zodiaque.

Emmanuel Arnaud nous donne avec ce livre intelligent et parfois potache une illustration brillante de la phrase de Cédric Villani. Et l’humour n’est pas la pire façon d’aborder les concours des grandes écoles.

Ancien élève de l’École normale supérieure (maths/physique), docteur en sciences économiques, Emmanuel ARNAUD est né en 1979 et a publié plusieurs romans aux Éditions Métailié (Arthur et moi, Le Théorème de Kropst, Topologie de l’amour).


L’air est pur à Paris
par Christian Gerondeau

Comme le constate Airparif chaque année, tous les polluants de l’air de Paris sont en très nette diminution. Certains, comme le dioxyde de soufre, le plomb ou le monoxyde de carbone ont même totalement disparu. Le bilan 2017 d’Airparif précise même que « les concentrations des particules fines les plus dangereuses, les fumées noires, ont été divisées par 20 depuis le milieu du siècle dernier, du fait des progrès considérables des industries, des immeubles et des véhicules ». S’il fallait d’ailleurs une preuve de leur disparition presque totale, elle serait apportée par la blancheur de Notre Dame, plus de vingt ans après son dernier ravalement.
Pourtant, c’est au prétexte de la lutte contre une pollution devenue quasi-imaginaire que la Mairie de Paris paralyse la capitale par une politique qui ignore les besoins des Parisiens et des Franciliens.
C’est cette politique néfaste que dénonce l’auteur. Mais aussi les stratagèmes, mensonges et forfaitures que mettent en œuvre les services officiels de l’environnement non seulement pour cacher aux Français que l’air des principales grandes villes de France est désormais pur mais surtout pour leur faire croire que la pollution s’accroît.

ENVIRONNEMENT ET SOCIÉTÉ
par

Au sommaire de ce numéro : Ethique et nature, une approche conceptuelle (P. Claval) – Existe-t-il des valeurs universelles vis-à-vis de l’environnement ? (D. Birnbacher) – Géographie du naturisme, à la recherche de l’Eden (F. Barthe) – Ermenonville : un paysage philosophique (C. Dumas) – A qui appartient la montagne de Lure (P. Pech) – Les zones humides littorales d’Europe de l’Ouest (N. Baron Yellès) – Le jaden, berceau de l’identité haïtienne (J.M. Théodat)

Bâtir en terre
par Laetitia Fontaine, Romain Anger, Hugo Houben, Henri Van Damme

La terre est le matériau de construction le plus naturel, immédiatement à disposition et recyclable, ne nécessitant souvent que peu de transformations et donc énergétiquement avantageux. Les Anciens ne s’y trompèrent pas, comme en témoignent les ziggourats mésopotamiennes ou la pyramide de Sésostris Il en Égypte, dont seul subsiste le coeur de briques en terre crue. Publié à l’occasion de l’exposition “Ma terre première” , d’abord présentée à la Cité des sciences et de l’industrie, ce livre part à la découverte de l’exceptionnel patrimoine en terre, de le mythique Shibam au Yémen, la “Manhattan” du désert, jusqu’ aux étranges habitations collectives des Hakkas en Chine, en passant par les cases des obus du Cameroun. Il n’oublie pas pour autant l’habitat rural européen, ni les prouesses des architectes contemporains, fascinés par les qualités du matériau. De fait, les propretés physico-chimiques de la terre, véritable ” béton naturel”, sont inestimables pour la construction : l’ouvrage propose de comprendre pourquoi grâce à des expériences simples et ludiques. D’autant que de cette compréhension pourraient surgir des pistes pour développer des alternatives aux matériaux industriels qui, comme le ciment, posent aujourd’hui de graves problèmes environnementaux.

Formaliser le vivant
par Franck Varenne

Peut-on formaliser le vivant ? Peut-on reduire une plante a une simple formule mathematique ? Goethe ne l’aurait pas admis. Pour beaucoup encore, cette question ne se pose meme pas tant elle peut sembler provocante et contre-nature. Dans une perspective a la fois historique et epistemologique, ce livre rend compte de travaux contemporains qui ont pourtant tous tente de braver cet interdit. C’est en grande partie sur ce terrain, hautement problematique, que, dans les premieres decennies du XXe siecle, on voit naitre puis s’epanouir la pratique des modeles mathematiques appliquee aux sciences vegetales. On voit en particulier que ces pratiques nouvelles de modelisation entrent en concurrence avec une tradition ancienne de theorisation mathematique des formes du vivant. C’est meme devant les limites des essais theoriques recurrents que le tournant formel des modeles se confirme et permet des avancees incontestables. A l’heure ou toutes les sciences a objets complexes parlent beaucoup de modeles et moins de theories, est-ce le signe d’une victoire de la modelisation au detriment de la theorie ? Cette victoire est-elle definitive ? Cela a-t-il toujours un sens de les opposer ? Et qu’en est-il des lois ? En proposant une analyse des travaux mais aussi des positions epistemologiques de certains scientifiques impliques, en explicitant le sens de ce qui les rapproche, de ce qui les distingue ou les oppose, cet ouvrage montre que l’emergence, l’expansion puis la diversification des pratiques de modelisation formelle du vivant ont contribue, sur le terrain scientifique lui-meme, a bousculer les rapports epistemologiques traditionnels entre theories, lois et modeles tels qu’ils nous ont ete legues par la physique.

Catégorie