Exhibition Of Models For A Monument To The Pioneer Woman. At The Chicago Architectural Exhibition East Galleries… par Bruno Taut

Architecture alpine
par Bruno Taut

Conçu en 1917, ce livre a été écrit au début de l’année 1918, alors que la guerre semblait toujours interminable. La cause première de sa genèse est enfouie dans le cœur de son auteur – un cœur ensanglanté par les maux de la guerre qui se sont propagés sur toute la terre. Même s’il n’est rien de plus, dit l’auteur, au moins est-il un hymne à la beauté du monde. Mais il affirme aussi sa conviction la plus sacrée, sa foi inébranlable en l’idée directrice. À première vue, cette idée peut paraître passablement saugrenue ; mais on a beau y réfléchir et tourner le problème dans tous les sens : il n’existe sans doute aucune autre issue à la grande souffrance du monde. Et si cette issue existe réellement, elle est une perspective qui nous comble de bonheur, et ce travail offre la plus belle consolation et l’espérance la plus pure dans notre époque désolée.

Capital rouge
par Francis SPUFFORD

Industrie ! Progrès ! Abondance !Nous sommes en 1959. L’URSS est sur le point de réaliser l’utopie communiste qu’elle défend.A travers le regard de différents personnages – réels ou fictifs – et de situations à la fois historiques et imaginaires, Francis Spufford donne vie au moment où le rêve soviétique semblait être à même d’éclipser son homologue américain. Abordant avec une intelligence remarquable les domaines politique, économique, technologique et scientifique, ce texte est à la fois instructif et distrayant, servi par une qualité littéraire indéniable, tant dans l’écriture que dans la construction du récit.Se situant au croisement de plusieurs genres – roman, histoire et conte –, ce livre doit absolument être lu pour comprendre l’idéal soviétique.Simplement ébouriffant.

A l’ombre des montagnes
par Steve McCurry

Ce nouveau recueil de photographies rassemble des paysages, des scènes de rue et des portraits réalisés par Steve McCurry en Afghanistan au cours des vingt-sept dernières années. Enfants et bergers, combattants et paysans côtoient d’impressionnantes vues de villes couleur sable, de paysages montagneux et de temples anciens. Les photographies de Steve McCurry captent des instants de vie et transcendent les barrières de la langue et de la culture. Exceptionnelles et atemporelles, ces images traduisent avec lyrisme l’esprit volontaire, la noblesse et la beauté de ces peuples dont la terre s’étend au pied de l’Hindou Kouch.

Intensive Beyrouth
par Youssef Tohme, Karine Dana

“Building in Lebanon is my way of taking a position with regard to the war.” This statement by the French-Lebanese architect Youssef Tohme is key to getting into and grasping Intensive Beirut. This illustrated essay blends reflections on the urban development of the Lebanese capital with the experience gained on the projects of this architect-contractor, engaged in the effort to reopen the debate on architecture in his country. In a place where every situation is never more than a temporary state, the analysis of space is fundamental. The first part of the book examines Youssef Tohme’s ideas, illustrated with 25 photos by Ziad Antar, a Lebanese visual artist-photographer. Equipped with a Holga and a Rollefleix, Antar has captured the architect’s key projects – St. Joseph University in Beirut (designed with the office of 109 architects), the Villa T and the Villa M in Kornet Chehouane, and the Villa SC in Akoura. The second part, authored by Karine Dana, facilitated exchanges of ideas between Youssef Tohme and important figures of the Lebanese cultural scene such as the architect Tony Chakar, the artist Ziad Abilama and the singer Ahmed de Maschrou. Text in English and French.

Arles 2018
par Actes Sud

Bien sûr, il y a les célébrités : Matthieu Ricard ou William Wegman. Mais il serait dommage de ne pas découvrir l’émouvante expo consacrée au convoi funèbre de Bobby Kennedy, les photos du Gazaoui Taysir Batniji, ou le projet de Frédéric Delangle et Ambroise Tézenas avec Emmaüs Solidarité. Notre parcours idéal pour visiteurs d’un jour. Programmée cette année par les Rencontres d’Arles, l’exposition de Matthieu Ricard (né en 1946) laissait de prime abord dubitatif. N’était-ce pas un peu racoleur de faire appel au moine bouddhiste, très présent dans les médias, et photographe à ses heures ? Or, quand on découvre le pavillon où sont présentées ses grandes images en noir et blanc, la (bonne) surprise est de taille. Le visiteur se retrouve littéralement embarqué dans une belle aventure, une utopie… à découvrir absolument. A l’inverse, on se régalait d’avance de la prestation de Paul Graham (né en 1956). Pour le coup, c’est une déception. Ses magnifiques grands formats en couleur se retrouvent trop à l’étroit dans l’église des Frères-Prêcheurs pour exprimer la subtilité des multiples points de vue du Britannique sur l’Amérique. Rétrospective sur Mai 68 ; redécouverte de l’œuvre du Suisse René Burri (1933-2014) à travers son obsession de la forme pyramidale ; regards croisés sur les quartiers de prostitution à travers les images de l’Espagnol Joan Colom (1921-2017) à Barcelone et de la Franco-Américaine Jane Evelyn Atwood (née en 1947) à Paris ; petit tour d’horizon un peu glaçant et néanmoins instructif sur le transhumanisme par Matthieu Gafsou (né en 1981), ou encore rétrospective sensible de l’œuvre de Véronique Ellena (née en 1966) – ses natures mortes, ses portraits de sans-logis à Rome avec sa série « Les invisibles »… – cohabitant avec les tableaux de Picasso du musée Réattu.

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