Formation Lecture par Joaquim Dolz, Sylvie Plane

Formation des enseignants et enseignement de la lecture et de l’écriture
par Joaquim Dolz, Sylvie Plane

Quels sont les objets enseignés dans un cours de lecture et/ou d’écriture? Quels sont les dispositifs mis au point par les enseignants? Quels sont les gestes qui caractérisent leurs interventions? Comment les apprenants s’engagent-ils dans les tâches proposées en classe? Comment les enseignants se forment-ils à enseigner la lecture et l’écriture? L’analyse des pratiques d’enseignement et de formation paraît indispensable pour répondre à ces questions. Cet ouvrage réunit, dans cette perspective, plusieurs travaux issus de recherches réalisées en Belgique, en France, au Québec et en Suisse. Par le biais de différentes approches, ils tentent de mieux cerner le fonctionnement de l’enseignement de la lecture et de l’écriture. Ils examinent plus particulièrement comment les analyses des pratiques trouvent place dans la formation des enseignants. A l’heure où la didactique du français et la didactique professionnelle s’affirment en tant que disciplines scientifiques, les enseignants, les chercheurs et les formateurs en didactique du français trouveront ici des repères indispensables.

Sur la lecture
par Jacques Fijalkow

Traversés par des discours multiples et contradictoires, les professionnels de la lecture expriment leur embarras croissant à y voir clair ” sur la lecture “. Cet ouvrage vise donc à permettre au nonchercheur-mais-intéressé-par-la-recherche de mettre un peu d’ordre dans le petit monde si agité de La littératie. L’ouvrage présente celui-ci comme un champ comportant différentes catégories d’acteurs, en centrant l’analyse sur celui qui suscite tour à tour irritation et respect, parce qu’on le connaît mal, le chercheur. Le champ ainsi délimité, La deuxième partie prend pour angle d’attaque la psychologie cognitive, mais c’est pour montrer qu’elle n’est pas une, mais plurielle. Les débats sont vifs. Ils ne le sont pas moins quand se pose pour le pédagogue la question des choix qu’il doit faire, dans sa classe et par rapport aux autres intervenants. L’ouvrage se propose alors, dans la troisième partie, d’élucider quelques-uns des fondements théoriques de ces choix. Et si on voulait que les recherches contribuent vraiment à la résolution des problèmes, comment faudrait-il les conduire ? C’est l’objet de la dernière partie.

Une Formation littéraire malgré tout
par Jean-Louis Dumortier

Faut-il renoncer à la formation littéraire dans les classes peuplées d’élèves dont les dispositions envers la littérature ne sont guère favorables? Assurément pas répondent les didacticiens qui ont contribué à ce volume. Il faut au contraire s’obstiner. Mais s’obstiner stratégiquement. En prenant en considération le rapport à la culture scolaire des apprenants rétifs. En jetant des ponts de toutes sortes entre cette culture et celle du milieu dont sont issus les jeunes. Et, surtout, en gardant à l’esprit que si l’enseignement de la littérature vise à rendre les élèves capables d’entrer dans une communauté discursive, il s’agit non d’une communauté scientifique, mais d’une com-munauté scolaire. Et là devraient circuler des discours qui expriment l’appropriation subjective des œuvres, des discours qui avivent les dispositions à tirer profit de ce qu’elles enseignent, des discours qui contribuent à la socialisation par la littérature.

La collection Dyptique, publication des Facultés universitaires de Namur, est destinée à réunir divers travaux linguistiques ou littéraires liés à l’enseignement du français.
Elle peut accueillir aussi bien un cycle de conférences que des actes de colloques ou des études rassemblées autour d’un thème.
Cette visée synthétique en fera ainsi un complément utile à Enjeux, revue de didactique du français et de formation continuée.


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