Gastronomique Française (Avec Cd) – Mentor Apprentissage Du Français; Combinaison Parfaite Entre La Cuisine Et… par Jean-Pierre Cuq, Patrick Chardenet

Faire vivre les identités
par Jean-Pierre Cuq, Patrick Chardenet

Entre composantes données et composantes acquises de l’identité, le choix d’une langue et d’une culture pour en faire son métier n’a rien d’anodin : qu’elle soit étrangère, seconde ou bien, comme on dit, maternelle ou première, la langue, lorsqu’elle est vécue au quotidien pour être partagée, transmise, s’insinue dans l’intime, de la réalité au rêve. Du coup, c’est toutes les branches du métier d’enseignant de français qui s’en trouvent interrogées et vécues autrement, pas seulement de l’extérieur, mais comme une partie de soi-même. Littérature, linguistique, anthropologie culturelle et civilisation, méthodologies et technologies éducatives s’interrogent alors non seulement sur un mode professionnel mais plus encore, sur ce mode impliqué qui rend si fort l’adjectif de l’expression sciences humaines. Ce livre réunit quelques unes des communications données à Québec en 2008 à l’occasion du congrès mondial de la Fédération internationale des professeurs de français.

La vallée noire
par George Sand

” Faites courir une ligne circulaire, partant, si vous voulez, de Cluis-Dessous, qui est le point de mire de tous les horizons de la Vallée Noire, et faites-la passer par toutes les hauteurs qui enferment et protègent notre bocage… Dirigez votre ligne d’enceinte vers les plateaux… De là vous dirigez votre vol d’oiseau vers les bois du Magnié, où la Vallée s’abaisse et se perd avec les cours de l’Indre dans les brandes d’Ardentes… ” C’est ainsi que George Sand inventa la Vallée Noire. La carte qu’elle en traça demeure ignorée des géographes et des administrateurs. Pourtant cette vallée attire de nombreux visiteurs en quête de cette heure magique où l’horizon noyé de bleu vire au violet pour s’assombrir et se recouvrir d’un voile noir profond. La Vallée Noire est semblable à la femme voilée, elle vous fascine mais nul ne pourra jamais percer le mystère de son regard.

Sociologie du dragueur
par Alain Soral

Sociologie du dragueur, publié en 1996, est l’ouvrage qui a fait connaître Alain Soral au grand public comme sociologue pugnace, connu pour son franc-parler et ses positions radicales contre toutes formes de communautarisme.

Dans Sociologie du dragueur, Alain Soral, ancien dragueur des rues qui revendique plus de 700 conquêtes, étudie avec la minutie du sociologue toute la problématique que pose la drague: ses fondements, ses règles, ses techniques, son idéologie et les différents aspects de l’être qu’elle révèle.
Où, quand, qui et comment drague-t-on ? Tous ces aspects de la pratique sont décortiqués et analysés pour comprendre les motivations du dragueur.
Il s’agit avant tout d’une étude toute masculine qui se passe loin des femmes et tente de s’en protéger. Une étude dans laquelle ne peuvent entrer le penseur ou le philosophe car il faut avoir pratiqué pour conceptualiser la démarche du dragueur. Parler de la drague c’est dépasser l’apologie de la femme ou de la misogynie des discours officiels. D’où une critique acerbe du féminisme comme pensée des femmes puisque la femme, pas plus que l’homme n’est une catégorie sociale. Avec son discours, le féminisme est la voix de la social-démocratie qu’elle féminise à outrance. Le dragueur reste la seule réplique masculine à cette féminisation.
Dans ce livre d’une grande rigueur d’analyse sur un sujet inexploré quant à son contenu sociologique, Alain Soral répond à toutes les questions que soulèvent la drague et le dragueur dans un style qui manie avec bonheur intelligence et humour.


Les adverbes du français
par Claude Guimier

Claude Guimier est professeur en linguistique anglaise à l’Université de Caen. Auteur d’une thèse de Doctorat d’Etat sur l’adverbe anglais, c’est par ce biais que, au sein du laboratoire ELSAP (associé au CNRS), il a été amené à s’intéresser aux circonstants et aux adverbes du français. Plus globalement, ses recherches portent sur la morpho-syntaxe et sur la sémantique de l’anglais et du français.

Donner un sens à l’intelligence artificielle
par Cédric Villani, Yann Bonnet, Charly Berthet, François Levin, Marc Schoenauer, Anne Charlotte Cornut, Bertrand Rondepierre

L’intelligence artificielle est entrée, depuis quelques années, dans une nouvelle ère, qui donne lieu à de nombreuses craintes et à de nombreux espoirs. Rendues possibles par des algorithmes nouveaux, la multiplication des jeux de données et le décuplement des puissances de calcul, les applications se multiplient : traduction automatique, conduite autonome, détection de cancer… Le développement de l’intelligence artificielle est amené à toucher l’ensemble des domaines et des secteurs. Les investissements dans la recherche et dans l’industrie atteignent des sommes extraordinaires, notamment aux États-Unis et en Chine. Les responsables politiques du monde entier l’évoquent dans les discours de politique générale comme un levier de pouvoir majeur. C’est que l’intelligence artificielle va désormais jouer un rôle bien plus important que celui qu’elle jouait jusqu’alors et, plus que jamais, il nous faut donner un sens à son développement. Donner un sens, c’est d’abord donner une direction, un cap, pour positionner la France et l’Europe à l’avant-garde de cette révolution naissante. C’est également lui donner une signification : l’intelligence artificielle n’a précisément de sens que si elle participe du progrès humain, social et environnemental. Dans un monde marqué par les inégalités, elle ne doit pas conduire à renforcer les phénomènes d’exclusion et la concentration de la valeur. Donner un sens, c’est enfin expliquer : démystifier ces technologies auprès de la société, mais aussi expliquer l’intelligence artificielle en elle-même, s’agissant de techniques qui restent empreintes d’une très forte opacité. Donner un sens à l’IA, voilà donc l’objectif de ce rapport.

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