Goldmaker : Le Phénomène James Bond De Dr No À Quantum Of Solace par Patrice Leconte

L’encyclopédie Alain Delon
par Patrice Leconte

Il était probablement le plus beau de sa génération et l’un des plus doués aussi. Un être fascinant à force d’être insaisissable. Alain Delon, ou l’éternelle union de l’ange et du démon, quand le démon est servi par l’ange… Bombardé star du Septième Art à l’âge de vingt-quatre ans, Alain Delon a joué dans près de quatre-vingts longs métrages en cinquante ans de carrière. Delon est, avec Gabin, le seul mythe masculin du cinéma français d’après-guerre. Comme Gabin naguère, Alain Delon aimante ses rôles. Ils viennent à lui. De Plein soleil à Mr Klein, du Guépard à votre histoire, l’acteur tourne avec les plus grands (Visconti, Antonioni, Clément, Losey, Melville), rivalise avec les meilleurs (Burt Lancaster, Anthony Quinn, Charles Bronson, Jean Gabin, Jean-Paul Belmondo, Lino Ventura) et croise les plus belles (Monica Vitti, Claudia Cardinale, Jane Fonda, Romy Schneider, Brigitte Bardot, Catherine Deneuve). Le mythe Delon s’étale ici, en couleurs ou noir et blanc, en quatre-vingts photos commentées par Patrice Leconte. Un cinéaste réputé pour son regard aiguisé et malicieux, pour lequel la star a toujours eu beaucoup d’estime.

Erving Goffman et le travail social
par Stéphanie Garneau, Dahlia Namian

En ces temps de morcèlement et de cloisonnement disciplinaire, il est impératif de rappeler les liens ambigus, mais néanmoins enchevêtrés, entre le travail social et la tradition sociologique dont est issu Erving Goffman.
Les auteurs de cet ouvrage – travailleurs sociaux, sociologues, anthropologues, politistes et infirmiers – ouvrent la « boîte à outils goffmanienne », offrant des regards novateurs sur les enjeux contemporains entourant le travail social. Il prend appui sur une pluralité d’objets, dont la santé mentale, la toxicomanie, les soins aux personnes âgées ou avec un handicap, et l’aide aux sans-abris.
Que ce soit sous l’angle épistémologique, théorique, méthodologique ou pratique, la posture goffmanienne est digne de considération. Elle permet d’observer les effets des institutions et des catégories du travail social sur les personnes ciblées. Elle aide à sortir d’une vision normative de l’intervenant pour identifier les possibilités et les contraintes qui pèsent sur lui. Elle permet également d’accéder aux dimensions tacites, affectives et parfois insoupçonnées du social et de la relation d’aide dans le but de rendre visible l’invisible, de rendre intolérable le toléré et les allant-de-soi. Les dix-sept collaborateurs rattachent certaines des ficelles qui ont été dénouées entre les deux disciplines au fil des luttes visant leur reconnaissance institutionnelle.

Le livre noir du CSA
par Guillaume Evin

En France, vous ne voyez aucune image. vous n’entendez aucun son émanant des télévisions ou des radios qui n’aient reçu l’agrément, sinon l’autorisation du Conseil supérieur de l’audiovisuel. Le CSA, entre autres missions, délivre des licences, veille à l’équilibre du temps de parole des politiques, à l’éthique des programmes, à la protection des mineurs ou encore promeut la diversité en son éminente qualité de Gendarme de l’audiovisuel français. Problème : qui réprimande le gendarme lorsqu’il plonge sa main dans le pot de confiture ? Un peu plus de vingt ans après sa création, cette autorité administrative indépendante n’est plus que l’ombre d’elle-même. Piloté par un président omnipotent et huit autres Sages intouchables, le CSA s’apparente de plus en plus à une institution off-shore de la République, un authentique ” fromage ” français. Au sommet de :a tour Mirabeau qui domine le front de Seine, les bureaux souvent déserts sont somptueux, les rémunérations des Sages très élevées, les parachutages fréquents, les avantages en nature considérables et les conflits d’intêrets n’y dérangent personne. Au service de ce succédané de gouvernement au fonctionnement opaque, trois cents fonctionnaires triment dans l’ombre pour lancer des projets mort-nés comme la Radio numérique terrestre. Au terme d’une enquête sans concession truffée de révélations, ce livre noir pose une question dont devra s’emparer la classe politique française en 2012 : faut-il en finir avec le CSA ?

Tout Brel
par Jacques Brel

Sur la scène de sa vie, frénétique tourbillon à mille temps, Brel nous exhorte au voyage lors d’un parcours qui nous mène à la sève même de ses textes. Toujours en partance, Brel se livre, vibre et vit au rythme de l’aventure – des aventures – de la vie. Ce livre en témoigne ; miroir de l’artiste, reflet de ses contemporains. Suivons l’odyssée Brel avec ses escalades multiples, ses horizons proches ou lointains. ” L’homme est un nomade “, disait Brel. Entrons dans la caravane.

L’histoire fait son cinéma en 100 films
par Guillaume Evin

Depuis l’invention du cinéma muet, l’histoire a toujours fait son cinéma. Autrement dit, l’industrie cinématographique s’est souvent emparée d’un phénomène historique, pour le magnifier, souvent ; pour le revisiter, aussi, prenant parfois quelques libertés par rapport à la réalité des événements. De la préhistoire à la guerre en Irak, de Cléopâtre à Napoléon, en passant par Jeanne d’Arc, certaines périodes, certains événements, certaines figures ont ainsi été captés avec brio par l’oeil averti de cinéastes du monde entier (Kubrick, Visconti, Eisenstein, Lean, Renoir, Mankiewicz, Tavernier, Malle, Spielberg, Malick, Coppola, Bertolucci). Ce livre richement illustré, préfacé par Costa-Gavras, offre un panorama des cent meilleurs films historiques – oeuvres alliant à la fois qualité artistique et référence au passé -, de La Guerre du feu à Démineurs, via Spartacus, Barry Lyndon, La Grande Illusion ou encore Lincoln. Chaque analyse est émaillée de propos d’historiens, d’historiens du cinéma ou des cinéastes eux-mêmes et complétée des dates essentielles pour appréhender événement, période ou personnage historique.

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