Hitchcock Au Travail (Éd. Brochée) par Dominique Païni, Musée des beaux-arts de Montréal

Alfred Hitchcock et l’art. Coïncidences fatales. Catalogo della mostra (Montreal, 16 novembre 2000-18 marzo 2001). Ediz. francese
par Dominique Païni, Musée des beaux-arts de Montréal

Volume publié à l’occasion de l’exposition au Musée national d’art moderne, Centre Georges Pompidou en juin 2001, sur Alfred Hitchcock et son rapport avec l’art. Cette présentation réunit environ 200 oeuvres d’art du XIXe siècle à l’art contemporain et quelque 300 photos de tournage, affiches, story boards, maquettes de décors et dessins de costumes, ainsi qu’une quarantaine d’extraits de films.

Précis d’analyse filmique
par Anne Goliot-Lété, Francis Vanoye

L’analyse de films se pratique de l’école à l’université, dans des contextes et selon des objectifs très différents. Ce « précis » vise, non à fixer un cadre rigide ou à établir une « grille » standard, mais à donner des repères, à préciser une attitude propre à la démarche d’analyse. II offre des éléments de réflexion générale (histoire des formes cinématographiques, outils de narratologie, problèmes de l’interprétation) et des analyses « en pratique », du plan unique au film entier, de la séquence aux formes brèves.
Dans cette troisième édition, Hitchcock, Truffaut, Jarmush, Lynch, Cronenberg, Audiard… jalonnent le parcours, dont la finalité est avant tout de donner le goût de l’analyse de films.

Anne Goliot-Lété est maître de conférences à l’Université Denis-Diderot.
Francis Vanoye est professeur émérite de l’Université de Paris Ouest-Nanterre-La Défense.


Le style international
par Henry-Russell Hitchcock, Philip Johnson

C’est quelque temps après la célèbre exposition du Museum of Modern Art de New York ” Modern Architecture International Exhibition “, qu’a paru en 1932 le livre de Henry-Russell Hitchcock et Philip Johnson The International Style : Architecture since 1922 qui en constitue le prolongement durable. Il s’agissait de faire connaître au public américain les développements récents de l’avant-garde notamment européenne; les auteurs avaient pu observer lors de voyages les nouvelles recherches de Alvar Aalto, André Lurçat, E. G. Asplund, Erich Mendelsohn, Erik Bryggman, Hans Scharoun, J. J. P. Oud, Josef Albers, Le Corbusier, Marcel Breuer, Mies van der Rohe, Otto Eisler ou Walter Gropius qui le premier avait déjà réuni en 1925 les exemples récents les plus significatifs de l’architecture européenne et nord-américaine. Le projet du livre, s’attachant à illustrer et à défendre l’architecture moderne d’avant-garde, participait d’un mouvement général qui tendait à une codification architecturale. Ainsi le Style International est défini à partir de trois principes : l’accent mis sur l’effet de volume plutôt que de masse, la régularité par opposition à la symétrie, et le refus de l’ornement surajouté au profit des qualités intrinsèques des matériaux et des proportions. Evoquant le programme du Bauhaus, le terme ” international ” renvoie aux aspirations universalisantes des avant-gardes européennes, à leur souci de privilégier les solutions collectives sur les actes créateurs individuels, à leur volonté d’inscrire l’architecture dans une dimension socialisante et politique au sens large du terme. Par opposition, le terme ” style ” induit les aspects formels, voire formalistes de l’architecture d’avant-garde. Ce livre qui a fait l’objet de plusieurs rééditions accompagnées de préfaces ou de postfaces réactualisées de la part des deux auteurs a été reçu comme un véritable manifeste et il conserve tout son intérêt historique quant à la connaissance de la pensée architecturale dans l’entre-deux-guerres. Approuvé ou contesté, The International Style demeure un des textes majeurs pour comprendre l’architecture du XXe siècle.

Le cinéma nous rend-il meilleurs ?
par Stanley Cavell

Stanley Cavell poursuit ici son travail sur les comédies de remariage des années 1930-1940 mais aussi sur des films de Eric Rohmer, Alfred Hitchcock, Jean-Luc Godard, Luis Buñuel, Ingmar Bergman ou Jim Jarmusch… Parce que le cinéma met en scène nos confrontations quotidiennes avec autrui (nos amants, nos frères, nos parents, nos amis, nos voisins ou simplement notre prochain), il nous introduit à une morale de l’ordinaire, non plus faite de devoirs abstraits et de calculs utilitaristes mais plus proche de la fidélité à soi, de la capacité de conversation avec l’autre, en un mot du perfectionnisme.

Dictionnaire chic du cinéma
par Eric Neuhoff

De A comme « Adjani » ou « Audiard chez les orques » (De Rouille et d’os) à W comme la saga Warner, Éric Neuhoff a mis en ordre alphabétique sa passion du 7e art, bien connue des lecteurs du Figaro, des auditeurs du « Masque et la Plume » et des téléspectateurs du « Cercle » sur Canal Plus.
Pour Neuhoff, le cinéma c’est « la vie en 24 images-secondes » avec ses plaisirs, ses émotions et ses déceptions. Au fil des pages, il laisse libre court à ses enchantements, ses envies de rire aux éclats… et bien sûr ses coups de gueule, griffant les fausses valeurs en quelques formules tranchantes. Car Neuhoff a ses têtes de turc : François Ozon, les frères Garrel et les frères Dardenne, les derniers films de Chatiliez…
Neuhoff a également la passion des actrices, ces héroïnes des « écrans noirs de nos nuits blanches ». Son dictionnaire les salue d’une plume câline, qu’il s’agisse de l’exquise Robin Wright, de Tilda Swinton ou de l’espiègle Milla Jovovich.
Au fil des 300 entrées de cet abécédaire : Altman, Bory, Cluzet, Delon, Haneke, Kazan, OSS 117, la prétendue « Qualité française », Taxi Driver, Truffaut, le cinéma selon Houellebecq (« Extension du domaine du nanar »), mais aussi la liste des 100 meilleurs films, les effets pervers de la VF, ou la critique d’Almodovár par Alfred Hitchcock !…

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