Hr Giger par H. R. Giger

Giger
par H. R. Giger

L’artiste suisse HR Giger (1940-2014) est surtout connu pour avoir créé le monstre de l’espace du film de science-fiction Alien (1979) de Ridley Scott, récompensé par un Oscar. Rétrospectivement, ce personnage ne représente qu’une des nombreuses représentations les plus populaires de l’arsenal de créatures biomécaniques de Giger où s’entrechoquent hybrides hommes-machines, images de puissance obsédante et psychédélisme obscur.

Ces visions convoquent autant les démons du passé, datant de sa prime enfance, qu’elles esquissent les mythologies du futur. Elles expriment avant tout les craintes et les fantasmes collectifs de son époque: la peur du nucléaire, de la pollution et de la surexploitation des ressources naturelles, ou celle d’un avenir où la survie de nos corps dépendrait des machines.

De ses paysages oniriques surréalistes peints à la bombe ou au pochoir à ses illustrations de couverture d’album, de ses guillotines sculptées aux bars designés par ses soins, Giger nous guide lui-même à travers son univers multiforme grâce à cette présentation ultime d’un génie de l’horreur. Reproductions détaillées, dessins et écrits autobiographiques sont complétés par une préface de Timothy Leary.


HR Giger. Ediz. inglese, francese e tedesca
par Hansruedi Giger

H. R. Giger is recognized as one of the world’s foremost artists of Fantastic Realism. This portfolio includes 14 reproductions.

HR Giger ARh
par Hans Rudi Giger

Mélangeant l’abstrait à du concret, le photographe suisse installé à Los Angeles entend faire voir au spectateur les formes futures de l’être humain.

CAMION BLANC
par Nicolas Walzer

Le paganisme contemporain relève d’un tiraillement identitaire face à l’américanisation et à la mondialisation. Dans le metal, contrairement aux clichés, il prend le pas sur l’imaginaire satanique avec le succès du pagan metal. Ce style associe l’archaïsme des  instruments traditionnels et des mœurs vikings/celtes avec la technologie des instruments électriques. Cette alliance des contraires équilibre les métalleux. Les voix gutturales du death metal et stridentes du black metal extériorisent l’animalité de l’être humain. Or, c’est une caractéristique du surhomme de Nietzsche : « Le sage et l’animal se rapprocheront et formeront un type nouveau ! » Pour relier la boue et les étoiles. Sans toujours le comprendre, les métalleux canalisent en musique les fulgurances que ce philosophe canalise en mots. Pour « régner en maître sur le chaos que l’on est ; contraindre son chaos à devenir forme ». Nicolas Walzer est docteur en sociologie, chercheur au laboratoire ORACLE et enseignant. Après plusieurs ouvrages, il examine les reprises esthétiques et politiques du black metal par rapport à d’autres minorités païennes (Wicca, Nouvelle Droite, néofolk). Convoquant de grands auteurs, il analyse plus largement ce que signifie « être païen » au XXIe siècle.


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