Instruments Sax. Edition Français-Anglais-Néerlandais par Malou Haine

Franz Servais et Franz Liszt
par Malou Haine

On a souvent prétendu, à tort, que Franz Servais, (Saint-Pétersbourg, 19 mars 1146 – Courbevoie, 13 janvier 1901), était le fils illégitime de Franz Liszt. Certes, il lui ressemblait physiquement et il était un de ses élèves préférés. Fils du célèbre violoncelliste Adrien-François Servais, Franz Servais s’est révélé un chef d’orchestre de talent et un compositeur raffiné, mais, avare de ses prestations comme de ses productions, il est aujourd’hui tombé dans l’oubli. Les dictionnaires n’ont retenu que son amitié avec Liszt, qui n’avait pourtant jamais encore été étudiée. Le présent ouvrage retrace les différentes rencontres de Liszt et Servais en se fondant sur des archives et des lettres inédites. Il détaille les années d’apprentissage du jeune compositeur belge auprès de Liszt à Weimar, Pest et Rome entre 1869 et 1880, ainsi que sa visite chez Wagner en 1869. Le lecteur découvrira aussi que la pianiste Olga Janina s’est réfugiée à Hal auprès de Servais en décembre 1871, après avoir tenté d’assassiner Liszt. De 1878 à1886, Liszt effectue plusieurs séjours à Paris, Anvers, Bruxelles et Hal, qui sont pour les deux hommes l’occasion de se revoir. Ces visites donnent lieu à des réceptions privées et mondaines et à des festivals Liszt abondamment commentés dans la presse quotidienne et musicale. De nombreux témoignages d’époque permettent de cerner la personnalité sensible et attachante de Franz Servais – ce compositeur qui consacra toute sa vie à une seule oeuvre d’envergure -, et de comprendre les raisons pour lesquelles les deux hommes étaient liés d’une amitié filiale.

Livres de France
par

Includes, 1982-1995: Les Livres du mois, also published separately.

Simon Stevin. De la vie civile, 1590
par Simon Stevin, Catherine Secretan

Du grand ingénieur et mathématicien Simon Stevin (Bruges 1548 – La Haye ? 1620), l’histoire a retenu avant tout l’œuvre scientifique, marquante par sa diversité et sa vocation à constituer des manuels pratiques. Ses nombreux ouvrages, presque tous en néerlandais, vont de l’arithmétique jusqu’à la navigation, en passant par l’établissement de tables d’intérêt et la rédaction d’une Dialectique qui vise à enrichir la terminologie logique du flamand. C’est à l’intention du prince Maurice de Nassau, au service duquel il resta pendant près de trente ans comme quartier-maître de l’armée des États généraux, que Simon Stevin rédigea ses Mémoires mathématiques. Au sein de cette œuvre abondante, se trouve un petit texte qui surprend tant par son objet que par la manière dont il est traité : la Vita politica. Het burgherlick leven. Celui-ci, bien que fortement déterminé par les circonstances du moment, se présente comme une sorte de « réduction en art » de la vie politique et offre le cas original d’une réflexion d’ingénieur sur la condition de citoyen à la fin du xvie siècle. Son succès ne se démentit pas durant tout le xviie siècle puisqu’il fut réédité pas moins de cinq fois au cours du siècle. Traduite ici pour la première fois en français, la Vita politica. Het burgherlick leven est accompagnée d’une série d’études, chacune consacrée à un aspect majeur de l’œuvre de Stevin, afin d’éclairer le contexte intellectuel et historique dans lequel fut pensé ce discours sur la vie civile.

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