Into The Swarm: Stories Of Raf Fighter Pilots In The Second World War par Sarah Morgan

La promesse du désert
par Sarah Morgan

Quand le cheikh de Zubran lui demande, quelques mois à peine après leur rupture, d’organiser la réception de son mariage avec une autre femme, Avery, dévastée, comprend qu’il cherche ainsi à la punir. Après un an de folle passion, n’est-ce pas elle qui a pris l’initiative de leur rupture ? Renoncer à Malik lui a brisé le cœur, mais comment aurait-elle pu faire autrement ? Jamais elle n’aurait fait pour lui une épouse convenable, et il l’aurait tôt ou tard rejetée… Parce qu’elle refuse de montrer à Malik combien elle souffre, Avery se résout à accepter sa cruelle proposition. C’est décidé : elle fera de ce mariage l’événement le plus somptueux de l’année. Qui sait, une fois Malik marié, peut-être parviendra-t-elle à l’oublier et, enfin, à tourner la page ?

La géographie, ça sert, d’abord, à faire la guerre
par Yves LACOSTE

Dans ce livre culte depuis sa première parution en 1976, Yves Lacoste affirmait, contre la ” géographie des professeurs “, que les questions soulevées par cette discipline concernent en réalité tous les citoyens, car il est impossible d’en exclure les phénomènes militaires, politiques et sociaux : des questions passionnantes, multiformes, à la croisée de nombreuses disciplines comme l’histoire, l’économie, la sociologie et les sciences.

En 1976, la première édition de ce livre dans la ” Petite collection Maspero ” fit grand bruit. Il faut dire que le géographe Yves Lacoste y proposait une analyse iconoclaste : il fustigeait la ” géographie des professeurs “, apparue au XIXe siècle et progressivement devenue un discours idéologique masquant l’importance politique de toute réflexion sur l’espace – tandis que sa variante scolaire a longtemps été vue comme l’un des enseignements les plus rébarbatifs et ” inutiles “. Mais, surtout, il montrait qu’existait aussi une autre géographie, plus ancienne et toujours actuelle, la ” géographie des états-majors “, ensemble de connaissances rapportées à l’espace et constituant un savoir stratégique utilisé par les minorités dirigeantes.
À rebours de ces deux conceptions, Lacoste affirmait que les questions soulevées par la géographie concernent en réalité tous les citoyens : des questions passionnantes, multiformes, à la croisée de nombreuses disciplines. Tel était le programme de la revue Hérodote, lancée également en 1976 par Yves Lacoste chez le même éditeur et devenue, depuis, le fer de lance d’une nouvelle géographie ” géopolitique “. La présente édition reprend le texte original de ce livre devenu culte, complété par une longue préface inédite et des commentaires contemporains de l’auteur. Sa pertinence reste entière, à une époque où la géopolitique défendue par Yves Lacoste est entrée dans les moeurs et où l’analyse des conflits régionaux et internationaux, toujours complexe, s’est imposée dans le débat public.


La guerre civile espagnole
par Paul Preston, José Pablo García

Quatre-vingts ans après le coup d’Etat du général Franco, le dessinateur José Pablo García adapte le livre de Paul Preston, La guerre civile espagnole, au format bande dessinée. Cet ouvrage de Paul Preston, historien britannique mondialement reconnu, est l’un des textes de référence sur le conflit qui a ravagé l’Espagne entre 1936 et 1939 et qui a marqué le reste du XXe siècle. En reconstituant le réseau complexe des confrontations militaires avec précision et lucidité, cette bande dessinée constitue un ouvrage essentiel pour aborder la violente réalité vécue par ce pays. Preston nous offre une histoire en images qui vise à transmettre aux nouvelles générations l’histoire commune de cette tragédie collective, mais surtout à aider à préserver la mémoire de ce qui est arrivé en cette veille de la Seconde guerre mondiale.

L’étrange bonheur de voler
par Catherine Maunoury, Jacques Arnould

A l’origine de ce récit, une rencontre improbable, lors d’un meeting aérien à Megève, entre Jacques Arnould, théologien, spécialiste au CNES des questions d’éthique, et Catherine Maunoury, double championne du monde de voltige aérienne. Quelque temps plus tard, au cours d’un vol au-dessus de la Beauce, avec la cathédrale de Chartres jamais très loin en bout d’aile, Catherine initie son nouvel ami. Dans l’habitacle du petit avion, les conversations entre la championne et son passager novice donnent naissance à ce récit à double entrée. A mesure que le vol se déroule, dans un ciel bleu propice aux confidences, de nombreux souvenirs, qui ne se limitent pas au seul univers du sport aérien, ressurgissent : un vol en Rafale avec un pilote d’essai de Dassault Aviation, le travail à bord des long-courriers d’Air France, où Catherine a longtemps officié comme chef de cabine tout en assumant son statut de sportive de haut niveau, les expériences en impesanteur dans un Airbus A300 Zéro-G spécialement équipé… Tout ce qui vole intéresse Catherine. Jacques écoute, questionne, provoque. Des considérations, souvent philosophiques, découlent de ces échanges et guident notre propre réflexion sur cette troisième dimension si fascinante que l’homme a finalement réussi à maîtriser au fil du temps pour s’y mouvoir avec un étrange bonheur.

Tchétchénie, le déshonneur russe
par Anna Politkovskaïa

Depuis août 1999, Anna Politkovskaïa s’est rendue plus d’une quarantaine de fois en Tchétchénie pour couvrir la guerre, la seconde qui frappe cette petite République. Pour elle, c’est l’avenir même de la Russie et ses chances d’accéder à une véritable démocratie qui sont en jeu. Décrivant le calvaire de la population tchétchène, Anna Politkovskaïa montre que la poursuite du conflit le rend de plus en plus incontrôlable. La violence absolue favorise la minorité tchétchène la plus extrême, au détriment de la majorité acquise aux idées occidentales, et déshumanise les combattants des deux camps. Les militaires russes pillent, violent et tuent en toute impunité, les combattants tchétchènes sombrent dans la délation et les règlements de comptes, dévorés par le désir de vengeance d’un côté, et les exigences cyniques de la survie de l’autre, basculant parfois dans la criminalité pure et simple. Pour elle, cette spirale infernale trouve son origine dans la tradition d’un pouvoir qui a besoin d’un ennemi – bouc émissaire – pour lui faire porter le poids des malheurs – réels – des Russes dans la difficile période du postcommunisme.

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