Jouets En Patchwork par Fred Daviken

Paranoïd Patchwork
par Fred Daviken

Roman à plusieurs voix, Paranoïd Patchwork vous révèle progressivement Céline, trente et quelques années, à un moment clé de sa vie. Au gré de ses souvenirs, de ses peurs, de ses rencontres, de ses doutes et de ses choix, retrouvera-t-elle l’auteur de cette lettre remise dans un train ? Saura-t-elle qui est Gabriel, ce vieil homme au regard doux et protecteur ? Empèchera-t-elle la destruction prochaine de tous les ètres humains ? Et à quel prix ? Au-delà d’un cheminement individuel sous forme d’enquète, pour comprendre un testament en morceaux, ce sont dix mille ans d’humanité qui se répètent un peu plus vite, un peu plus fort, un peu plus absurdement. Comme un train lancé vers un mur. Un train qui est le nôtre. Un mur que nous bâtissons. Paranoid Patchwork est un roman où se mèlent mythologie, sociologie et uchronie. Cette version respecte le découpage voulu par l’auteur.

Patchwork, des fragments de vie
par Abdou Diouf

Un village sénégalais et ses arbres à palabres. Il y a là Zazou, l’instituteur athée, Samba le marabout polygame, Dabo le patriarche ancien combattant… Mais surtout sa femme, Macoumba et son sein amputé, borgne, affûtant son esprit à l’écart des autres, amoureuse de sa jument. Une juive d’origine éthiopienne critique à l’égard des hommes, transmettant sa philosophie à sa fille Nabou. Une petite communauté donc, où l’on se chamaille plus que l’on se déchire. Une petite société tiraillée entre tradition et progrès, qui est encore loin d’imaginer le rififi, les désordres et révélations engendrés par l’entrée de Nabou au service d’une famille libano-syrienne. Portraitiste à la fois tendre et acerbe, amusé et ironique, Abdou Diouf signe avec ce premier roman une chronique familiale enlevée sans toutefois ignorer les réalités de la société sénégalaise. Soufflant le chaud et le froid, abordant des thématiques aussi essentielles que la condition féminine ou l’homosexualité en Afrique, ce romancier au style truculent, aux accents gouailleurs, au verbe haut, nous immerge dans une société sénégalaise confrontée à son moralisme, à ses hypocrisies, à son entrée timide, hésitante, dans une modernité à laquelle aspirent ses personnages broyés par la vie.

Les jouets
par Gilles Brougère

Il faut avoir la passion des jouets, aimer leur histoire, leur diversité et leur frivolité, pour les prendre au sérieux comme le fait Gilles Brougère.
Pour cet universitaire aussi rigoureux que facétieux, le monde des jouets, qui occupe une place grandissante dans la culture d’aujourd’hui, n’a pas de secrets. Du Teddy Bear, le célèbre ours en peluche doté du prénom du Président Roosevelt à ses descendants télévisés les Bisounours, des maisons en miniature aux jeux de construction, des poupées bébé à la pimpante Barbie, si controversée, sans compter les Power Rangers et autres personnages guerriers, tout mérite également son attention.

Ce livre foisonnant révèle ainsi un univers désirable au regard des enfants, où le réalisme importe moins que l’invention et la fantaisie. Il montre aussi les enjeux et stratégies commerciales d’une industrie de plus en plus dépendante de la télévision. Enfin, il démonte quelques certitudes ou inquiétudes peu fondées : la fonction du jouet est ludique plus qu’éducative, les jeux guerriers ne sont pas vraiment dangereux et Barbie ne mérite pas tant d’acrimonie… En fait, les jouets, tels un miroir, nous renvoient surtout l’image de notre relation à l’enfance.


Patchwork poétique
par Sylvie Touam

Lorsque l’on me demande de quoi “parlent” mes recueils, je suis toujours embarrassée pour répondre. Mon écriture va et vient au gré des émotions du jour, influencée bien évidemment par les rencontres et tout ce qu’il m’est donné de vivre dans l’instant. Les sujets sont donc divers. Cela explique le titre de ce recueil, un véritable patchwork, avec toujours ce même fil rouge auquel ma plume s’est un jour librement attachée : tous les vers qui composent ces poèmes sont des alexandrins. Celui-ci correspond à une année d’écriture, de l’été 2018 à l’été 2019, soit un peu plus de cent poèmes restitués dans leur ordre chronologique.

Au nom de mes fils
par Catherine Martin

Sans relâche, pendant onze ans, elle les a cherchés. Sans jamais baisser les bras, jour après jour, elle a remué ciel et terre. Elle a sillonné la France entière, frappant à toutes les portes, traquant le moindre signe de leur existence, tour à tout suppliante, déterminée, desespérée… invaincue.
Catherine Martin a retrouvé ses deux fils. Shahi’yena et Okwari Fortin, onze ans après leur enlèvement par leur père, le 29 décembre 1997.
Mère courage qui pensait son calvaire terminé, elle a dû se rendre à l’évidence. Ses fils se sont éloignés d’elle. On lui a volé ses enfants. Aujourd’hui, on lui rend des adolescents, presque des hommes. Chaque jour, chaque heure, elle a tourné ses pensées vers ses fils. Eux la disaient morte d’une tumeur au cerveau. Quand enfin elle a pu à nouveau les serrer dans ses bras, ils repartaient déjà, aux côtés d’un père qui, trop longtemps, a constitué leur seul univers.

Dans ce témoignage sans concession, Catherine Martin raconte ses onze années de souffrance et leur retrouvailles manquées. Une mère qui explique comment malgré tout, elle a réussi à survivre.

À travers ce récit poignant se dessine le vrai visage d’une affaire qui a bouleversé la France.


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