La Belle Image par Marcel Aymé

La belle image
par Marcel Aymé

Il y a une façon de discipliner les hommes dans les plus petites choses de la vie quotidienne qui les met une bonne fois à la merci de leurs femmes. C’est très bien vu. Mais il arrive un jour où tout de même on s’aperçoit qu’il y a autre chose à faire dans la vie que de s’aplatir comme un chien aux pieds d’une petite bonne femme pincée. Tiens, il faut que tu saches. Je ne suis pas allé à Bucarest pour faire des affaires, mais parce que j’avais assez de ta chambre à coucher et de ton petit cœur bien épousseté. J’étais parti pour ne plus revenir. Et j’ai fait un voyage merveilleux, un voyage que tu ne peux pas comprendre dans ta petite tête de comptable.

Dictionnaire des graveurs-éditeurs et marchands d’estampes à Lyon aux XVIIe et XVIIIe siècles et catalogue des pièces éditées
par Sylvie Martin-de Vesvrotte, Henriette Pommier

Si l’édition de livres aux XVIIe et XVIIIe siècles à Lyon commence à être connue, celle des images ne l’était pas du tout et le but de cet ouvrage est de tenter de combler cette lacune, aucune étude systématique n’ayant encore été menée sur la question. Les éditeurs d’estampes sont pour partie les imprimeurs de la ville mais surtout les graveurs qui éditent eux-mêmes leurs propres œuvres ou celles d’autres graveurs. Leur activité est loin d’être négligeable, de même que leur production. Cet ouvrage se divise en deux parties : un dictionnaire des éditeurs où ont été rassemblées et mises en forme les moindres indications trouvées par un dépouillement systématique des fonds d’archives ou des ouvrages, souvent anciens, puis un catalogue des pièces éditées à Lyon, retrouvées principalement dans le fonds ancien de la Bibliothèque municipale de la ville, mais également dans d’autres fonds français ou étrangers. Une recherche longue et minutieuse a permis de préciser certains traits du milieu des graveurs-éditeurs, marqué par une forte cohésion socio-professionnelle. Associations, mariages et donc transmission des outils de travail permettent aux ateliers de se maintenir, malgré les difficultés matérielles dont font souvent foi les documents retrouvés. L’origine et des déplacements des graveurs-éditeurs, maintenant mieux connus, permettent de confirmer la place de Lyon comme lieu d’accueil propice aux échanges et aux passages. L’étude a également permis de cerner les multiples usages des estampes : religion, ornement, modèles pour la fabrique de soierie, plans et vues de villes, mémoire d’événements politiques. Enfin, est mise en lumière la qualité de l’édition lyonnaise d’estampes, qui ne fournit pas seulement une imagerie locale mais dont les productions peuvent rivaliser avec celles de Paris.

Dendara
par Sylvie Cauville

Dendara III. Traduction est le troisieme volume de la collection Dendara. Les volumes de textes hieroglyphiques publies depuis plus de soixante ans par l’IFAO (Caire) sont presentes en traduction de la maniere suivante : – Breve introduction qui presente les grands themes de la decoration, prelude a une etude d’ensemble. – Traduction donnee en regard de la transcription. – Corrigenda des textes hieroglyphiques. – Index phraseologique (releve de tous les mots avec leur contexte et l’indication du dieu ou de l’offrande) – Planches au trait reproduites d’apres la publication d’ E. Chassinat dont les premiers volumes sont epuises. – Couverture photographique assez largement completee par des cliches de la totalite des chapelles. Dendara III. Traduction comprend cinq des chapelles divines du temple d’Hathor: l’arriere chambre sud-est, le sanctuaire d’Hathor, les deux chambres ouest et la chambre sud-ouest. Ancien pensionnaire de l’IFAO, docteur d’Etat des lettres, directeur de recherche au CNRS, Sylvie Cauville est specialiste des temples de la derniere periode de l’histoire de l’Egypte, dont Edfou et particulierement Dendara.

Une si belle image. Jackie Kennedy (1929-1994)
par Katherine Pancol

“Toute sa vie, Jacqueline Bouvier Kennedy Onassis voulut qu’on ne connaisse d’elle que son image. Rien ne devait transparaître de son intimité sans son approbation. Parce qu’elle avait compris que son siècle allait être un grand dévoreur d’images, elle refusa obstinément de se laisser prendre au piège et de devenir un objet. Elle refusa de se laisser consommer. Elle contrôla tout. Elle se rongeait les ongles et ne voulait pas que ça se sache ? Elle portait en toute occasion des gants longs, moyens ou courts assortis à ses tenues. Ses cheveux frisaient à la moindre ondée ? Elle lança la mode des petits chapeaux qui aplatissent les racines et empêchent la vrille capillaire. Elle avait des pieds larges, osseux et lourds ? Elle ne chaussa que des escarpins bas qui dissimulaient son 42. Elle fumait trois paquets de cigarettes par jour ? Elle faisait tenir son mégot par un tiers dès qu’un photographe était en vue. Sans parler de toutes les blessures qu’elle dissimulerait, toujours, derrière un large sourire, deux grands yeux noirs écarquillés, comme figés, et une voix de petite fille implorante.

Mais elle était si belle, ses vêtements d’illusion étaient si beaux, que le monde entier, invité à la regarder dès son enfance, se noierait dans l’image, cette si belle image…”

Katherine Pancol a voulu savoir ce qui se cachait derrière cette image trop parfaite. En dépouillant l’énorme documentation consacrée à Jackie – biographies, Mémoires, témoignages, confidences -, en plaçant dans une perspective nouvelle des faits dont la plupart étaient déjà connus, elle a découvert une femme moderne, fragile, indomptable. Bref, un vrai personnage de roman.


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