L’art Pour Tous, Encyclopédie De L’art Industriel Et Décoratif. N° 364. Contient 4 Gravures En Noir Et Blanc :… par Luc Vancheri

Le cinéma ou le dernier des arts
par Luc Vancheri

Du cinéma qui naît à la fin du xixe siècle à celui qui s’expose aujourd’hui au musée s’est jouée une histoire en trois temps, dont chacun est venu décrire un usage théorique et social du signifiant « cinéma ». Le premier consacre un appareil d’enregistrement et de projection des images en mouvement qui, parmi d’autres, a réussi à imposer un modèle technique et industriel de production des films. Point d’arrivée d’une culture visuelle façonnée par les panoramas, la photographie, le chemin de fer, la lanterne magique et les jouets optiques, le cinématographe consigne une vaste iconographie documentaire avant de s’ouvrir aux formes divertissantes du spectacle. C’est le moment Lumière. Pourtant, dès le début des années 1910, ce premier moment historique est contrarié par une demande d’art qui va profondément modifier son profil culturel et social. Si les avant-gardes ont été divisées sur ce que devait être le cinéma, partagées entre ceux qui y voyaient le moyen d’une révolution de l’art et ceux qui le comprenaient comme le réformateur du système des Beaux-Arts, l’art s’est toutefois imposé comme sa nouvelle condition historique. C’est le moment Canudo. Le troisième moment cinématographique, lui, coïncide avec l’expansion technologique de la cybernétique qui l’impose sous la forme quasi illimitée de l’expanded cinema. Le cinéma cessait d’être le nom d’un art singulier pour devenir celui d’une utopie politique et esthétique. C’est le moment Youngblood. Cet essai se propose de reprendre l’histoire de ces moments cinématographiques et fait l’hypothèse que le cinéma ne s’est maintenu septième dans la suite des arts qu’au prix d’un conflit de définitions qui ne s’est pas achevé avec la généralisation de son modèle économique.


Nos chemins de travers
par Georgia Caldera

«Je m’étais juré que, s’il ne devait y en avoir qu’une parmi toutes les autres, ce serait elle. Et cependant, ce jour-là…» Depuis des années, Louis et Emma se côtoient sans vraiment se connaître. Au lycée, au centre équestre, et même à la fac, il est ce garçon populaire, star des concours et de sa promo, pour qui toutes les filles craquent en dépit de son arrogance. Timide et réservée, Emma, elle, n’a qu’un objectif : passer inaperçue. Leurs rapports se résument donc à une ignorance cordiale jusqu’au jour où Louis décide d’humilier publiquement la jeune femme. Mais un tragique accident va remettre les compteurs à zéro. Après avoir mordu la poussière, Louis se heurte à une solitude cruelle et inattendue, qui lui montre la réalité sous un tout autre jour. Emma sera-t-elle prête, elle aussi, à reconsidérer son jugement pour l’aider à se relever ?

L’Art social
par Roger Marx

Un texte prônant la démocratisation de l’art.

Véritable manifeste contre la spécialisation et l’élitisation, cet ouvrage prône la reconnaissance des art décoratifs et l’intégration de l’art dans toutes les sphères de la société. Son approche moderne de la création artistique, mêlée aux activités professionnelles et aux convictions de son auteur, fait de “L’Art social” un jalon dans l’histoire sociale de l’art.

Cet ouvrage présente les visions réformatrices de Roger Marx.

EXTRAIT

Quand l’art se mêle intimement à la vie unanime, la désignation « d’art social » seule peut lui convenir. On ne saurait restreindre à une classe le privilège de ses inventions ; il appartient à tous, sans distinction de rang ni de fortune.

À PROPOS DE L’AUTEUR

Nancy, 28 août 1859 – Paris, 13 décembre 1913
Roger Marx était un homme de lettres et critique d’art français, inspecteur général des Musées des départements au Ministère des Beaux-arts.


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