Le Cinéma Dans Le Sang par Bertrand Tavernier

Le cinéma dans le sang
par Bertrand Tavernier

Dans la constellation des passionnés de cinéma devenus metteurs en scène, Bertrand Tavernier se distingue par la persistance d’une cinéphilie qui ne l’aveugle pas et un désir de comprendre les réalités du monde, passant de la fiction au documentaire avec une égale curiosité qui le rend inclassable…
Érudit, révolté par les injustices et interrogeant sans cesse son art, cet agitateur d’idées est aussi un spectateur insatiable, toujours au service des auteurs. Scénariste et cinéaste (Le Juge et l’Assassin, Coup de torchon, La Vie et rien d’autre, Capitaine Conan, Ça commence aujourd’hui…), il a marqué un demi-siècle de cinéma.
Il se raconte, évoquant sa famille, ses films et ses grandes rencontres : Aragon, Sautet, Schlöndorff, Melville, Chabrol, Godard, Rohmer, Rivette, Ford, Walsh, Aurenche, Soupault, Eastwood, Scorsese, Tarentino, Huppert, Noiret et bien d’autres…

Le cinéma gore
par Philippe Rouyer

Gore” qui signifie en anglais “sang répandu” est le terme choisi en 1963 par le réalisateur H.G. Lewis pour qualifier son film d’horreur Blood feast. Cet ouvrage retrace l’histoire de ce cinéma et les circonstances de son développement. Une étude de l’esthétique gore débouche sur l’examen attentif de l’oeuvre de treize auteurs aux conceptions fort différentes.

Le cinéma des surréalistes
par Henri Béhar

Les surréalistes ont l’âge du cinéma. Grandissant avec lui, ils sont avant tout des cinéphages. Spectateurs turbulents, ils demandent au film de les maintenir en état de distraction, de leur fournir des images auxquelles ils associeront librement leurs phantasmes. Tout, dans le cinéma, était fait pour qu’ils s’y accordent avec joie. Et pourtant, ils ne tardèrent pas à se déclarer ” volés comme dans un bois “. Reprenant ce dossier sur nouveaux frais, le présent volume s’interroge sur certaines productions cinématographiques des surréalistes : La Coquille et le clergyman (Artaud), La Perle (Hugnet), L’Âge d’or (Bunuel et Dali) ; sur leurs scénarios non tournés ; sur l’esthétique surréaliste incontestablement à l’œuvre dans d’autres films produits hors du mouvement, sur leur postérité avouée ou non.

Le cinéma de Léos Carax
par Alban Pichon

Dans l’œuvre de Leos Carax, la mémoire cinéphilique participe d’un plus vaste projet de cinéma. Les réminiscences littéraires ou cinématographiques, les régularités de la filmographie, la mise en scène des rencontres amoureuses, les ” souvenirs du présent ” qui assaillent un des protagonistes, relèvent tous d’un phénomène de mémoire comparable à la paramnésie : le présent semble répéter le passé (ou répondre à une prédestination), mais la reconnaissance peut s’avérer trompeuse. De Boy Meets Girl à Pola X et Merde, Leos Carax a bâti en quelques films une œuvre étonnante qui allie constance et diversité. Alban Pichon propose d’explorer ce cinéma singulier en se laissant guider, paradoxalement, par le phénomène de déjà-vu.

Les années 70
par Jean-Pierre Bertin-Maghit

Héritières des diverses investigations créatrices des années 60, les années 70 correspondent à une période particulièrement foisonnante et féconde dans tous les champs de l’art et de la culture (arts plastiques, théâtre, cinéma, musique…). En même temps, et partout, l’institutionnalisation (centres, musées, festivals, revues…) semble gagner du terrain – paradoxe central d’une époque qui se veut encore contestataire, voire iconoclaste. Ainsi, lorsqu’on observe les œuvres et qu’on examine les discours, la création artistique dans les années 70 ne passe-t-elle pas, de fait, de l’expérimentation à l’institutionnalisation ? Tels sont les enjeux de cette période-charnière au sommaire de ce premier numéro des Cahiers d’Artes (Atelier de Recherches Transdisciplinaire Esthétique et Sociétés), qui rassemble les Actes d’un colloque tenu du capcMusée d’art contemporain de Bordeaux, à l’occasion de l’exposition Les années 70: l’art en cause.

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