Le Mont-Blanc par Robert Vivian

Les glaciers du Mont-Blanc
par Robert Vivian

Lorsque le terrain qui sert de lit à ce torrent de glace devient trop abrupt, la masse se disloque, se divise en feuillets penchés les uns sur les autres, et qui ressemblent à ces colonnettes de marbre blanc des cimetières turcs que leur poids fait incliner à droite et à gauche ; des crevasses se manifestent plus ou moins larges, plus ou moins profondes, entr’ouvrant l’immense bloc et laissant voir la glace vierge, dans toute sa pureté. Les parois de ces crevasses revêtent des couleurs magiques, des teintes de grotte d’azur. un bleu de l’eau, qui est le bleu de la glace, ton innommé qu’on ne trouve pas sur la palette des peintres, illumine ces gerçures splendides et y tourne parfois à un vert d’aigue-marine ou de burgau par des dégradations d’une finesse étonnante.

Hugo et le Mont-Blanc
par Colette Cosnier

Il avait vingt-trois ans, Victor Hugo n’était pas encore un géant, le Mont-Blanc l’était déjà ; Hugo voulait voir cet endroit extraordinaire et surtout il voulait connaître l’homme (Balmat) qui avait fait la première ascension. Il ramena de son voyage une relation en prose et deux poèmes. Les voici pour la première fois rassemblés dans le même ouvrage.

Mont Blanc
par Hartmut Eberlein

Mont Blanc – il suffit d’entendre ce nom pour penser à d’impressionnants sommets de 4000 m et à d’imposants glaciers. Le point culminant de toute l’Europe est certes le domaine de prédilection des grimpeurs expérimentés et des glaciéristes, mais les charmantes vallées et les beaux alpages tout autour offrent aux randonneurs une grande variété d’itinéraires de marche.
Les randonnées décrites dans le guide Rother « Mont Blanc » s’adressent en grande majorité à tous ceux qui aiment la randonnée en montagne mais beaucoup sont aussi à la portée des enfants même si elles montent jusqu’à des altitudes alpines entre le rocher et la glace. Le « Tour du Mont Blanc » est LA randonnée pédestre par excellence : les 17 étapes de ce sentier spectaculaire et fameux autour de la plus haute montagne des Alpes offrent des panoramas à couper le souffle – même aux randonneurs moins entraînés.
L’auteur, Hartmut Eberlein, connaît parfaitement la région du Mont-Blanc et a rassemblé dans ce guide quelques-unes des plus belles randonnées. Ces 50 promenades sont présentées avec un bref descriptif clair et informatif, des extraits de carte avec le tracé de l’itinéraire, des profils d’altitude et une description détaillée des parcours. L’échelle de difficulté en couleur permet de choisir plus facilement les destinations. Grâce aux conseils et aux informations qu’il donne, ce guide est un précieux compagnon pour des randonnées à travers le fascinant univers montagneux autour du Mont Blanc.
La 5e édition de ce guide de randonnées a été minutieusement remaniée et mise à jour. Des coordonnées GPS peuvent être téléchargées.

La philosophie du Mont-blanc
par Nicolas Giudici

Au milieu du XVIIIe siècle, lorsqu’il surgit dans un paysage où nul ne l’avait jamais repéré, si ce n’est vaguement, comme ” montagne Maudite “, le mont Blanc symbolise un nouveau regard porté sur la nature, celui de la science, si différent du regard religieux qui tendait à diaboliser le relief. Le XIXe siècle amplifie cette réhabilitation. Les écrivains romantiques se pressent à Chamonix et dans l’Oberland bernois érigés en temples de la nature. L’alpinisme fascine. On y voit la synthèse du progrès scientifique, du sentiment esthétique et de l’exploit individuel.
Ainsi, sur les pentes du mont Blanc, naît une épopée positive, vérifiable, qui délivre le sentiment épique des mythes chevaleresques. Jeune, rationnelle, pacifique, sportive, l’aventure alpine découvre expérimentalement le cadre conceptuel qui inspirera le nouvel olympisme. Premiers héros ” démocratiques “, les grands alpinistes victoriens – Whimper, Croz, Mummery… – préfigurent les stars du sport moderne.
Dans une civilisation hantée par la violence et le sacré, cette apparition d’un enthousiasme ludique et profane suscite d’inévitables résistances. Séduisant, dynamique, médiatique, le ” laboratoire alpin ” promeut une vision décontractée du temps libre qui heurte ceux qui associent l’oisiveté à une faute qu’il faut racheter par la pénitence ou transcender par la guerre. A la fin du XIXe siècle, quand la fièvre nationaliste fragilise la paix européenne, les imprécations fusent contre les Alpes ” dégradées ” par une mode ” superficielle ” et ” cosmopolite “. Ce premier procès cristallise déjà les éloges et les anathèmes qui vont rythmer l’ascension irrésistible des loisirs de plein air dans le monde contemporain.
Rompant avec les chroniques traditionnelles de l’aventure alpine, La Philosophie du mont Blanc restitue les Alpes parmi les ” lieux de mémoire ” qui ont façonné la civilisation.

Né en 1949 en Corse, Nicolas Gludici est journaliste. Il a notamment publié Le Crépuscule des Corses (Grasset) et Le Problème corse (Milan).


Catégorie