Le Rire D’epicure par Yan MARCHAND

Le Rire d’Epicure
par Yan MARCHAND

Ma chère mère, salut ! Tu crois que Zeus est en colère contre moi. Tu me dis qu’il versera la maladie sur mes épaules, qu’il tuera mes amis, qu’il me rendra pauvre et qu’il ordonnera à tous les dieux de l’Olympe de me faire souffrir. Mais rassure-toi ! Jamais il ne m’empêchera de vivre heureux, car j’ai décidé de ne plus croire en lui. Ton fils, Épicure.

Le rire des Grecs
par Marie-Laurence Desclos

Contribuer à tracer les contours d’une pratique grecque du rire, tel est le but de ce volume. On doit, pour cela, prendre acte de la transversalité de la notion (des vases peints que chacun amène dans les banquets et qui sont autant d'” histoires drôles à voir ” à l’usage péripatéticien du rire, en passant par le rire des Immortel dans l’Iliade et le spectacle politique mis en scène par Aristophane), mais également de sa surdétermination (le rire est, depuis Aristote, ” le propre de l’homme “). Il s’agira donc ici d’analyser les réseaux lexicaux et, les représentations iconiques ; de s’interroger sur le caractère réellement définitoire du rire ; d’établir la place qui est la sienne dans le discours et de préciser sa fonction argumentative ; de caractériser le type de relations qu’il présuppose ou qu’il induit, notamment dans les rapports sociaux et politiques ; de prendre enfin la mesure des écarts, des ruptures ou des similitudes entre la théorie et la pratique du rire chez les Anciens et l’usage qui en a été fait par les Modernes, mais aussi – afin d’éviter le double piège de l’universalisme et du réductionnisme la façon dont l’une et l’autre trouvent à se manifester non seulement en d’autres temps mais aussi en d’autres lieux.

L’ Angoisse devant la mort
par Jean Fallot

“Penser ma mort c’est aussi bien penser moi sans le monde que le monde sans moi, c’est penser à la rupture d’un rapport. Où l’angoisse commence c’est quand, au sentiment du monde comme réalité empirique, nous substituons une présence du monde en nous, qui serait le temps…Je n’étais pas plus satisfait du monde mais du moins je me sentais en sécurité dans un monde qui ne me satisfaisait pas. Ce sont ces deux conditions qui ont pu faire place en moi à l’angoisse de la mort: celle de disparaître non au monde (empiriquement) mais celle de disparaître au sens absolu…”Par toutes sortes de détours ce texte ramène à un centre, la distinction entre la peur de mourir qui concerne le texte de la vie, et l’angoisse devant la mort, qui elle ne concerne “rien”. L’auteur, à qui le genre même du jurnal permet de se contredire et dans ces conditions mêmes retrouver toujours les même évidences, s’appuie sur trois refuges, la réflexion bouddhique (et indienne), celle d’Epicure, la pensée christique (le “il faut qu’Il vive”). Des analyses particulières s’entremêlent, celle du suicide (“le suicide s’explique parce que l’angoisse de la mort ne peut contre-balancer le dégoût de la vie, sans quoi il n’y aurait pas de suicide”), la peine de mort, le couple… Aux trois points d’appui qui reviennent explicitement -érotisme, travail, art- le quatrième que l’auteur ne nomme pas, l’ami mort, est peut-être le plus présent. Le livre s’achève par un bref rappel de réflexion sur la mort, depuis la philosophie antique et celle de la Renaissance (Montaigne), puis Descartes, Pascal, Schopenhauer, des modernes enfin, de Bergson, Simmel, Heidegger à Jean-Paul Sartre et Paul Ricoeur; enfin quatre littérateurs, Alain, Paul Valéry Paul Léautaud et André Malraux.

L’Amour a mort
par Jean Louis Leutrat

Ce volume se présente comme une recherche esthétique : l’analyse filmique s’y trouve renouvelée par l’apport de la réflexion philosophique et par la prise en considération du cinéma comme art métissé, riche et impur. L’auteur de L’Amour à mort, Alain Resnais, a réalisé des films sur l’art et collaboré avec des écrivains et des musiciens de renom. Il a révolutionné le 7e art en 1958 avec Hiroshima mon amour et il a su inventer des formes appropriées pour aborder les grands sujets du siècle (les camps d’extermination, la bombe atomique, les guerres coloniales, la torture…).

Catégorie