Le Xixe Siècle Et L’histoire : Le Cas Fustel par François Hartog

Le XIXe siècle et l’histoire
par François Hartog

De 1830 à 1930, du programme de Guizot et de Thierry aux débuts des Annales de Bloch et Febvre, au milieu des ces années vit et écrit un grand historien : Fustel de Coulanges, l’auteur de l’inoubliable Cité antique. Libéral selon ses dires mais en rupture avec les illusions de la Révolution française ; référence, après sa mort, de l’Action française ; soucieux de méthode et de science, mais en marge de la nouvelle Sorbonne républicaine ; historien de l’Antiquité mais plus prolixe encore sur la France de son temps, comme en témoignent les textes rassemblés par François Hartog. Fustel est décidément un ” cas “. A travers lui, c’est toute l’historiographie du XIXe siècle qui est réinterrogée et le malaise même de l’historien à l’âge de la Science mis au jour.

Histoire culturelle de la France au XIXe siècle
par Jean-Claude Yon

À la croisée de domaines de recherche variés, l’histoire culturelle est en pleine expansion. S’appuyant sur ce dynamisme, le présent ouvrage a l’ambition de proposer le panorama culturel d’un siècle particulièrement riche, de 1814 à 1914, non sans revenir sur l’œuvre fondatrice de la Révolution et de l’Empire. Il montre comment la France, d’abord marquée par l’Ancien Régime culturel, entre à la fin du siècle dans la culture de masse et la société des loisirs. L’éventail des thèmes abordés est très large : livre et presse, éducation, spectacles, politiques et institutions culturelles, littérature, Beaux-Arts, religion et histoire des sciences, etc.
Ce livre, qui se veut un outil pour les étudiants de licence et de master en histoire et en sciences humaines, entend également aider un public plus large à mesurer l’apport du XIXe siècle à la culture contemporaine.

L’ Action française
par Michel Leymarie, Jacques Prévotat, Olivier Dard

De la Belle Époque à la Seconde Guerre mondiale, Charles Maurras et l’Action française constituent un pôle important de la vie politique et culturelle de la France. Le système doctrinal que propose le «nationalisme intégral», ses thèmes récurrents sont connus : l’hostilité à la Révolution, l’antirépublicanisme,l’antiparlementarisme,l’antilibéralisme, l’antisémitisme, l’anti-individualisme… Afin de mieux évaluer le degré d’imprégnation de la société française par le maurrassisme, les contributions réunies ici approfondissent l’examen d’aspects déjà abordés du mouvement d’extrême droite; elles en interrogent d’autres, peu ou mal connus, par des approches socioculturelles. Les études sur les divers héritages que le maurrassisme refuse ou revendique précèdent celles des milieux sociaux et religieux. L’analyse des sociabilités, des réseaux et des vecteurs de diffusion doctrinale, celle des régions où il est implanté, comme la mise en évidence des oppositions qu’il a rencontrées permettent de mieux prendre la mesure du magistère intellectuel de Charles Maurras. En même temps, elles conduisent à relativiser l’influence d’un mouvement que Pierre Nora qualifiait d’«envers de la République».


L’histoire
par François Dosse

Pour montrer la fécondité de la relation de la discipline historique avec la philosophie et contribuer ainsi à l’entrée de la pratique historique dans son âge réflexif, la démarche suivie croise les analyses épistémologiques de l’écriture de l’histoire avec les réflexions historiographiques autour de grandes notions et concepts utilisés par les historiens de métier.

Les courants historiques en France
par François Dosse, Patrick Garcia, Christian Delacroix

2e édition

L’opération historique ne peut plus être naïve. Depuis un certain nombre d’années, l’histoire fait retour sur elle-même pour interroger les notions en usage, ce qui implique de la part de l’auteur comme du lecteur d’histoire de s’interroger sur ce que faire de l’histoire veut dire.

De plus en plus, on ressent la nécessité du détour historiographique afin de mieux s’approprier ce qui constitue l’originalité, la singularité de la pratique historienne. On comprend alors l’irréductible pluralité de l’histoire en faisant passer Clio de l’autre côté du miroir dans une approche essentiellement réflexive.

L’objet de cet ouvrage est donc d’inviter son lecteur à un parcours qui le conduit à s’interroger sur la place centrale attribuée à l’histoire depuis la discontinuité majeure que symbolise la Révolution française de 1789 jusqu’à nos jours.

Ce parcours s’étend sur deux siècles, le 19e et le 20e siècle, et fait apparaître l’histoire comme se situant à la croisée des trois dimensions : elle est le produit, d’une part, d’un lieu social marqué par l’institution historique et plus largement par sa relation au corps social ; d’autre part, l’histoire est médiatisée par une technique, des procédures d’analyse et des pratiques scientifiques ; enfin, l’histoire est écriture, ce qui implique d’être attentif aux règles discursives de ses sources et de son énonciation, sans pour autant s’enfermer dans la seule dimension du langage.

Ce parcours veut ainsi rendre compte d’un processus d’autonomisation – théorique, professionnelle, institutionnelle – de la discipline historique en France, dans ses avancées comme dans ses incertitudes. Ce processus est aussi celui de l’incessant combat des historiens pour défendre la visée de vérité d’un « faire de l’histoire » pluriel toujours plus confronté aux pressions des demandes sociales et aux exigences renouvelées de leur responsabilité sociale.

Christian Delacroix, agrégé d’histoire, enseigne l’histoire contemporaine à l’université de Marne-La-Vallée.

François Dosse, agrégé d’histoire, professeur des universités, IUFM de Versailles.

Patrick Garcia, agrégé d’histoire, maître de conférences à l’IUFM de Versailles.

Tous trois co-animent la revue Espaces Temps et sont chercheurs associés à L’IHTP (Institut d’histoire du temps présent).

La naissance de l’histoire contemporaine. Le moment méthodique. Le moment de l’histoire-science sociale (des années 1920 aux années 1940). L’histoire sociale « à la française » à son apogée : Labrousse/Braudel. Expansion et fragmentation : la « nouvelle histoire ». Une crise de l’histoire ? (Les années 1980-1990).


Catégorie