Les Desirs De Beatrice par Béatrice Jaulin

Les Roms de Montreuil-sous-Bois, 1945-1975
par Béatrice Jaulin

La population tsigane fascine le monde, les Roms fascinent Montreuil… La commune anciennement quadrillée de murs-à-pêches a vu, un beau jour d’après-guerre, ses terrains en friche investis par la communauté de Roms kalderach – les ” chaudronniers ” -, devenant ainsi ” la capitale des Roms du monde entier “. Ce ne sont pas des Manouches, on le sait à Montreuil-sous-Bois. En suivant la ” longue marche ” de ces Tsiganes-là jusqu’en Europe occidentale, l’histoire des migrations nous explique l’histoire des vocables. Issus, selon leurs dires, de Russie – l’ancêtre mythique – les Roms se sont installés dans des baraques et ont continué de reproduire coutumes et traditions : leurs vies se sont organisées autour de personnages, d’éléments, de lieux et de moments symboliques, que les Montreuillois ont plus ou moins connus et acceptés. A l’école, au bistrot, sur la place de la mairie, les Roms ont marqué leur différence tout en utilisant ce que la commune leur proposait. Autour d’eux gravitent les habitants de Montreuil, souvent de loin, et quelques personnalités qui, a contrario, ont pu pénétrer leurs maisons. Jusqu’à l’époque du pavillon en dur et de la télévision…

L’Amour, Béatrice
par Janine Boissard

” Madame, je crois aux rencontres. Je crois que, dans la vie, la seule source de vraie joie se trouve dans le contact avec d’autres êtres, comme nous tous solitaires… C’est pourquoi me voici. “

Ces quelques mots d’un inconnu, trouvés un matin par Béatrice dans sa boîte à lettres, sont comme une main qui se tend vers elle; ils vont changer sa vie.

Lequel, laquelle d’entre nous n’a rêvé d’un être à qui il pourrait tout dire, qui comprendrait tout sans jamais s’imposer? L’âme soeur…

Son âme, Béatrice va peu à peu la livrer à celui qui signe Jean et lui semble si proche. Mais lui, qui est-il? Pourquoi souhaite-t-il tant rester dans l’ombre?

Histoire d’amour, mais aussi suspense, avec ses rebondissements, ses étonnantes surprises. Et surtout la lancinante interrogation: Béatrice et Jean se rencontreront-ils enfin?


Désirs de familles
par Serge Portelli, Clélia Richard

La loi française doit-elle reconnaître qu’il est possible d’être homosexuel et parent ? Si le débat sur le mariage gay focalise l’attention, les questions posées par l’existence de 200 à 300 000 enfants vivant aujourd’hui avec des parents homosexuels restent encore tabou. Comment les ignorer plus longtemps ?

Dans cet esprit, une avocate, Clélia Richard, et un juge, Serge Portelli, sont partis à la rencontre de parents homosexuels. Leurs témoignages, longuement recueillis dans ce livre, révèlent la grande diversité de leurs situations et la profondeur de leur désir de familles. Ils ne revendiquent pas un droit à l’enfant comme on voudrait un objet, mais la possibilité de créer avec leurs enfants une communauté familiale qui ne soit pas rétrécie au seul lien biologique. Est-il normal par exemple qu’au décès de sa compagne, mère biologique des enfants qu’elles ont éduqués ensemble, une femme se voit enlever ces derniers sous prétexte qu’elle n’a aucun lien de parenté légal avec eux ?

Tout en donnant largement la parole à ces couples homosexuels et à leurs enfants, adolescents ou déjà adultes, cet ouvrage met également en perspective les positions des partisans et adversaires de l’homoparentalité : théologiens, psychanalystes, juristes, politiques… Il ressort de ce panorama élargi à l’Europe une situation française extrêmement discriminatoire à l’égard d’hommes et de femmes qui incluent le désir d’enfants dans leur choix de vie avec une personne de même sexe. Une question parcourt ce livre qui défait bon nombre d’idées reçues. Elle est adressée à tous quelle que soit son orientation sexuelle : qu’est-ce qu’être parent ?

Serge Portelli est magistrat, vice ‐ président au tribunal de grande instance de Paris. Il a enseigné à Sciences Po Paris sur le droit de la famille. Il a écrit plusieurs ouvrages sur le droit, la justice et la politique dont Juger (Éditions de l’Atelier, 2011).

Clélia Richard est avocate au barreau de Paris, et exerce principalement son activité en droit de la famille. Elle est également adhérente de l’APGL (Association des Parents et futurs parents gays et lesbiens), au sein de laquelle elle copilote la commission juridique.


Béatrice interdite
par Guy Baartmans

L’été 44, au fin fond du Gers. Béatrice, orpheline, se trouve entraînée dans un réseau de résistance. Guillaume, son aîné de quatre ans, sans convictions politiques – le type même de l’anti-héros – vole au secours de sa petite soeur. La conscience du danger qu’elle court attise en lui une passion destructrice, qu’il abritait depuis toujours et qui va ravager toute sa vie. La Gascogne a été libérée, rudement, par le maquis espagnol. Exécutions et représailles alternent, dans un climat de haine. La France était coupée en deux et le restera. A cette époque, le Gers, situé dans l’ancienne zone libre, abritait des milliers de réfugiés de toutes confessions et de toutes nationalités. La beauté de ses paysages et de son habitat était saisissante, une véritable Arcadie. On l’appelait alors ” la Toscane française “. Mais depuis, le remembrement a sévi, impitoyablement. Parmi les multiples rencontres que Guillaume va faire pendant ces mois agités, il en est une qui va le marquer en profondeur, celle du poète allemand Friedrich Hölderlin, son aîné de cent cinquante ans, qui deviendra son frère en larmes et en malheur. Hölderfin n’a-t-il pas chanté, comme nul autre, ” l’amour interdit, l’amour impossible et d’avance condamné ” ?

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