L’extase De La Television par Richard Martineau

Pour en finir avec les ennemis de la télévision
par Richard Martineau

Dans ce pamphlet virulent, Robert Martineau, rédacteur en chef du journal ##Voir##, prend la défense du petit écran et livre une attaque sans merci aux adversaires de la télévision, ces intellectuels qui font de ce médium le bouc-émissaire de tous les maux et crimes de la société. Alors que pour l’auteur, la télévision “est un formidable outil d’éducation et l’un des principaux garde-fous de notre démocratie.”

Algérie, l’extase et le sang
par Michel del Castillo

Cet ouvrage en trois parties s’articule autour de l’évocation de la vie et de l’oeuvre de Jean Sénac, poète algérien mort assassiné en 1973. Évocation centrée sur une pièce de théâtre, dont la publication coïncidera en septembre avec la représentation sur une scène du 20è arrondissement, après de multiples difficultés exposées dans une toute première partie : lettre ouverte au directeur d’un théâtre parisien subventionné, ayant refusé de faire représenter la pièce. Dans une mise en abyme, la pièce met en scène trois personnages qui sont en train de monter un spectacle autour de Jean Sénac ; ce faisant, ils livrent leurs réflexions à propos de ce poète maudit, apatride, ayant refusé la nationalité française et n’ayant pas obtenu la nationalité algérienne, mais qui choisit, lui, le français comme langue, comme asile poétique, et l’Algérie comme patrie, terre de soleil et d’amour où il trouve le réconfort auprès de jeunes hommes des quartiers déshérités.
Nombreuses sont les questions et les controverses que suscite le destin de cet homme, mort dans le plus grand dénuement et dans des circonstances restées obscures : la question des pieds-noirs et leur difficile engagement lors de la guerre d’Algérie (Sénac et Camus notamment optèrent pour des camps opposés), la question de l’homosexualité dans une société méditerranéenne qui prône la virilité comme valeur suprême, les modalités de l’indépendance algérienne et la dictature militaire qui a suivi. Michel del Castillo aborde lui-même ces questions dans sa troisième partie où il fait un parallèle entre le destin de Jean Sénac et celui de Pier Paolo Pasolini, cherchant à dévoiler ce que fut Sénac, entre poésie, amours brûlantes et engagement politique.
À la veille des manifestations culturelles de ” l’Année de l’Algérie en France ” qui se dérouleront en 2003, Michel del Castillo nous invite à une réflexion sans complaisance sur les événements passés et présents en Algérie et, à l’opposé de la mouvance bien-pensante et de toutes ces manifestations opportunistes, il pose une question incontournable pour l’avenir : ” quand donc l’Algérie s’ouvrira-t-elle à la tolérance et à la démocratie ? “


La télé cannibale
par Michel Lemieux

La télévision est sur la sellette depuis qu’elle existe. Tantôt décriée, tantôt louangée, elle a été l’objet d’innombrables études et d’incessants débats. Peu d’auteurs cependant se sont penchés sur l’influence qu’exerce sur les téléspectateurs le fait de consacrer, chaque jour, autant d’heures à regarder la télévision – un loisir qui constitue, avec le sommeil et le travail, l’une des trois principales occupations de la moyenne des Québécois. Dans un ouvrage qui risque d’en étonner plus d’un, Michel Lemieux comble cette lacune. Sur un ton convaincant, mais qui ne manque pas d’humour, il jette un regard incisif sur ce loisir populaire et montre comment il est devenu un esclavage dangereux, faisant des ” téléphages ” de véritables boulimiques et drogués du petit écran. II étudie aussi l’offre télévisuelle qui, sous un manteau scintillant d’images et de sons saisissants, serait loin d’être à la hauteur de ses prétentions. ” Observateur attentif, il secoue la conscience et la réflexion de tout lecteur par son analyse décapante des effets produits par le temps passé à regarder la télévision. Des effets pervers, influant entre autres sur le cerveau, la santé, les relations sociales, la gestion du temps et même sur le sentiment individuel du bonheur. ” Colette Beauchamp.

La Télévision
par Jean-Philippe Toussaint

Le livre raconte l’été à Berlin d’un historien d’art qui se prépare à écrire un essai sur Titien Vecellio et, dans le même temps, décide d’arrêter de regarder la télévision. C’est à la fois une description de son travail au quotidien (petits déjeuners studieux, piscines berlinoises, promenades dans les parcs), et une étude de son état d’esprit depuis qu’il a arrêté de regarder la télévision. « À mi-chemin entre le pamphlet et la fable, tout cela est dit avec un humour constant, une écriture limpide mais appliquée au moindre détail. Chacun y retrouvera l’écho de ses propres relations avec la télévision, dans toute leur ambiguïté. » (Françoise Giroud, Le Figaro) « Quelques essayistes ont analysé avec gravité la crise de la représentation – et donc de la civilisation – ouverte par le bombardement continu d’images virtuelles que nous subissons, dans l’extase et le manque. Jean-Philippe Toussaint lui donne une expression romanesque d’une efficacité comique et critique exemplaire. » (Pierre Lepape, Le Monde)La Télévision est paru en 1997.

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