L’homme Et Son Devenir Selon Le Vêdânta. par Rene Guenon

L’homme et son devenir selon le Vêdânta
par Rene Guenon

Le Vêdânta, contrairement aux opinions qui ont cours le plus généralement parmi les orientalistes, n’est ni une philosophie, ni une religion, ni quelque chose qui participe plus ou moins de l’une et de l’autre. C’est une erreur des plus graves que de vouloir considérer cette doctrine sous de tels aspects, et c’est se condamner d’avance à n’y rien comprendre; c’est là, en effet, se montrer complètement étranger à la vraie nature de la pensée orientale, dont les modes sont tout autres que ceux de la pensée occidentale et ne se laissent pas enfermer dans les mêmes cadres. Nous avons déjà expliqué dans un précédent ouvrage que la religion, si l’on veut garder à ce mot son sens propre, est chose tout occidentale; on ne peut appliquer le même terme à des doctrines orientales sans en étendre abusivement la signification, à tel point qu’il devient alors tout à fait impossible d’en donner une définition tant soit peu précise. Quant à la philosophie, elle représente aussi un point de vue exclusivement occidental, et d’ailleurs beaucoup plus extérieur que le point de vue religieux, donc plus éloigné encore de ce dont il s’agit présentement; c’est, comme nous le disions plus haut, un genre de connaissance essentiellement « profane », même quand il n’est pas purement illusoire, et, surtout quand nous considérons ce qu’est la philosophie dans les temps modernes, nous ne pouvons nous empêcher de penser que son absence dans une civilisation n’a rien de particulièrement regrettable.


Esotérisme et christianisme, autour de René Guénon
par Marie-France James

L’ésotériste René Guénon a-t-il été ignoré des milieux catholiques de son temps? Son œuvre a-t-elle été passée sous silence par les critiques chrétiens? Dans cet ouvrage Marie-France James prouve le contraire. Elle explore les relations de Guénon avec les milieux catholiques à travers sa famille, sa formation scolaire, ses amitiés et sa collaboration avec diverses revues se réclamant du christianisme ainsi que les articles fournis par des catholiques aux revues qu’il a fondées ou dirigées ou ceux qu’il a fournis lui-même à des publications de même esprit. Elle expose les influences qu’il a subies, donne de nombreux inédits, situe l’imbrication de sa vie et de son œuvre avec les courants néo-thomiste et antimaçonnicooccultiste. Œuvre fondamentale pour tous ceux qui s’intéressent au “codificateur de l’ésotérisme doctrinal du XXe siècle” et sont soucieux d’un discernement chrétien sur ce philosophe qui, après avoir longtemps et sincèrement cherché et changé, a fini par se convertir à l’Islam.

CAMION NOIR
par Nicholas Goodrick-Clarke

En 1960 paraissait en France un livre aussi inattendu que surprenant : "Le matin des magiciens", de Louis Pauwels et Jacques Bergier, qui ouvrait notamment une perspective historique aussi érudite qu’inédite sur les croyances et l’occultisme nazis dans la partie intitulée "Quelques années dans l’ailleurs absolu". <BR>"Soleil Noir" produit une analyse systématique et historique sur ces thèmes, ainsi que sur les articulations philosophiques et idéologiques qui les ont précédés, et sur les mythes qu’ils ont inspiré : Savitri Devi et l’avatar Hitler, Wilhelm Landig et les OVNIs nazis, l’initiation cosmique de Hitler aux confins de notre galaxie, Miguel Serrano et l’hitlérisme ésotérique, le satanisme nazi, les théories de la conspiration mondiale, ainsi que les idéologies white noise et black metal…<BR>Symbole des doctrines ésotériques et des recherches magiques d’un département de la SS – l’Ahnenerbe –, le Soleil Noir prend toute sa dimension tragique dans cette étude du chercheur britannique Nicholas Goodrick-Clarke.


René Guénon
par Alexandre Labzine

Texte intégral révisé. Biographie de René Guénon (1886-1951). Jeune mathématicien, René Guénon se passionne pour l’ésotérisme et la recherche de la science cachée, philosophique et métaphysique, à laquelle il consacrera la majeure partie de sa vie. Après avoir suivi les cours de l’École supérieure libre des Sciences hermétiques fondée par Papus, il est initié au Martinisme et s’affilie à certaines obédiences relevant plus ou moins de la Franc-Maçonnerie. Il devient l’un des membres les plus en vue de l’Eglise gnostique dont il fonde et dirige la revue La Gnose. C’est dans cette publication que paraissent ses premiers ouvrages: L’Homme et son devenir selon la Vedanta et Le Symbolisme de la Croix. Dans les années 1910, ne trouvant pas dans le Christianisme, et plus largement en Occident, une initiation suffisamment complète pour reconstituer une somme métaphysique traditionnelle, il se tourne vers l’étude des doctrines d’Extrême-Orient — Hindouisme, Bouddhisme — puis vers l’Islam. L’initiation islamique selon l’enseignement des Soufis lui est conférée en 1912. Il publie dans la revue La France antimaçonnique plusieurs articles touchant à l’histoire de la Franc-Maçonnerie tout en collaborant activement à la revue des Études traditionnelles. En 1921, il publie son Introduction générale à l’étude des doctrines hindoues et Le Théosophisme, histoire d’une pseudo-religion. Ces livres sont suivis par L’Ésotérisme de Dante, La Crise du monde moderne, et Le Roi du monde, consacré à la question de l’Agartha. Il publie également un ouvrage consacré à Saint Bernard, qui étudia toute sa vie les rapports du spirituel et du temporel et inspira la Règle du Temple. En 1930, il décide de partir pour l’Egypte, où il vit sous le nom arabe d’Abd el Wahed Yahia. C’est là qu’il compose Les Etats multiples de l’être, Le Règne de la quantité et les Signes des temps, La Grande Triade, La Métaphysique orientale. René Guénon meurt au Caire le 7 janvier 1951, à l’age de 65 ans. Plusieurs recueils d’articles seront publiés à titre posthume, dont notamment Les Symboles fondamentaux de la Science sacrée.


Le Symbolisme de la Croix
par Rene Guenon

Un être quelconque, que ce soit l’être humain ou tout autre, peut évidemment être envisagé à bien des points de vue différents, nous pouvons même dire à une indéfinité de points de vue, d’importance fort inégale, mais tous également légitimes dans leurs domaines respectifs, à la condition qu’aucun d’eux ne prétende dépasser ses limites propres, ni surtout devenir exclusif et aboutir à la négation des autres. S’il est vrai qu’il en est ainsi, et si par conséquent on ne peut refuser à aucun de ces points de vue, même au plus secondaire et au plus contingent d’entre eux, la place qui lui appartient par le seul fait qu’il répond à quelque possibilité, il n’est pas moins évident, d’autre part, que, au point de vue métaphysique, qui seul nous intéresse ici, la considération d’un être sous son aspect individuel est nécessairement insuffisante, puisque qui dit métaphysique dit universel. Aucune doctrine qui se borne à la considération des êtres individuels ne saura donc mériter le nom de métaphysique, quels que puissent être d’ailleurs son intérêt et sa valeur à d’autres égards; une telle doctrine peut toujours être dite proprement « physique », au sens originel de ce mot, puisqu’elle se tient exclusivement dans le domaine de la « nature », c’est-à-dire de la manifestation, et encore avec cette restriction qu’elle n’envisage que la seule manifestation formelle, ou même plus spécialement un des états qui constituent celle-ci.


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