L’oubli De La Cité par Sharon Cameron

La Cité de L’Oubli
par Sharon Cameron

See below for English description.

Dans la ville de Canaan, tout ce qui n’est pas écrit est oublié. Même les crimes.

Entourée de grands murs de pierres blanches, la ville est coupée de tout contact avec l’extérieur. Tous les douze ans, lors de l’Oubli, les souvenirs de tous les habitants de Canaan sont effacés. Tous, sauf Nadia. Pour des raisons qu’elle ignore, l’Oubli ne semble pas l’affecter. Pour les autres, tout est oublié : leurs parents, leurs enfants, ce qu’ils aiment, ce à quoi ressemblaient leurs vies. Sauf ce qu’ils ont écrit dans leur livre.

À Canaan, le livre de quelqu’un représente sa vérité et son histoire, son identité. Et Nadia sait que quelqu’un a écrit des mensonges dans son cahier.

Elle est bien décidée à résoudre les mystères de Canaan. Elle veut savoir pourquoi personne ne peut sortir de Canaan, pourquoi l’Oubli se produit tous les douze ans, pourquoi son père est parti. Elle découvre une histoire différente de celle qui est racontée aux habitants de Canaan. Mais à quelques jours de l’Oubli, la violence des habitants s’accentue, et les crimes se multiplient. Nadia pourra-t-elle dévoiler la vérité aux habitants avant que l’anarchie ne règne sur la ville?

Un roman dystopique qui séduira les lecteurs les plus critiques.

Seventeen-year-old Nadia lives in Canaan, a quiet city in an idyllic world, hemmed in by high walls that are constructed of a material no one in her town recognizes. Every twelve years, the people of Canaan undergo a collective Forgetting, in the days before which the town devolves into a chaos of bloody violence, and after which the people are left without any trace of memory of themselves, their families, their lives. Nadia has never forgotten, however.

As the next Forgetting approaches, Nadia is determined to find out what causes it and whether there is any way to stop it. With the help of Gray, the handsome glassblower’s son, she discovers that there is a devious plot afoot… one that keeps the people of Canaan permanently subdued. Will Nadia be able to solve the mystery before the people forget the truth? And before Gray forgets her?

A remarkable story of memory and loss, love and indomitable courage.

Original title: The Forgetting


La Cité de L’Oubli
par Sharon Cameron

See below for English description.

Dans la ville de Canaan, tout ce qui n’est pas écrit est oublié. Même les crimes.

Entourée de grands murs de pierres blanches, la ville est coupée de tout contact avec l’extérieur. Tous les douze ans, lors de l’Oubli, les souvenirs de tous les habitants de Canaan sont effacés. Tous, sauf Nadia. Pour des raisons qu’elle ignore, l’Oubli ne semble pas l’affecter. Pour les autres, tout est oublié : leurs parents, leurs enfants, ce qu’ils aiment, ce à quoi ressemblaient leurs vies. Sauf ce qu’ils ont écrit dans leur livre.

À Canaan, le livre de quelqu’un représente sa vérité et son histoire, son identité. Et Nadia sait que quelqu’un a écrit des mensonges dans son cahier.

Elle est bien décidée à résoudre les mystères de Canaan. Elle veut savoir pourquoi personne ne peut sortir de Canaan, pourquoi l’Oubli se produit tous les douze ans, pourquoi son père est parti. Elle découvre une histoire différente de celle qui est racontée aux habitants de Canaan. Mais à quelques jours de l’Oubli, la violence des habitants s’accentue, et les crimes se multiplient. Nadia pourra-t-elle dévoiler la vérité aux habitants avant que l’anarchie ne règne sur la ville?

Un roman dystopique qui séduira les lecteurs les plus critiques.

Seventeen-year-old Nadia lives in Canaan, a quiet city in an idyllic world, hemmed in by high walls that are constructed of a material no one in her town recognizes. Every twelve years, the people of Canaan undergo a collective Forgetting, in the days before which the town devolves into a chaos of bloody violence, and after which the people are left without any trace of memory of themselves, their families, their lives. Nadia has never forgotten, however.

As the next Forgetting approaches, Nadia is determined to find out what causes it and whether there is any way to stop it. With the help of Gray, the handsome glassblower’s son, she discovers that there is a devious plot afoot… one that keeps the people of Canaan permanently subdued. Will Nadia be able to solve the mystery before the people forget the truth? And before Gray forgets her?

A remarkable story of memory and loss, love and indomitable courage.

Original title: The Forgetting


Le livre avalé
par Eric Méchoulan

La littérature telle que nous l’entendons aujourd’hui date du Siècle des lumières. Auparavant, les constellations sociales où brillent les œuvres étaient tout autres ; on était loin, en particulier, d’une évidente autonomie, telle qu’elle apparaît constitutive de la sphère littéraire à partir de 1850. Comment alors concevoir la littérature quand elle n’est pas autonome ? Qu’est-ce que ” la littérature d’avant la littérature ” ? Selon quelles cristallisations historiques l’art des œuvres d’écriture s’est-il transformé ? Ce livre s’attache à montrer comment la littérature existe en fonction du passage, inégal et incertain, de société de mémoire à société de culture. Si l’émergence de la littérature est bien contemporaine de l’invention de la culture comme mode d’organisation ou de représentation de la société, c’est la tradition ou la mémoire qui ont d’abord permis aux hommes de se représenter à eux-mêmes la légitimité de leur communauté et de leurs façons de vivre ensemble. Historiens, critiques littéraires, sociologues et tous ceux qui souhaitent lire l’histoire de la littérature sous un angle différent découvriront quelques fragments du grand labyrinthe de l’histoire dans cet essai d’une profonde érudition.

Devoir de mémoire, droit à l’oubli?
par Thomas Ferenczi

La France est-elle malade de sa mémoire ? Certains le pensent. Ils dénoncent la manie française des commémorations et regrettent que les Français soient obsédés par leur passé, un passé qui nourrit tantôt leur fierté, tantôt leur mauvaise conscience. Le souvenir de la Shoah, en particulier, est jugé parfois envahissant. Face à ceux qui veulent que jamais ne s’efface la mémoire du génocide nazi, il en est pour mettre en garde contre ” un passé qui ne passe pas “. Ou pour faire valoir des mémoires concurrentes, qui appelleraient, disent-ils, la même attention, comme la mémoire du communisme, l’autre grand criminel du XXe siècle. Cette interrogation n’est pas propre à la France. De la mémoire retrouvée de la guerre d’Algérie à la déchirure helvétique, d’autres nations, d’autres États se retrouvent face aux mêmes interrogations : comment gérer les années sombres dont ils viennent d’émerger ? Faut-il renoncer à remuer les vieux souvenirs pour ne pas rouvrir les blessures ? Ou combattre l’amnésie pour permettre le travail de deuil ? Y a-t-il un bon usage de la mémoire ? Les intellectuels sont-ils contre la mémoire ? Qu’en est-il de l’exigence de mémoire et de ses limites ? Comment regardons-nous le malheur de l’autre ? Bref, une juste mémoire est-elle possible ? Entre l’indispensable ” devoir de mémoire ” et le nécessaire ” droit à l’oubli “, la voie est étroite. Des philosophes, des historiens, des archivistes, des sociologues se sont réunis pour l’explorer ensemble.

La juste mémoire
par Olivier Abel

Comment affronter à l’heure actuelle une certaine dérive entre excès et défaut de mémoire ? Simultanément à cette tension entre histoire et mémoire, la difficulté de trouver une ” juste mémoire ” (quantitative et qualitative) est peut-être l’un des symptômes de la montée prégnante de la catégorie de présent. Pour s’orienter dans ce débat public, cet ouvrage adopte une entrée en matière éthique tout en s’appuyant sur l’œuvre de Paul Ricoeur, dont La mémoire, l’histoire, l’oubli. Sous cet éclairage deux problématiques s’imposent, configurant le questionnement : qu’est-ce que la représentation du passé ? Y a-t-il une juste mémoire ? Il convient de les distinguer, entre un pôle épistémologique et un pôle éthique. Mais cet apprentissage de la distinction méthodique entre s’informer et juger n’est pas sans relever d’un même horizon politique et moral. Il s’ensuit, dans ces pages, une conversation entre historiens et philosophes. Elle fut initiée lors d’un colloque en présence de Paul Ricœur (organisé à la Faculté Libre de Théologie Protestante de Paris avec l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales), et se poursuit depuis dans un séminaire de l’EHESS, co-animé par les éditeurs de ce livre.

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