Main Basse Sur L’information par Laurent Mauduit

Main basse sur l’information
par Laurent Mauduit

Alors que le Conseil national de la résistance espérait, à la Libération, que la France se dote d’une presse indépendante des ” puissances financières “, celles-ci contrôlent désormais presque tous les médias. Et la normalisation économique se double fréquemment d’une normalisation éditoriale, quand il ne s’agit pas d’une censure pure et simple.

De Canal+ à France Télévisions, en passant par M6 ; de Libération au Monde, en passant par Le Parisien, Laurent Mauduit mène l’enquête sur la reprise en main dont toute la presse, ou presque, a fait l’objet ces dernières années.

Pour comprendre la gravité de cette mise sous tutelle, il nous invite aussi à nous replonger dans les combats démocratiques en faveur d’une presse libre et indépendante qui, de 1789 à nos jours, ont secoué la France. Une plongée dans le passé, celui de la presse asservie du Second empire ou celui de la presse corrompue de l’entre-deux-guerres, qui permet de prendre la mesure de la régression que nous vivons actuellement.

Établissant une description méticuleuse du naufrage des médias français, l’enquête est aussi un plaidoyer en faveur d’une refondation de la presse, dans le cadre d’une révolution démocratique. Tant il est vrai qu’il n’y a pas de démocratie véritable sans citoyens éclairés…

Écrivain et journaliste, Laurent Mauduit est cofondateur de Mediapart. Auparavant, il a été chef du service économique de Libération et directeur adjoint de la rédaction du Monde.


Main basse sur le riz
par Jean-Pierre Boris

Au printemps 2008, Port-au-Prince crie famine. Au Caire, à Dakar, les foules envahissent les rues. À Manille, les bidonvilles sont au bord de la révolte. Partout, la même cause : les prix du riz explosent. Pourquoi un tel vent de folie s’est-il abattu sur ce marché ?
Reportage au plus près des producteurs et des exportateurs de Thaïlande, des négociants internationaux à Genève, des importateurs de Dakar, Bamako et Manille, Main basse sur le riz nous fait entrer dans les coulisses d’un système où les paysans les plus humbles d’Asie produisent essentiellement pour les consommateurs pauvres d’Afrique. L’auteur y démonte les mécanismes qui ont abouti à la crise de 2008 : corruption au plus haut niveau, monopoles abusifs, incompétence gouvernementale, égoïsme des pays développés, jeu des grandes multinationales du négoce, tout s’est conjugué pour bloquer un commerce qui nourrit un être humain sur deux. Paralysie momentanée ou condamnation définitive ?
Tout porte à croire qu’une nouvelle crise du marché du riz est possible, synonyme de pénurie et donc de famine planétaire.

Jean-Pierre Boris est journaliste et documentariste. Main basse sur le riz est également le titre du documentaire qu’il a tourné avec le réalisateur Jean Crépu pour Arte. Ce film a obtenu le Fipa d’Or au festival de Biarritz.
Jean-Pierre Boris a par ailleurs publié chez Hachette Littératures Le roman noir des matières premières (coll. Pluriel) et Fuir l’Equateur.


Main basse sur la musique
par Irène Inchauspé, Rémi Godeau

Enquêter sur la Sacem ? Plus d’une fois, les interlocuteurs d’Irène Inchauspé et de Rémi Godeau ont tenté de les en dissuader. Des conseils en forme de menace voilée (” Vous avez tout à y perdre “) aux procès en irresponsabilité (” Vous faites le jeu des Américains “) et aux fantasmes de persécution (” Mais pourquoi nous détestez-vous tant ? “).

Pas étonnant dans ces conditions que, depuis sa création en 1850, la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique ait largement échappé aux regards et aux questions, et ce malgré son statut d’entreprise privée, certes, mais chargée d’une mission de service public, à savoir répartir le plus équitablement possible les quelque 610 millions d’euros de droits d’auteur générés tous les ans par l’exploitation des oeuvres musicales.

Pourquoi cette opacité ? Parce que la Sacem se situe au confluent de tous les pouvoirs – culturel, économique, politique -, et parce qu’un homme, Jean-Loup Tournier, l’a dirigée d’une main de fer pendant quarante ans, réduisant au silence toute contestation interne et décourageant quiconque de s’y intéresser de trop près – y compris son autorité de tutelle.

Mystères de l’héritage Ravel, des droits des compositeurs juifs pendant la guerre, des coûts de fonctionnement pharaoniques : Main basse sur la musique nous permet d’entrevoir, pour la première fois, quelques-uns de ces secrets si jalousement gardés.


Main basse sur l’Occident
par Bernard Besson

La crise persistant, et si la Chine et ses alliés en venaient à contrôler le monde ? Et s’ils allaient jusqu’à déstabiliser les pouvoirs en Europe aussi bien qu’aux États-Unis ?

C’est le scénario catastrophe qu’imagine ici Bernard Besson.
Ruinés, les États-Unis et l’Union européenne ont fait appel aux fonds souverains chinois et islamistes. Mais l’opinion publique renâcle.
Et déjà, en France, on s’apprête à revenir en arrière et à nationaliser les avoirs étrangers. La riposte risque de déclencher une guerre économique foudroyante.

Dans ce contexte, Clara Polo, agent secret français, affronte Lu Mei, présidente de Lumière de Chine, le fonds souverain le plus riche de la planète. Leur combat prend l’aspect d’une chorégraphie sanglante à l’échelle de la mondialisation.

Clara parviendra-t-elle à sauver l’indépendance du pays ? La Chine réussira-t-elle à tirer toutes les ficelles ?

Dans une ambiance de coups tordus, de meurtres et d’attentats, un suspens haletant au cœur de notre actualité.

Contrôleur général honoraire de la police nationale et expert en intelligence économique, Bernard Besson est aussi l’auteur de plusieurs thrillers remarqués, notamment Chromosomes, Les Eaux d’Hammourabi et L’Imam bleu.


Main basse sur la France
par Jean-Jacques Walter

Les socialistes et leurs partenaires communistes, branche française de l’Internationale soviétique, tentent d’implanter en France les méthodes du socialisme total, dans l’École, dans l’Université, dans la Recherche, dans l’Entreprise, dans la normalisation de la Culture, dans la mainmise sur l’Information, dans l’invasion de la société civile par l’État. Le ravage qui dévaste notre pays n’atteint pas seulement sa prospérité, sa liberté, sa capacité créatrice. La brûlure touche l’être même de notre identité nationale. Nous sommes occupés par le Socialisme plus dangereusement que nous ne le serions par une armée étrangère, car nous réagirions plus vite si l’attaque contre la nation venait de l’extérieur. Ce livre ouvrira les yeux des lecteurs endormis, les brutalisera, leur prescrira des remèdes.

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