Marin (Le) [No 609] Du 05/02/1959 – Conflit Des Canots Pneumatiques – Fecamp – Terre-Neuvas – Sauvetage Du Service… par Louis Le Cunff

Feux de mer
par Louis Le Cunff

Depuis la construction, trois siècles avant notre ère, de la tour de Pharos – qui donna son nom aux phares – à l’entrée du port d’Alexandrie, l’homme a mené un combat incessant contre la nature. Dans les plus effroyables conditions il a érigé des phares battus par les lames et fouettés par les vents, sur des rochers sculptés par cet orfèvre fou qu’est l’océan. Sur les 37 phares isolés au large des côtes de France, le littoral breton en compte à lui seul plus de la moitié et leurs noms sont bien souvent synonymes de tragédies. Au large de l’île de Sein, à Armen en décembre 1923, bloqués depuis 26 jours par la tempête, pavillon noir hissé, les trois gardiens ont lutté toute une nuit contre l’incendie. Le phare brûlait comme une torche et le feu dévorait les lits, les chaises, les tables et planchers et surtout les dernières réserves de vivres. Dans le phare écossais de Bow-Head alors que hurle la tempête, un des gardiens devient subitement fou et se jette sur ses deux compagnons, armé d’une barre de fer. Un corps-à-corps hallucinant s’engage dans la salle de la lanterne, où l’écume aux lèvres le dément frappe sauvagement. Le canot de ravitaillement n’arrivera que dix jours plus tard, dix jours de cauchemar. La loi de la mer, c’est pour les gardiens du feu celle du courage et du devoir. Sublimes ou tragiques, leurs destins sont ici contés. Les hommes et les femmes – reclus du bout du monde, environnés par un océan hostile ont vécu une extraordinaire épopée. Fascinante aventure que celle-là. C’est un hymne bouleversant à la fraternité humaine.

Le Libertinage
par Louis Aragon

‘L’amour m’intéresse plus que la musique. Ce n’est pas assez dire : en un mot, tout le reste n’est que feuille morte.’ Dans ce recueil de textes surréalistes, Aragon décrit, avec provocation et perversité, la femme française.

Blanche ou l’oubli
par Louis Aragon

“Quand j’ai connu Blanche, elle portait un petit chapeau de feutre, cloche, très enfoncé, d’un feutre extraordinairement tendre, léger, mou, comme si ça lui avait fait quelque chose de coiffer Blanche. Elle aimait s’habiller en noir, elle s’asseyait d’une façon que n’avait personne, se penchait pour m’écouter, la joue sur la main, le coude sur le genou. Je lui avais dit : “Vous fumez ?”, et elle avait éteint sa cigarette, non, c’était pure nervosité. C’est très drôle, cette petite fille, dès la première fois, dans un lieu avec de hautes lumières, un café tout en longueur, j’avais une idée tracassante, je ne pensais qu’à une chose, et Dieu sait ce que je pouvais dire ! Les mains m’en tremblaient, j’avais envie d’enlever son manteau, d’ouvrir sa robe… Pourquoi ?”

Quelque part au niveau du vécu
par Jacques Faizant

Ils sont tous au rendez-vous en ces quelque 300 vignettes. La grosse dame au mari survivant, le vagabond poète et ses deux flics, le matelot rebelle et surtout, le chat sans oublier la femme de ménage digne de Molière.

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