Mathématiques Hec 2006-2007 : Tome 28 (Option Économique) par Laurent Bretonnière

Problèmes corrigés de mathématiques posés aux concours ESCP Europe, ECRICROME et
par Laurent Bretonnière

Sujets corrigés posés de 2015 à 2018 aux concours des grandes écoles économiques et commerciales filière technologique.

Convergences entre économie et sociologie autour du concept de réseau social
par Olivier Barbié

Le point de départ de cette thèse est le fort développement de la nouvelle sociologie économique initiée dans les années 1970 par les sociologues américains Harrison White et Mark Granovetter. Cette sociologie a d’abord été très critique vis à vis de la théorie économique en lui reprochant d’ignorer volontairement les déterminants historiques et culturels des faits économiques. Dans mon travail, j’ai proposé une ré-évaluation de la réaction des économistes par rapport à cette critique. Dans les années 1990 à 2000, la nouvelle sociologie économique a intéressé des économistes habituellement taxés d’hétérodoxes et que l’on peut rapprocher de la mouvance institutionnaliste.. Comme les sociologues, ces économistes critiques on toujours accusé l’économie orthodoxe d’être trop réductionniste. Mais je soutiens ici que la sympathie des institutionnalistes vis à vis de la nouvelle sociologie économique n’arrive pas à déboucher sur un rapprochement théorique et que, paradoxalement, les convergences théoriques les plus prometteuses entre économie et sociologie passent maintenant par une branche de l’économie plus orthodoxe, bien que récente, que l’on peut appeler l’économie des réseaux. L’économie des réseaux se définit en première approximation comme la partie de l’économie complexe qui se réfère concept de réseau social. Pour mémoire, l’économie complexe est une approche économique qui emploie des modèles souvent issus de la physique statistique pour modéliser les marchés. Ses grands noms sont Thomas Schelling, Kenneth Arrow et David Arthur.

Économie et cognition
par Bernard Walliser

Depuis ses origines, l’économie est définie au sens large comme la discipline qui étudie les processus de coordination entre les actions d’un certain nombre d’acteurs supposés rationnels. Apparue dans la dernière décennie, l’économie cognitive a pour objet plus spécifique d’étudier les croyances et les raisonnements des acteurs placés dans un contexte d’interaction dynamique. Au niveau individuel, elle entre dans la boîte noire du cerveau humain afin d’examiner comment les acteurs s’appuient sur les informations qu’ils reçoivent pour réviser leurs croyances, adapter leurs préférences et délibérer en combinant ces deux cléments. Au niveau collectif, elle précise les raisons et les modalités des processus de diffusion d’information entre les acteurs, lesquels sont susceptibles d’aboutir asymptotiquement à une homogénéisation des croyances et à une compatibilité des actions. L’économie cognitive se développe simultanément aux deux niveaux de spécification habituels considérés par la théorie économique. Dans la théorie des jeux, des acteurs Indifférenciés, pourvus de préférences et de croyances génériques, interagissent de façon stratégique à travers des actions quelconques, sans médiation d’institutions extérieures. Dans la théorie des échanges, les acteurs sont des producteurs et des consommateurs de biens, dotés de croyances et de préférences plus spécifiques, et interagissent par l’intermédiaire d’institutions, l’institution centrale étant le marché qui coordonne les agents par des prix. Ce sont les théories de la communication et du raisonnement interactif entre acteurs présents dans ces jeux et échanges que cet ouvrage propose de décrire et d’expliquer.

Fors intérieurs
par Isabelle Boccon-Gibod

Qu’est-ce qui pousse des hommes et des femmes à consacrer leur vie aux mathématiques, quels désirs, quels rêves, quelle idée d’eux-mêmes et du monde ? Comment se représentent-ils leur travail ? Quel imaginaire soutient les idées mathématiques ? Qu’est-ce que le bonheur dans le travail d’un mathématicien ? À ces questions, et à beaucoup d’autres, huit mathématiciens de premier plan donnent leurs réponses personnelles, dans des entretiens libres, vivants, familiers. Isabelle Boccon-Gibod, en nous permettant d’entrer dans leur intimité, nous offre une occasion unique de découvrir ce continent souvent effrayant de la pensée comme le lieu d’une aventure intellectuelle, et simplement humaine, passionnante. Avec Maria J. Esteban, Gilles Francfort, Étienne Ghys, François Loeser, Rémi Peyre, François Sauvageot, Luc Tartar et Marie-France Vigneras.

Dictionnaire de la Méditerranée
par Dionigi Albera, Maryline Crivello, Mohamed Tozy

Ce dictionnaire se propose de rendre compte des récents travaux consacrés aux savoirs, aux territoires, aux mémoires, aux figures emblématiques et aux pratiques d’une aire géographique d’une grande complexité et d’une exceptionnelle richesse. Il interroge la Méditerranée dans son cadre spatial et culturel, dont il explore toutes les facettes, depuis les filiations partagées jusqu’aux fractures réitérées. Associant toutes les disciplines des sciences humaines et sociales, il dresse l’état des lieux des connaissances actuelles et met l’accent sur la diversité des perceptions et des contextes, ainsi que sur les mouvements et les champs de réflexions en construction.

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