Musique Années 90 par Issouf Ouedraogo, Salaka Sanou

Musique Burkinabè Moderne Des Années 90 À Nos Jours
par Issouf Ouedraogo, Salaka Sanou

La musique moderne est entrée au Burkina Faso pendant l’époque coloniale au milieu des années 1940. Les premiers orchestres seraient le Rossignol en 1945 à Bobo-Dioulasso et l’Harmonie Voltaïque de Ouagadougou en 1948. Après les indépendances, la musique moderne s’est développée lentement pour s’imposer dans les années 70 à 80.Cette période sera aussi celle des grands orchestres comme l’Harmonie Voltaïque, le Volta Jaz… Dans les années 1980, l’arrivée au pouvoir de Thomas Sankara signe la volonté de faire de la musique un puissant outil d’éducation et de symbole de l’identité nationale. Des groupes voient le jour comme « Les petits chanteurs aux poings levés » et « les Colombes de la Révolution ». La décennie 90 est considérée comme l’âge d’or de la musique burkinabè moderne. Elle s’est caractérisée par l’irruption de nouveaux talents et genres. La musique burkinabè moderne gagne de plus en plus d’audience aujourd’hui. Elle a sans doute tiré profit de plusieurs facteurs importants entre autres la professionnalisation des acteurs, le nombre croissant des médias. Cependant elle bute contre l’étroitesse du marché phonographique et est asphyxiée par la piraterie.

Hip-Hop. Le rap français des années 90
par Thomas Gaetner

NTM, IAM, MC Solaar, Ministère Amer… Voici venu le temps de raconter l’histoire de l’âge d’or du hip-hop français. Une époque où le rap avait une âme.

En 1984, l’émission dominicale H.I.P.-H.O.P. animée par Sidney sur TF1 donne une vitrine de luxe à la danse et au tag. Et, dès 1988, le pionnier des platines Dee Nasty révèle les futures stars du genre dans le “Deenastyle”, émission de radio fondatrice. C’est en 1990 que débarque Bouge de là signé Claude MC, mais aussi Concept, une mystérieuse cassette signée IAM. Quelques mois plus tard, les NTM se révèlent résolument Authentik, les Marseillais débarquent (enfin) De la planète Mars et Solaar présente Qui sème le vent récolte le tempo. Puis le public découvrira notamment la Première Consultation de Doc Gynéco, le Simple et Funky d’Alliance Ethnik, l’incroyable Opera Puccino ou encore L’Ecole du micro d’argent d’IAM écoulé à 1 million et demi d’exemplaires…

Une véritable plongée au coeur de l’avènement du rap “made in France”, nourrie d’entretiens et de recherches minutieuses.


CAMION BLANC
par Thierry Rouault

« Mais vivre pour toujours, sans discours, sans velours, sans les phrases inutiles », écrivait Daniel Balavoine dans la chanson « Vivre ou survivre ». En effet, « Le Chanteur » n’a pas eu besoin de discours pour laisser des phrases qui résonnent encore dans nos cœurs. Drôle, touchant, intelligent, incisif, précurseur, telles étaient les qualités de cet artiste disparu voici 25 ans. Daniel Balavoine, plus qu’un chanteur, était avant tout un homme de cœur aux textes engagés. Il n’hésitait pas à se battre pour les causes qu’il croyait justes et à faire preuve d’une très grande générosité. Dans ce livre, il s’agit de retracer les événements qui ont constitué trente-trois ans de la trop courte existence de Daniel Balavoine, à partir de documents rares trouvés au fil de longues recherches. Mais aussi de mieux comprendre la pensée du chanteur qui oscillait entre Eros et  Thanatos. Il s’agit également de proposer une bibliographie et une discographie exhaustives, ajoutées à une liste complète des émissions de télé auxquelles Daniel Balavoine a participé. Bref, la totale.


Le destin russe et la musique
par Frans C. Lemaire

Entre utopie et diktats esthétiques, entre émigration et embrigadement, le destin des musiciens russes au cours du dernier siècle, de la Révolution à nos jours.

Camion Blanc
par Jason Netherton

Extremity Retained : Notes sur le death metal underground est une contribution sincère et complète à l’histoire du death metal et sa culture. Résultat de trois années de recherches et d’entretiens, Extremity Retained a pour but de saisir l’expérience et l’éthique death metal internationale, depuis ses origines à la fin des années 80, à travers les incarnations et évolutions successives jusqu’au sous-genre puissant qu’il est aujourd’hui. Entièrement composé de récits, d’anecdotes et de souvenirs de première main, ce livre se veut le reflet de diverses expériences, que ce soit des premiers fanzines ou de l’échange de cassettes, des mouvances locales, des performances et des techniques, des processus d’enregistrement, ainsi que de la vie en tournée – donnant une image fidèle de la vitalité et de l’unité qui donne à l’underground son esprit de toujours. Au bout du compte, l’idée est d’explorer le mouvement grâce aux voix de ceux qui ont aidé à le créer, afin de mieux comprendre comment le death metal a fonctionné dès ses premières incarnations, comment il a évolué, et quel pourrait être son avenir. Originaire du Maryland, aux États-Unis, Jason Netherton, l’auteur, est l’un des membres fondateurs du groupe Misery Index, ainsi qu’un ancien membre de Dying Fetus. Il prépare actuellement son doctorat à la Faculty of Information and Media Studies dans l’Ontario. De plus, il est à la tête des archives fanzines metal on line Send Back My Stamps! et il adore les sauces épicées.

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