Nijinsky Ou La Grâce : La Vie De Nijinsky par Françoise Reiss

LA VIE DE NIJINSKY
par Françoise Reiss

Réunissant à la fois les témoignages de ses proches et des documents, cet ouvrage tente de répondre au vœu qu’il a exprimé dans son Journal, à propos de ses frères, les artistes : ” S’ils me comprennent c’est mon salut. Mais s’il ne découvrent pas ce qu’il y a en moi, je serai le plus pauvre, le plus misérable des hommes… “

Nijinsky
par Guillaume de Sardes

” J’ai décidé de travailler la danse encore plus. J’ai commencé à maigrir. Je me suis mis à danser comme Dieu. Tout le monde s’est mis à en parler. ” C’est ainsi, se souvient Nijinsky, que débuta sa légende. Nous sommes en 1904. Quinze ans plus tard, en 1919, le danseur donnait sa dernière représentation, au Suvretta House, avant de perdre la raison. Entretemps, il avait été le plus grand danseur de sa génération, le chorégraphe génial de L’Après-midi d’un faune et du Sacre du printemps ; il avait été l’amant de Diaghilev, l’ami de Léon Bakst ; il avait connu Jean Cocteau et Paul Claudel, Debussy et Stravinsky ; il avait servi de modèle à Rodin, Maillol, Klimt ou Kokoschka. A partir des Mémoires de ceux qui l’ont côtoyé et des archives de la Bibliothèque de l’Opéra, Guillaume de Sardes retrace la vie de Nijinsky et étudie de manière précise ses talents de danseur et de chorégraphe. Grâce à la récente publication des Cahiers de Nijinsky dans leur version non expurgée, il a pu donner, pour la première fois, une interprétation originale de la pensée du danseur.

Rudolf Noureev, une vie
par Julie Kavanagh, Hélène Crozier

Un monstre sacré et… un sacré monstre !Rudolf Noureev (1938-1993), le plus célèbre danseur de la seconde moitié du XXe siècle, avait tout pour lui : beauté, génie, charme et sex-appeal. Nul autre danseur n’a provoqué autant d’effervescence autour de lui.Dans cette biographie très documentée, Julie Kavanagh explore la vie et le destin hors normes du seigneur de la danse” : son enfance, ses années de formation à l’école Kirov de Leningrad, sa fuite controversée d’URSS en 1961, sa relation avec le danseur danois Erik Bruhn, sa collaboration légendaire avec la danseuse Margot Fonteyn au Royal Ballet de Londres, ses rencontres avec de brillants chorégraphes, tels Balanchine, Robbins ou Graham, son rôle de directeur de ballet à l’Opéra de Paris, ses dernières années jusqu’à sa disparition en 1993 des suites du sida.Mais c’est également l’ambiguïté du personnage que révèle cet ouvrage : s’il dansait comme un dieu, son comportement était d’une rare violence. Noureev aimait à se dépeindre lui-même comme un envahisseur barbare, qui détestait les Juifs puisqu’il était, selon ses dires, l’ersatz d’un Arabe. Le chorégraphe Jerome Robbins ne disait-il pas de lui : “Rudi est un artiste, un animal et un salaud” ?Entre le danseur plein de grâce et l’homme acrimonieux, cette biographie éclaire sans complaisance un mythe incandescent. La définition même du monstre sacré.”

La Transgression
par Pascal Richard, Jean-Jacques Sueur

Le colloque ici rapporté achève une trilogie autour des thèmes de l’interprétation, du sens et du non sens des mots du droit (Interpréter et traduire, Bruylant, 2007; Le faux, le droit et le juste, Bruylant, 2009). Il s’agit cette fois de s’interroger sur les limites de l’application de la règle de droit.

On pense spontanément la transgression en référence aux catégories traditionnelles de la faute ou de la sanction. Ces « formes élémentaires » de la transgression recouvrent certes une partie importante du sujet, mais elles ne l’épuisent pas. Une telle assimilation présuppose même, à y regarder de près, un certain nombre de « prénotions » quant à ce qu’est le droit.

C’est cette vision naïve de la transgression – le bien et le mal, le continu et le discontinu – que nous avons souhaité transgresser en la dédramatisant. Pour ce faire, nous avons pris le parti de passer en revue des aspects aussi variés que possible du phénomène pour procéder ensuite, au terme de la confrontation, à la dédramatisation souhaitée. Le colloque s’achève sur quelques évasions du côté de la littérature et de la philosophie.


Ma vie
par Tamara Karsavina

Tamara Karsavina (1885-1978), une des grandes Etoiles de la danse du début du XXe siècle, partenaire amie de Vaslav Nijinsky, principale protagoniste avec lui des Ballets russes de Serge Diaghilev, a mené une brillante carrière artistique tout en traversant avec lucidité l’histoire mouvementée de la Russie durant le siècle dernier. Sa vie et sa carrière furent profondément marquées par les révolutions russes de 1905 et de 1917. Dans ses mémoires, elle retrace son enfance, sa formation et ses premiers succès au Théâtre Maryinsky jusqu’à sa fuite vers l’Occident, avec une plume de romancière. Avec elle, nous plongeons dans un monde au bord de la catastrophe. Le livre, qui fourmille d’anecdotes sur la vie à Saint-Pétersbourg, raconte avec une rare lucidité comment se sont déroulées les journées d’octobre 1917 et la prise du Palais d’hiver. Karsavina nous ouvre aussi les coulisses de la danse russe : celles du Théâtre impérial du Maryinsky d’abord, puis celles où s’élabore et se fabrique cette merveilleuse entreprise, unique en son genre, des Ballets russes de Diaghilev.

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