Oeuvres Complètes, Tome 4 par Platon

Oeuvres complètes
par Platon

Fictif ou historique, le Phédon constitue pour nous le testament de Socrate. Au fond de sa cellule, le philosophe est condamné à boire la ciguë avant la tombée du jour, avec lui ses fidèles émules. Platon, par un artifice bien littéraire, “malade ce jour-là”, sculpte la statue de son maître, en décrivant un Socrate grave et résigné, un sage encore plus qu’un philosophe. Dans les heurs qui précèdent sa propre mort, Socrate donne une dernière leçon, sur la mort justement. Cette coïncidence entre le thème et le contexte du dialogue, confère à ce dernier une immense force d’émotion et donc de persuasion. Comment, dans une telle mise en scène, ne pas écouter religieusement les théories, platoniciennes autant que socratiques, concernant la mortalité de l’âme et le jugement de celle-ci aux Enfers ? Notre édition présente en un volume ce texte fondateur de la littérature grecque. Le dialogue est replacé dans l’ensemble des oeuvres de Platon et daté de la maturité du philosophe. Les parallèles avec les autres oeuvres du philosophe, notamment Le Banquet, dont Phédon est le contemporain, sont soulignés avec précision, tandis que de nombreuses “pièces d’anthologie”, telle la comparaison de la lyre et de l’accord, et surtout le mythe de la géographie des Enfers sont analysés en détail. La riche notice introductive fait en outre le point sur les diverses influences, tant littéraires qu’historiques ou philosophiques qui traversent le texte. L’histoire de la tradition manuscrite est brièvement relatée, tandis que des notes, développées en fin d’ouvrage par des notes complémentaires, accompagnent la lecture, faisant de cet ouvrage un remarquable outil de travail.

Oeuvres complètes tome 4 L’archipel du Goulag
par Alexandre Isaievitch Soljénitsyne

Un livre de combat, qui a ébranlé les fondements du totalitarisme communiste et qui brûle encore les mains.

Ecrit de 1958 à 1967 dans la clandestinité, par fragments dissimulés dans des endroits différents, il a été activement recherché, et finalement découvert et saisi par le KGB en septembre 1973. Aussitôt, le premier tome a été publié d’urgence en Occident, la pression de l’opinion publique des pays libres étant la seule force capable de sauver l’auteur et tous ceux qui l’avaient aidé. Arrêté en février 1974, Soljénitsyne fut inculpé de trahison, puis, par décret du Présidium du Soviet suprême, déchu de la nationalité soviétique et expulsé d’URSS. Jusqu’à sa publication partielle par la revue Novy mir en 1990, l’Archipel ne sera lu en URSS que clandestinement, par la partie la plus courageuse de l’intelligentsia. Mais, en Occident, il sera répandu à des millions d’exemplaires et provoquera une mise en cause radicale de l’idéologie communiste.

Toute sa puissance d’évocation, son éloquence tumultueuse, tantôt grave et tantôt sarcastique, l’auteur les prête aux 227 personnes qui lui ont fourni leur témoignage, et à tous ceux ” auxquels la vie a manqué pour raconter ces choses “. Là où rien n’est parvenu jusqu’à nous, ” car l’Archipel est une terre sans écriture, dont la tradition orale s’interrompt avec la mort des indigènes “, il nous fait sentir le poids du silence et de l’oubli.

La première partie, ” L’industrie pénitentiaire “, explique comment la machine vous happe et vous transforme en ” zek “. Aux sources de la terreur, elle montre Lénine. Elle dresse la liste des ” flots “, grands et petits, qui se sont déversés sur l’Archipel. En étudiant l’évolution de la mécanique judiciaire, elle explique les grands procès staliniens.

La deuxième partie, ” Le mouvement perpétuel “, montre, à toute heure du jour et de la nuit, des convois de condamnés acheminés vers les camps: en fourgons automobiles, en ” wagons-zaks ” et wagons à bestiaux, en barges sur les fleuves, en colonnes de piétons dans la neige. Chaque mode de transfert engendre une torture propre, mais certains permettent d’étonnantes rencontres.

Le présent volume correspond à l’édition définitive du tome 1 de l’Archipel du Goulag publiée en russe par YMCA-Press en 1980. L’auteur a apporté bien plus que des modifications de détail à son texte de 1973. D’autre part, la traduction française parue en 1974 se ressentait de la hâte avec laquelle elle avait dû être exécutée. Le texte en a donc été revu avec tout le soin possible.


Oeuvres complètes
par René Descartes

La 4ème de couv. indique : “Les Méditations métaphysiques de Descartes sont tenues pour le texte fondateur de la philosophie moderne. Avec les Objections que l’auteur a sollicitées et les Réponses qu’il leur a faites, elles constituent un livre à tous égards extraordinaire, dont le milieu du XVIIe siècle a vu paraître quatre éditions différentes, en latin (1641 et 1642) puis en français (1647 et 1661). Outre les deux textes, latin et français, des six Méditations, le présent ouvrage fournit pour la première fois en français l’intégralité des textes composant ces premières éditions – notamment les Cinquièmes et Septièmes Objections et Réponses et l’importante Lettre au père Dinet. Pour la première fois aussi, les écarts entre les textes latins et leurs versions françaises sont systématiquement relevés. Une riche annotation réalisée par les meilleurs spécialistes français et étrangers met en perspective les acquis des études classiques et ceux de la recherche la plus récente. Restitué dans sa totalité, remis en contexte et savamment éclairé, le chef-d’œuvre de Descartes apparaît toujours plus fascinant dans sa construction et dans sa subtilité, comme dans le dialogue parfois tendu mais toujours fécond de l’auteur avec ses premiers lecteurs.”

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