Paysans Du Vaucluse (1860-1939). Volume 1 par Claude Mesliand

Paysans du Vaucluse (1860-1939)
par Claude Mesliand

La production historique de ces dernières années a apporté de si nombreux travaux d’histoire rurale sur les xixe et xxe siècle que celui-ci ne peut prétendre à l’originalité du sujet traité. Il n’en était d’ailleurs pas question quand je l’ai entrepris : il s’inscrivait dans un ensemble de recherches d’histoire sociale, conduites dans des cadres régionaux, qui plaçaient logiquement, nécessairement, l’agriculture et la société rurale au centre de leur problématique. Il s’agissait, en effet, de restituer dans son mouvement réel la longue marche de notre pays vers la modernité, et l’on savait bien que l’on partait de campagnes surpeuplées pour aboutir à leur désertion, que la part de l’agriculture dans la formation du revenu national décrivait une courbe déclinante, que le poids politique des ruraux devenait de plus en plus faible…


Paysans du Vaucluse (1860-1939)
par Claude Mesliand

La production historique de ces dernières années a apporté de si nombreux travaux d’histoire rurale sur les xixe et xxe siècle que celui-ci ne peut prétendre à l’originalité du sujet traité. Il n’en était d’ailleurs pas question quand je l’ai entrepris : il s’inscrivait dans un ensemble de recherches d’histoire sociale, conduites dans des cadres régionaux, qui plaçaient logiquement, nécessairement, l’agriculture et la société rurale au centre de leur problématique. Il s’agissait, en effet, de restituer dans son mouvement réel la longue marche de notre pays vers la modernité, et l’on savait bien que l’on partait de campagnes surpeuplées pour aboutir à leur désertion, que la part de l’agriculture dans la formation du revenu national décrivait une courbe déclinante, que le poids politique des ruraux devenait de plus en plus faible…

Moissons rouges
par Edouard Lynch

Comment un Parti socialiste, marxiste, urbain et ouvrier, théoriquement partisan de la propriété collective peut-il s’imposer sur la scène politique française, à une période où la paysannerie et le monde rural forment encore la partie majoritaire de la population et de l’électorat, où les petites exploitations agricoles semblent sortir renforcées du premier conflit mondial et alors que triomphe l’idéologie agrarienne qui fait du paysan le pilier et l’essence de la nation ? C’est à cette question que s’attache cet ouvrage, en dressant une vaste fresque des liens entre paysannerie et politique durant l’entre-deux-guerres, opérant une relecture nécessaire de quelques grands événements, du congrès de Tours au Front populaire, mais aussi soucieuse des modalités concrètes de l’enracinement partisan, en multipliant en variant les focales et les espaces d’analyse. Cette période est en effet un moment clé dans l’émergence de nouvelles pratiques politiques au sein d’une paysannerie de mieux en mieux intégrée à la sphère nationale. Le processus d’implantation électorale et militante de la SFIO dans les campagnes met en évidence les nouvelles modalités de l’expression et de la représentation politique des ruraux, notamment à la faveur de la crise des années trente, qui voit l’émergence d’une nouvelle génération d’acteurs paysans.


La France démocratique
par Christophe Charle

Maurice Agulhon a profondément renouvelé l’historiographie contemporaine par ses travaux consacrés à la sociabilité, à la République et à la symbolique. Sa curiosité et son ouverture d’esprit ont suscité la vocation de nombreux historiens français et étrangers qui, à son exemple, ont exploré les champs les plus divers. Ces mélanges sont un témoignage d’admiration et d’amitié. Ils constituent aussi, à leur manière, un panorama des recherches en histoire contemporaine depuis un quart de siècle.

Les élites et leurs facettes
par Mireille Cébeillac-Gervasoni, Laurent Lamoine

Depuis plus de vingt ans, une série de colloques et leurs Actes a permis de cerner en profondeur la réalité, les modes de vie, les ressources, les émergences des élites locales de l’Italie péninsulaire, de la République jusqu’au Haut-Empire, puis leurs rapports avec le pouvoir central. Il était temps de s’interroger sur la pertinence du terme même d’élites, désormais adopté dans toutes les langues, souvent associé à un adjectif qui le précise, pour désigner des groupes sociaux qui, peut-être, ne méritent pas tous un tel qualificatif. Pour parvenir à visualiser toutes les ” facettes ” des élites, il a fallu élargir les études à la fois sur le plan géographique et chronologique, ce qui nous a conduits à un parcours du Moyen-Orient aux Colonnes d’Hercule et à des incursions diachroniques, en amont et en aval, de la protohistoire au monde contemporain. Ce volume, riche en contributions multiples, permet de répondre à cette interrogation sous-jacente : le mot polymorphe, ” élites “, est-il pertinent ou ne faudrait-il pas préférer ” notables ” ? Un accord s’est dessiné et finalement c’est ” élites ” qui l’a emporté.

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