Penser La Mort ? par Jean-Luc NATIVELLE

Penser la mort pour vivre bien
par Jean-Luc NATIVELLE

Dans la représentation courante qu’on s’en fait, Epicure est le penseur du « carpe diem », le jouisseur qui se saisit de tout plaisir passant à sa portée. En réalité rien n’est plus contraire à sa pensée. Loin de n’avoir que l’immédiat comme objet, Epicure élabore une vraie pensée de la vie sur le long terme, et intègre à sa démarche une pensée de la mort, en tant qu’elle est constitutive de sa conception du bonheur.

 

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Penser la mort ?
par Vladimir Jankélévitch

” Pour ne pas penser à la mort, un seul remède : écrire un livre sur la mort. […] L’humour est la revanche de l’homme sur le mystère du destin, de la mort… Dans la solitude et la déréliction, il nous reste cette dernière arme. ” C’est avec humour que Vladimir Jankélévitch abordera toujours cette grave question. Les entretiens que nous publions – inédits ou parus dans des revues maintenant introuvables – nous éclairent sur les raisons de son intérêt pour ce sujet.

PENSER LA CRISE
par Jacques RICOT, Lucien GUIRLINGER, Joël GAUBERT, Guillaume DURAND, Christine MEYER, Yves TEXIER, Michel MALHERBE, Jean-Luc NATIVELLE, Marc JIMENEZ, Jean-Marie FREY, Franck ROBERT, David MORIN ULMANN, Murielle DURAND-GARNIER, Denis MOREAU, François LANGAVANT, Jean-Claude DUMONCEL, Michel MAGNANT, Didier CAILLETEAU, Philippe CORMIER, Jean-Claude PINSON, Pascal TARANTO, Roland DEPIERRE, Alain FINKIELKRAUT, Jean-Michel VIENNE

La crise est un moment singulier de l’existence des hommes et du monde où l’ordre habituel des choses se met à vaciller et menace même de retourner au chaos. On la redoute donc le plus souvent, en essayant de l’éviter. Mais plutôt que d’en craindre le pire, ne peut-on en espérer le meilleur : dans sa violence même, la crise ne fait-elle pas apparaître de nouvelles possibilités d’être ? Ne faut-il pas alors tâcher de s’en saisir comme l’occasion d’une renaissance, aussi bien dans l’existence personnelle des individus que dans la vie collective des peuples ?

Vivre et penser la liberté
par Jacques Ellul

Ces écrits sur la liberté de Jacques Ellul, pour moitié inédits, fournissent un panorama de la vie et de la pensée d’un homme à la fois entier et aux multiples facettes. Le professeur de droit et l’historien, l’intellectuel et le chrétien délivrent un message commun : la liberté, en réclamant toutes les libertés, se coupe de son origine (Dieu le Libérateur), de son cadre (le commandement de Dieu) et de son but (manifester l’amour). Devenue mensonge, elle menace l’équilibre du monde naturel et celui du monde social. Plus que jamais, chacun doit choisir entre la puissance et la liberté – c’est-à-dire entre le bien-être et l’ascèse, l’illusion et la lucidité, l’émancipation illimitée et la sagesse… Ou encore : quel dieu veut-on servir ? Celui de la Technique, de l’Économie et de l’État, le Dieu Efficacité qui réduit l’homme au rang des objets qu’il consomme – ou celui d’Abraham, de Moïse et de Jésus-Christ, le Dieu Amour qui appelle l’homme à vivre la vraie liberté en relation avec Lui, le prochain et la Création ?
Bénéficiant de récentes découvertes, les trente-deux textes s’enrichissent d’extraits de notes inédites de cours et de conférences. L’appareil critique veut être utile aussi bien aux connaisseurs d’une œuvre foisonnante qu’aux lecteurs qui découvrent le penseur protestant.

Sociologie de la mort
par Gaëlle Clavandier

Longtemps destinée à tracer une frontière symbolique entre les morts et les vivants, la ritualisation du deuil a cédé la place dans les sociétés industrielles à un nouveau rapport à la mort qu’illustre le développement des soins palliatifs, de la thanatopraxie, de la crémation et des testaments obsèques.
Mais les évolutions les plus profondes sont à venir.
L’accroissement de l’espérance de vie et l’explosion démographique des années d’après-guerre ont produit un report des décès, dont l’augmentation sera exponentielle dans les vingt prochaines années. Le débat sur l’euthanasie volontaire et l’accompagnement des mourants, l’émergence d’une pragmatique du « bien mourir » ou les controverses actuelles autour des lieux légitimes de dispersion des cendres annoncent une mutation plus globale.
Face aux réactions légales, morales et émotionnelles suscitées, la sociologie de la mort permet de poser les questions autrement et de mieux comprendre les enjeux des choix actuels.

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