Rapport D’information Déposé En Application De L’article 145 Du Règlement Sur La Réforme De La Coopération (Impressions… par Jacques Attali

Pour une économie positive
par Jacques Attali

Comment trouver une voie de sortie à la crise systémique que nous traversons ? En passant à un nouveau modèle : l’économie positive. Une économie où les richesses créées ne sont pas une fin en soi, mais un moyen pour servir des valeurs supérieures, altruistes. Une économie au service des générations à venir, et qui favorise une croissance responsable, durable et inclusive. Une économie respectueuse de l’environnement, qui sera, enfin et avant tout, au service de la société. Comment mettre en oeuvre ce changement de manière concrète ? En associant intellectuels, syndicats, acteurs publics, entreprises et ONG, étudiants et experts de la pensée économique ou de l’action publique. Depuis la tenue des premiers états généraux de l’économie positive au Havre en septembre 2012, Jacques Attali a rassemblé des talents du monde entier et anime un groupe de réflexion autour de cette ambition. Sont ici réunis les fruits de ces échanges : un tableau lumineux et synthétique du monde tel qu’il est et tel qu’il pourrait devenir, ainsi qu’une série de propositions choc, destinées à faire advenir l’économie positive.


Travailler ensemble pour la santé
par World Health Organization

La crise actuelle est une entrave aux progrès sanitaires dans près de 60 pays. On estime qu’il manque près de 4 3 millions d’agents de santé dans le monde – médecins sages-femmes personnel infirmier et personnel d’appui. C’est dans les pays démunis qui ont les plus grands besoins notamment en Afrique subsaharienne que la pénurie est la plus grave. De mauvaises conditions de travail une forte réduction des effectifs due à la maladie ou à l’émigration et l’incapacité des systèmes de formation à compenser les manques donnent une idée de l’ampleur des problèmes dans ces pays.

On recense quelque 59 millions d’agents de santé dans le monde. Un sur trois travaille dans la région des Amériques – principalement aux Etats-Unis et au Canada – qui concentre plus de la moitié des ressources financières consacrées à la santé. Par contraste pas plus de quatre agents de santé sur cent exercent en Afrique subsaharienne région qui compte moins de un pour cent des ressources financières alors qu’elle enregistre un quart de la charge mondiale de morbidité.

Le rapport montre comment trouver un meilleur équilibre. En planifiant les différentes étapes de la vie professionnelle – formation embauche et activité jusqu’à la retraite – on peut opter pour tout un éventail de politiques qui contribuent chacune à rendre le personnel de santé plus performant. Tous les pays peuvent dès à présent augmenter la productivité des effectifs mais ils doivent aussi anticiper les besoins et acquérir les moyens institutionnels nécessaires pour diriger administrer les personnels de santé et fixer des règles qui régissent leur activité.

Les initiatives nationales peuvent être soutenues par une solidarité mondiale qui facilite des réalisations d’intérêt commun tels que des cadres techniques communs et des recherches prioritaires ainsi que des accords de coopération en matière de migration et la mobilisation d’effectifs internationaux en cas de crise sanitaire. Pour seconder les pays qui souffrent d’une grave pénurie les partenaires internationaux doivent de toute urgence prendre des engagements et assurer une coordination afin d’investir directement dans le personnel de santé dès maintenant et à plus longue échéance. Le rapport présente un plan d’action décennal qui devrait permettre aux pays de développer les ressources humaines et de renforcer leur système de santé avec le concours de partenaires mondiaux – en travaillant ensemble pour la santé.

Former un personnel de santé dynamique et sur lequel on peut compter c’est investir pour aujourd’hui et pour demain. Le but ultime est de constituer des effectifs capables de garantir l’accès universel aux soins. Nous encourageons quiconque partage cette ambition à lire le rapport.


Donner un sens à l’intelligence artificielle
par Cédric Villani, Yann Bonnet, Charly Berthet, François Levin, Marc Schoenauer, Anne Charlotte Cornut, Bertrand Rondepierre

L’intelligence artificielle est entrée, depuis quelques années, dans une nouvelle ère, qui donne lieu à de nombreuses craintes et à de nombreux espoirs. Rendues possibles par des algorithmes nouveaux, la multiplication des jeux de données et le décuplement des puissances de calcul, les applications se multiplient : traduction automatique, conduite autonome, détection de cancer… Le développement de l’intelligence artificielle est amené à toucher l’ensemble des domaines et des secteurs. Les investissements dans la recherche et dans l’industrie atteignent des sommes extraordinaires, notamment aux États-Unis et en Chine. Les responsables politiques du monde entier l’évoquent dans les discours de politique générale comme un levier de pouvoir majeur. C’est que l’intelligence artificielle va désormais jouer un rôle bien plus important que celui qu’elle jouait jusqu’alors et, plus que jamais, il nous faut donner un sens à son développement. Donner un sens, c’est d’abord donner une direction, un cap, pour positionner la France et l’Europe à l’avant-garde de cette révolution naissante. C’est également lui donner une signification : l’intelligence artificielle n’a précisément de sens que si elle participe du progrès humain, social et environnemental. Dans un monde marqué par les inégalités, elle ne doit pas conduire à renforcer les phénomènes d’exclusion et la concentration de la valeur. Donner un sens, c’est enfin expliquer : démystifier ces technologies auprès de la société, mais aussi expliquer l’intelligence artificielle en elle-même, s’agissant de techniques qui restent empreintes d’une très forte opacité. Donner un sens à l’IA, voilà donc l’objectif de ce rapport.

La procédure parlementaire du Québec
par Québec (Province). Assemblée nationale, Michel Bonsaint, François Côté, Québec (Province). Assemblée nationale. Direction de la recherche en procédure parlementaire

L’ouvrage, La procédure parlementaire du Québec est devenu une référence incontournable pour ceux et celles qui prennent intérêt aux fondements de la procédure parlementaire au Québec et à son application dans le déroulement des travaux parlementaires. L’ouvrage compte désormais parmi les sources d’information privilégiées en cette matière pour la présidence de l’Assemblée, les leaders des groupes parlementaires, les présidents et les vice-présidents de commission, l’ensemble des députés et, bien entendu, les greffiers. L’organisation de son contenu et son style de rédaction font en sorte que cet ouvrage constitue également un outil pédagogique hors pair pour le nouvel élu et le nouveau fonctionnaire qui doivent rapidement acquérir une connaissance suffisante des rouages de l’institution et se familiariser ave ses procédés afin de les mettre en pratique au quotidien. Cette deuxième édition se distingue de la précédente dans la mesure où elle intègre les développements récents en matière de jurisprudence parlementaire. Elle fait aussi état des modifications temporaires apportées au Règlement et aux Règles de fonctionnement de l’Assemblée nationale pour le 36e Législature concernant l’élection du président au scrutin secret, les pétitions et la procédure d’exception.

Immigration, marché du travail, intégration
par François Héran

Notre pays a une longue tradition d’immigration. Pourtant, l’immigration a souvent suscité des polémiques et continue de poser de nombreuses questions, qui ont été abordées dans le cadre du séminaire de recherche organisé par le Commissariat général du Plan en 2001.

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