Rome, Portrait D’une Ville, 312-1308 par Richard Krautheimer

Rome, portrait d’une ville
par Richard Krautheimer

Chateaubriand écrivait : ” J’achève souvent le tour des murs de Rome à pied ; en parcourant ce chemin de ronde, je lis l’histoire de la reine de l’univers païen et chrétien écrite dans les constructions, les architectures et les âges divers de ces murs. ” Il aurait sans nul doute aimé avoir pour guide cet ouvrage de Richard Krautheimer (1897-1994), spécialiste inégalé de l’histoire de l’urbanisme romain. Avec une clarté incisive, l’auteur brosse ici un tableau de l’époque généralement la plus méconnue de la Ville Eternelle, celle qui va de Constantin aux papes d’Avignon, avec ses zones entières laissées aux pâturages, ses édifices antiques ruinés ou remployés, ses tours fortifiées pour protéger les clans rivaux, ses basiliques étincelantes de mosaïques. Ne se contentant pas d’un récit linéaire, Krautheimer tisse les liens entre topographie et politique, entre liturgie et architecture. Les notes et la bibliographie de ce classique inédit en français ont été mises à jour par la traductrice, Françoise Monfrin, ancienne élève de l’Ecole française de Rome, maître de conférences en histoire de l’art de l’antiquité tardive à l’université de Paris-Sorbonne.

Rome. Portrait d’une ville, 312-1308 de Richard Krautheimer (Les Fiches de Lecture d’Universalis)
par Encyclopaedia Universalis

Alors que, en France, comme dans la plupart des pays européens, l’enseignement du latin est menacé, la traduction de Rome, Profile of a City (1980), Rome. Portrait d’une ville, 312-1308 (Le Livre de poche, Paris, 1999), venait à point nommé rappeler que cette menace vise du même coup une identité culturelle plus de deux fois millénaire.

La rue à Rome, miroir de la ville
par Brice Gruet

” Le rue courbe et le chemin des ânes, la rue droite le chemin des hommes “, présentait Le Corbusier à un moment où la ville ancienne était accusée de tous les maux. Ce jugement a eu et a encore ses défenseurs. Mais que signifie-t-il exactement ? Comme en contrepoint à ce jugement, ” La rue a Rome ” explore les racines culturelles de notre urbanité à travers les rues de la ville de Rome, matrice et modèle de la ville occidentale durant de nombreux siècles. La rue y apparaît alors comme un véritable révélateur de l’imaginaire urbain. Grâce à la confrontation des sources documentaires très variées (relevés de fouille, textes juridiques, œuvres littéraires, guides touristiques…) et d’une très riche iconographie (plus de 250 illustrations), l’auteur tente d’éclairer les évolutions culturelles majeures de la ville en rapport avec le contexte européen afin de mieux appréhender les problèmes et contradictions de la ville actuelle. Fruit d’un travail interdisciplinaire, ce livre s’adresse à tous ceux qui s’intéressent à la ville (aménageurs, historiens d’art, géographes, architectes…) mais aussi à l’histoire culturelle de l’Occident en général.

Portraits de villes
par Henri Garric

De la ville vécue à la ville représentée, il y a tout un trajet, pictural, littéraire, photographique, sans que l’on néglige les cartes. La littérature contemporaine livre bien des portraits de villes, soit sous des formes monographiques, soit comme des parties de romans. Cela a toute une archéologie qui se lit dans les vieilles cartes, dans l’histoire de la représentation urbaine telle qu’on peut la décrire depuis le XVIe siècle. La représentation fait une invention de la ville, qui est indissociable des savoirs sur la ville, des méthodes de représentation. La littérature n’est pas dissociable de ces savoirs, de ces méthodes. Elle n’est pas non plus dissociable de l’expérience de la ville. Elle permet de lire, selon un jeu de construction et de déconstruction, les modalités de cette représentation et de faire de la représentation de la ville une question explicite.

L’Oeil
par Georges Bernier, Rosamond Bernier

Some issues have separately numbered section: L’Oeil du décorateur.

Catégorie