Séquestrées: Récit D’un Fait Divers Atroce Au Coeur De L’amérique Rurale par Lilly Lindner

Moi, Lilly, violée, prostituée
par Lilly Lindner

Petite fille abusée par ce voisin que sa mère trouve si gentil, ado meurtrie, Lilly souffre d’anorexie et s’inflige de terribles scarifications.
À 17 ans, elle va vivre un week-end d’horreur, dont elle refusera de parler.
À 20 ans, elle tente de vaincre son dégoût du sexe en se prostituant.
C’est alors qu’elle va se mettre à écrire, pour soulager sa souffrance. Grâce à ce récit, elle parvient enfin à révéler ce week-end atroce dont elle a toujours gardé le secret…
Aujourd’hui, grâce à la patience et à l’amour d’un homme, qui a su gagner sa confiance, Lilly a réappris à vivre et mène une existence normale.

Berceaux maudits
par Marie Cauderlier, Bruno Humbeeck

Un témoignage bouleversant sur les horreurs de l’inceste et de la pédophilie

Ce livre autobiographique relate la jeunesse d’une enfant que le hasard de la naissance a menée au bout de l’horreur mais que la soif de vivre a tirée du néant. Ce témoignage bouleversant illustre la capacité de résilience d’une petite fille maltraitée par ses parents, placée dans un orphelinat et qui connaîtra l’horreur de l’inceste et de la pédophilie. Le réseau semble se mettre en place lorsque le père décède, mais ce décès fait éclater l’affaire.

Le thème de la résilience est ici abordé par l’auteur, rétablie dans sa vie de femme, et qui nous parle en faisant appel à la confiance enfouie en chacun de nous. Malgré ses malheurs et par sa seule volonté ferme et bienveillante, l’auteur a tracé avec succès sa route vers la réussite familiale et professionnelle.

Ce livre est un message d’espoir et de courage.

EXTRAIT

La juge de la jeunesse chargée de notre dossier familial avait été d’une redoutable efficacité. Il faut dire qu’elle avait été bien aidée par mes parents. Dans leurs pérégrinations, mon père et ma mère avaient accumulé tant d’indices de leur toxicité parentale qu’il suffisait au juge de les rassembler pour disposer du tableau le plus complet de ce que la misère peut faire quand elle gangrène à ce point une famille.

C’est sur son ordre que la police était venue nous débusquer d’abord, nous enlever ensuite. J’avais un an et trois mois, une année de plus que Suzy, le bébé aux grands yeux ronds. Mon frère aîné, Martin, avait six ans et demi. Les autres le suivaient, bien ordonnés, avec chaque fois une année de retard. Mes parents avaient mal élevé leurs enfants, c’était incontestable. Ils avaient cependant procréé dans l’ordre, avec une régularité de métronome. La capacité d’enfanter en cadence, on ne pourra jamais la leur enlever. Nicole suivait ainsi Martin d’une année. Elle avait quatre ans et demi. Johnny la talonnait avec un an de moins tandis que Béatrice lui emboîtait le pas tout juste une année après. William venait ensuite avec un an de retard sur Béatrice et une année d’avance sur moi. Nos âges se suivaient à la queue leu leu. Chacun de nous avions attendu un an celui qui nous succédait. Pendant toutes ces années, de grossesses en accouchements, ma mère était au bout du compte restée rarement seule dans son propre corps. Elle avait elle-même vingt-huit ans au moment de notre placement. Quant à mon père, il venait tout juste de s’offrir une cuite d’enfer pour fêter son trente-quatrième anniversaire

À PROPOS DE L’AUTEUR

Bruno Humbeeck est actif à la fois sur le terrain en tant que travailleur psychosocial et dans le domaine de la recherche en tant que collaborateur scientifique. Cette double approche des questions de société contribue à rendre sa vision particulièrement convaincante. Il est aussi formateur au CREAS – Université de Mons et auteur de plusieurs publications dans le domaine de la maltraitance, de la toxicomanie et de la prise en charge des personnes en rupture psychosociale.


De la couleur des lois
par Constance Backhouse

 Malgré l’ouverture proclamée des Canadiens face à la diversité ethnique et culturelle, l’histoire canadienne n’en est pas moins marquée par la discrimination systématique. Cet ouvrage expose la ténacité juridique de cette discrimination par l’entremise d’un examen de six arrêts judiciaires déterminants entre 1900 et 1950 qui démontrent comment le système juridique canadien fut complice de la discrimination raciale. Les cas retenus font exemples des diverses façons dont le racisme a opéré dans les différents environnements juridiques du Canada. On y retrouve ceux d’Eliza Sero, qui a présenté en 1921 une revendication à la souveraineté Mohawk, de Wanduta, un Heyoka de la nation Dakota, qui visait à faire reconnaître son droit de célébrer la traditionnelle danse des herbes sacrées en 1903, d’Ira Johnson, qui a eu à subir le courroux du Ku Klux Klan en raison de son désir de contracter un mariage mixte en 1930, de Yee Clun, un restaurateur canadien d’origine chinoise à qui l’on avait refusé le droit d’employer des femmes blanches en 1924 et de Viola Desmond, qui avait été empêchée par le personnel d’un cinéma de s’asseoir dans une section réservée aux Blancs en 1946. De la couleur des lois illustre l’ambiguïté opérationnelle ainsi que l’étonnante et sournoise persévérance du racisme à l’oeuvre dans le système juridique canadien. De la couleur des lois est la traduction française de Colour-Coded: A Legal History of Racism in Canada (University of Toronto Press, 1999), qui a été gagnant du prix Joseph Brant en 2002.


Richard Stallman et la révolution du logiciel libre
par Richard M. Stallman, Sam Williams, Christophe Masutti

Une référence historique pour mieux comprendre l’histoire et l’avenir de l’informatique et les origines du mouvement du logiciel libre

Cette biographie autorisée de Richard Stallman éclaire sans complaisance la vie de ce personnage autant décrié qu’encensé qui a révolutionné l’histoire du logiciel en fondant le mouvement pour le logiciel libre.

Amendée avec humour par Richard Stallman lui-même sans rien perdre de ses qualités critiques, elle retrace au travers d’anecdotes savoureuses la jeunesse d’un surdoué, les événements qui l’ont mené à la genèse de la licence GNU GPL, et sa lutte pour protéger l’ouvrage logiciel et en faire reconnaître le rang de patrimoine mondial.

Cet ouvrage s’inscrit dans le projet Framabook du réseau Framasoft pour la diffusion du logiciel libre auprès d’un large public. Adaptation à l’initiative d’Alexis Kauffmann.


Le cinéma comme langage de soin
par Henri GOMEZ, L’ATELIER CINEMA DE L’AREA

Le cinéma est un langage, structuré par les représentations, les intentions et la créativité de tous ceux qui élaborent ensemble une œuvre cinématographique. Dans le cadre du soin alcoologique, le cinéma peut constituer un médiateur toujours renouvelé de la relation et de la réflexion dans des temps d’élaboration collective – lors d’ateliers ou de séances de groupe de parole – ou à l’occasion d’entretiens individuels. Il contribue à peupler l’imaginaire de la personne en démarche de soin et à étoffer la relation d’aide en favorisant le partage de références culturelles et symboliques, tout en décentrant progressivement l’attention sur ce qui n’est pas le comportement alcoolique. Henri Gomez et l’équipe des cinéphiles de l’AREA présentent leur travail autour de fiches d’analyse de films récents ou classiques, regroupées dans des thématiques. A destination des soignants et les personnes en quête de repères et de rêves, cet ouvrage est une incitation indirecte à éprouver et à penser par soi-même, en suspendant le cours des aliénations ordinaires. « Ce livre est un outil puissant et attrayant – et ce n’est pas le moindre de ses mérites – pour aider les équipes soignantes et les psychothérapeutes à changer de regard sur les alcooliques, et aussi sur quelques autres chemins où l’esprit peut s’égarer. C’est en effet la condition pour qu’ils puissent aider leurs patients à changer à leur tour. Le cinéma n’est pas seulement un formidable instrument d’information et de divertissement, il est aussi un support d’échanges, de déculpabilisation et de réaffiliation. » Serge Tisseron

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