Sites & Sanctuaires Des Celtes par Jean Markale

Sites & sanctuaires des Celtes
par Jean Markale

Les Celtes se sont répandus dans les deux tiers de l’Europe à partir du Ve siècle avant notre ère, mais ils n’ont jamais constitué de royaume ou d’empire centralisé. Peu à peu vaincus par d’autres peuples ou refoulés dans les péninsules de l’extrême Occident, ils ont cependant laissé d’abondantes traces de leur présence dans des régions où on ne les attendrait pas, notamment en Bohème, en Autriche, en Allemagne, dans l’Italie du nord et en Espagne du nord-ouest. Et ces traces, ce sont aussi bien des habitations et des lieux de rassemblement périodiques que des sanctuaires, constituant des sites archéologiques d’enseignements de toutes sortes. C’est un voyage à travers les plus remarquables de ces sites que propose ici l’auteur : on n’y trouvera pas des descriptions détaillées, celles-ci relevant davantage d’un guide touristique, mais des réflexions et des commentaires sur ces lieux chargés d’histoire, de légendes et parfois de magie. Il ne s’agit donc pas d’un guide touristique, mais d’une prise de conscience de ce qu’on put apporter les Celtes dans la civilisation européenne, tant au point de vue spirituel qu’au point de vue artistique. Ainsi, le lecteur se trouvera au cœur même de ce qui a constitué la civilisation des peuples celtes, à travers des sites comme Alésia, Entremont, Locronan, Loctudy et bien entendu tous les hauts lieux de la Bretagne armoricaine, de la Grande Bretagne et de l’Irlande, pays où la tradition celtique s’est maintenue plus tardivement, sans oublier différents musées qui conservent les précieux témoignages du passé de nos ancêtres.

Le sanctuaire rural de Bennecourt (Yvelines)
par Luc Bourgeois

Etabli aux confins de l’Ile-de-France et de la Normandie, le sanctuaire rural de Bennecourt est occupé du IIe s. av. J.-C. au IVe s. de n.è. Les fouilles, menées de 1982 à 1988 ont révélé le passage progressif d’un enclos gaulois abritant un petit bâtiment sur poteaux à un vaste péribole entourant trois temples en pierre. La conservation d’un ensemble d’aménagements secondaires et l’abondance du mobilier (près de 25 000 objets ou fragments étudiés) en font un site de référence pour le nord de la Gaule. Après une étude détaillée des structures et du mobilier, Luc Bourgeois, dans la synthèse de cet ouvrage ouvre quelques pistes de recherche sur les structures cultuelles celtiques et leur évolution à l’époque gallo-romaine : approche nuancée de la filiation architecturale, aspects de la cuisine du sacrifice et place de ce type de site dans un cadre régional.

La Recherche archéologique en France
par France. Direction du patrimoine. Sous-direction de l’archéologie

Le volume présente, en deux parties, bilan et programmation, les résultats de la réflexion que le Conseil national de la recherche archéologique (CNRA) a menée avec l’aide de spécialistes issus de l’ensemble des organismes constituant la communauté archéologique. La première partie, bilan des années 1990-1994, témoigne de la vitalité de la recherche archéologique, programmée et préventive, tant en milieu urbain qu’en milieu rural. Les axes de recherche proposés en 1989 ont renouvelé les connaissances, même s’il subsiste, ici ou là, quelques “blancs” géographiques et thématiques. Une bibliographie abondante permettra au lecteur d’approfondir les questions qui l’intéressent. La deuxième partie propose des programmes archéologiques nationaux actualisés en fonction des résultats depuis 1989 : ils tiennent compte des orientations nouvelles du CNRA, notamment celle d’approcher le contexte environnemental de manière plus globale. Ici sont donc livrés les enjeux scientifiques des interventions sur le patrimoine archéologique.

Carte archéologique de la Gaule
par Lydie Joan

La publication des vestiges de l’actuelle région de la Franche-Comté se termine avec ce volume consacré au département du Doubs et au Territoire de Belfort, tout deux rattachés dans l’Antiquité au peuple séquane. Les deux pôles essentiels de l’organisation économique et territoriale des Séquanes correspondent à deux agglomérations gauloises puis gallo-romaines situées dans la vallée du Doubs : le sanctuaire de Mandeure et surtout l’oppidum puis la ville de Besançon dont le développement économique date de la phase finale du deuxième âge du Fer. Outre le classique pré-inventaire des vestiges classés par communes, on trouvera des synthèses concernant la géologie et la géographie, l’histoire de la recherche, les premier puis deuxième âge du Fer, les voies, l’habitat, l’occupation du sol, l’artisanat, la religion et les rites funéraires romains.


Sanctuaires et vie religieuse dans l’Aquitaine celtique à l’époque gallo-romaine
par Cécile Doulan

L’enquête est fondée sur l’archéologie des sanctuaires de l’Aquitaine celtique (entre Loire et Garonne) qui couvrent une période historique s’étendant du Ier au IVe siècle. D’autres sources (texte, épigraphie) mentionnant un lieu de culte ont aussi été considérées. Au total, 191 sites ont été retenus à partir de critères de sélection précisément définis. Les sanctuaires relèvent de manifestations religieuses aussi bien publiques que privées. Deux domaines relatifs au culte ont été privilégiés : l’ordonnancement architectural (enceinte, portique, temple, équipements liés à l’eau…) et la statuaire en pierre et en métal découverte en contexte cultuel. L’analyse consiste en premier lieu dans l’étude et la caractérisation des formes d’expression du sacré : de l’organisation spatiale des sanctuaires à l’architecture des aménagements, de la nature des sculptures à leur place dans l’agencement de l’espace cultuel. La question de l’héritage celtique est posée en filigrane dans la dernière partie consacrée à la topographie et aux pratiques cultuelles des cités. L’accent est mis sur l’analyse des cultes publics qui sont situés dans le contexte de la romanisation des cultes.

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