Social History Of Art, Volume 1: From Prehistoric Times To The Middle Ages par Marc-André Haldimann

Gaza
par Marc-André Haldimann

Entre terre et mer, Gaza – ville et territoire – suscita six mille ans de convoitises. Pharaons égyptiens, Philistins, Perses achéménides, Grecs ptolémaïques et séleucides, Romains et Byzantins, Omeyyades, Abbassides, Ayyoubides et Croisés, Mamelouks, Ottomans, furent tour à tour ses hôtes ou ses occupants. Marquée de leurs empreintes culturelles successives, Gaza regorge d’un patrimoine exceptionnel, miroir de la Méditerranée comme de l’Orient. La Bande de Gaza accueille depuis le XXe siècle des explorateurs d’un autre type, chasseurs d’indices ténus recouverts par les dunes de son littoral, en quête des témoins discrets de son identité. Les chercheurs palestiniens et les missions scientifiques internationales nous livrent le fruit de leur dévouement pour l’archéologie et l’histoire. L’exposition «Gaza à la croisée des civilisations», au Musée d’art et d’histoire de Genève et la publication qui en découle, marquent une étape majeure dans l’étude, la conservation et la diffusion d’un patrimoine fragile, souvent inédit, indispensable à l’enrichissement de notre connaissance universelle. Chacun peut reconnaître ses origines dans cette terre où les racines de l’humanité sont plus profondes qu’ailleurs, formant un réseau inextricable d’influences culturelles.

Venise et l’orient, 828-1797
par Stefano Carboni, Institut du monde arabe (France), Metropolitan Museum of Art (New York, N.Y.)

Venise et l’Orient : rarement deux destins ne furent aussi intimement liés malgré les antagonismes et les péripéties de l’histoire. Cette cité européenne qui exerça une suprématie économique et commerciale pendant des siècles en Méditerranée entretenait, depuis le IXe siècle, des rapports privilégiés avec les dynasties du Proche-Orient et tissait des liens solides avec Le Caire, Damas et Byzance-Constantinople. Ce catalogue se concentre sur la période la plus féconde de ces échanges, du XIVe au XVIIe siècle. C’est en effet fin XIIIe-début XIVe que Venise se couvre de palais, se pare de tapis, de soieries, de brocarts et de velours. Elle devint très tôt une puissance mondiale qui établit, grâce au commerce, des liens privilégiés avec les grandes dynasties musulmanes. L’œuvre d’art islamique est ainsi intégrée à une culture qui l’absorbe et la rend sienne, opérant ainsi à travers les siècles une transmission des savoirs et des techniques de l’Orient vers Venise. La présence de Mamlûks et d’Ottomans, avec leurs habits caractéristiques, dans les toiles des grands maîtres de la Renaissance vénitienne, témoigne d’ailleurs de la familiarité des Vénitiens avec leurs voisins méditerranéens. Dès le XVIe siècle Venise exportera à son tour des objets de luxe à décor islamique vers les grandes capitales de l’Orient. Riche de 350 illustrations en couleurs d’objets provenant de collections vénitiennes et de musées internationaux, d’essais et de notices des plus grands spécialistes du domaine, cet ouvrage présente un regard différent et très original sur le langage et la production artistique de Venise à son apogée. S’il n’a pas pour objectif de traiter de l’art vénitien, ou de l’art islamique, il s’attache plutôt à démontrer comment deux mondes différents et souvent en conflits étaient quelquefois capables de partager un langage ” méditerranéen ” commun.

The Dawn of the Written Vernacular in Western Europe
par Michèle Goyens, Werner Verbeke

Ponencias del coloquio celebrado en Lovaina en Mayo de 2000.

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