Surfing For God: Discovering The Divine Desire Beneath Sexual Struggle par Alex Sanders

Devinettes, animaux
par Alex Sanders

OCTAVIUS QUIZ Qui est le roi des animaux ? Le cochon, le lion ou l’aigle ? Octavius la nouvelle façon de lire qui multiplie par 4 le plaisir.

L’homme qui a tué le cerf
par Frank Waters

Quand Martiniano, après six ans au pensionnat des Blancs, revient au pueblo, rien n’a changé : les Anciens le surnomment toujours le Fauteur-de-Troubles et chaque nuit, un animal vient fouler ses pensées. Le jeune mécréant accumule les faux pas, mais fait d’étonnantes rencontres : Panchilo-le-Poivrot, le peintre Benson, Byers, l’étrange Visage pâle qui tient une boutique indienne, et surtout Celle-qui-joue-avec-les-Fleurs. Un soir, Martiniano voit surgir devant lui une silhouette cendrée : un cerf. Égaré, comme sans légende… Plus qu’un roman initiatique au monde des Pueblo, ce livre illustre le lot de beaucoup d’Indiens aujourd’hui : le douloureux équilibre entre tradition et modernité, et le mythe de l’impossible retour au sein de la tribu.

Considérations sur le malheur arabe
par Samir Kassir

Il n’est pas facile d’être arabe de nos jours. Où que l’on se tourne, du Golfe à l’Océan, le tableau paraît sombre, et plus encore quand on le compare à d’autres régions du monde, y compris les plus démunies. Pourtant, ce “malheur” n’a pas toujours été. En plus de l’âge d’or de la civilisation arabo-musulmane, il y eut un temps guère lointain où les Arabes, redevenus acteurs de leur histoire, pouvaient se projeter avec optimisme dans l’avenir. Comment en est-on arrivé au marasme actuel ? Comment est-on parvenu à faire croire aux Arabes qu’ils n’ont d’autre avenir que celui que leur destine un millénarisme morbide ? Comment a-t-on pu déconsidérer une culture vivante pour communier dans le culte du malheur et de la mort ? A ces questions qui tourmentent beaucoup d’Arabes, l’auteur cherche à apporter des réponses à la fois nuancées et originales. Revisitant l’histoire contemporaine, il remet en perspective l’irruption de la modernité en terre arabe et la faveur qu’elle reçut. Loin de se focaliser sur les élites, il montre l’ampleur des mutations qui ont bouleversé le temps social, au moins jusqu’au début des années 1970. Sans prétendre proposer une recette miracle pour sortir du malheur, Samir Kassir en montre la possibilité en soulignant que rien, et notamment leur héritage culturel, ne devrait empêcher les Arabes d’être de nouveau les sujets de leur propre histoire.

Moralités légendaires
par Jules Laforgue

BnF collection ebooks – “De sa fenêtre préférée, si chevrotante à s’ouvrir avec ses grêles vitres jaunes losangées de mailles de plomb, Hamlet, personnage étrange, pouvait, quand ça le prenait, faire des ronds dans l’eau, dans l’eau, autant dire dans le ciel. Voilà quel fut le point de départ de ses méditations et de ses aberrations.”

Le Procès de Shamgorod, tel qu’il se déroula le 25 février 1649
par Elie Wiesel

Shamgorod, village perdu d’Europe centrale, au tournant d’un siècle. En ce jour de Pourim – la fête des fous, des enfants et des mendiants, où tout le monde s’amuse, s’enivre et rêve d’un monde meilleur -, trois comédiens ambulants s’installent à l’auberge pour divertir la communauté juive. Mais il n’y a plus de communauté juive à Shamgorod : un pogrome l’a récemment décimée. Plus de spectateurs, donc, pour le Pourimschipel, le ” jeu de Pourim “, sinon l’aubergiste et sa servante.

La farce commence pourtant. Mais, dans ce climat de violence, de haine et de mort, voici qu’aux rires succèdent peu à peu l’angoisse, le doute et la colère contre un Dieu incapable de défendre ses enfants. Le jeu de Pourim devient procès. Qui donc est coupable ? Que sont les accusateurs et qui se proposera pour défendre Dieu ? Quant au verdict, de toute façon, il ne vaudra rien au moment où s’annonce un nouveau massacre.

Fêtes et tueries, farce de villages et tragédie du destin juif, réquisitoire passionné alors que la mort s’approche, foi et pessimisme : ces éléments contradictoires envahissent tour à tour cette œuvre dramatique dont l’auteur rappelle ainsi la genèse : Au royaume de la nuit, j’avais assisté à un procès bien étrange. Trois rabbins érudits et pieux avaient décidé un soir d’hiver de juger Dieu du massacre de ses enfants. Je me souviens : j’étais là et j’avais envie de pleurer. Seulement là-bas personne ne pleurait. “


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