The Glory Of Byzantium par Elizabeth Jeffreys, Fiona K. Haarer

Proceedings of the 21st International Congress of Byzantine Studies
par Elizabeth Jeffreys, Fiona K. Haarer

The theme of the 2006 International Congress of Byzantine Studies was display, assessing what strategies the people of Byzantium used to express their thoughts, ideals, fears and beliefs, and how these have been interpreted through various modern discourses. The first volume presents the texts of the 28 plenary papers delivered at the Congress; the second and third contain the abstracts of the many hundreds of papers written for the 64 separate panels and the sessions of communications.

Byzance : économie et société
par Béatrice Caseau-Chevallier

Entre le VIII et le XIIIe siècle, le monde byzantin a connu une expansion économique importante qui a permis le développement d’une brillante société. Comme en Occident, cette expansion est facilitée par la reprise démographique, mais aussi par la croissance des échanges. Les IXe et Xe siècles connaissent un élan conquérant qui se nourrit de la conscience d’appartenir à un Empire prestigieux et de la fierté à l’égard de l’héritage culturel grec et de l’héritage politique et juridique romain. Point intermédiaire entre l’Occident latin et l’Orient musulman, l’Empire byzantin, fortement centralisé, se trouve impliqué dans le conflit entre ces deux mondes, et Constantinople, puissamment protégée par ses murailles, est alors l’une des plus importantes villes médiévales et attire à elle les talents les plus divers. Pour décrire ces siècles les plus glorieux de la Byzance médiévale, l’analyse des principaux groupes sociaux a donc été privilégiée, sans négliger les aspects économiques.

Les saints ermites et moines dans la peinture murale byzantine
par Svetlana Tomeković

Cet ouvrage posthume – unique en son genre – est le fruit d’une vaste enquête menée sur les représentations des moines et ermites, principalement dans la peinture monumentale, dans les régions de l’Empire byzantin et de sa périphérie, de l’époque paléochrétienne à celle des Paléologues. Svetlana Tomekovic a non seulement visité la plupart des monuments, afin d’analyser les images in situ et de réunir la documentation photographique, mais elle a aussi exploité systématiquement les sources hagiographiques. L’iconographie des saints ermites et moines (portrait, vêtements, attitudes, textes peints sur leur phylactère, etc) est étudiée de façon diachronique ; leurs groupements, leurs emplacements dans les églises et, le cas échéant, la représentation des épisodes de leur vie sont attentivement examinés. Ces approches croisées dessinent les temps forts de l’iconographie monastique, notamment aux XIe et XIIe siècles, et éclairent de façon originale un aspect essentiel de la piété et de la spiritualité byzantines. Des fiches hagiographiques et topographiques complètent le texte, outils de repérage qui seront précieux pour les recherches à venir. De nombreuses photographies en couleurs de belle qualité, la plupart inédites et réalisées par l’auteur, et des dessins étayent et enrichissent le texte.

Byzantion
par Paul Graindor, Henri Grégoire

Includes section “Comptes rendus.”

Les croix-reliquaires pectorales byzantines en bronze
par Brigitte Pitarakis

La société byzantine était animée d’une profonde religiosité, dont témoignent ses productions artistiques. On ne retient habituellement de ce phénomène que la dévotion aux icônes. Mais la période qui succède à la crise iconoclaste du IXe siècle a également été marquée par un extraordinaire essor du culte des reliques. Témoignages éloquents de cette ambiance pieuse, les croix-reliquaires pectorales en bronze sont issues d’une production de masse qui a été distribuée dans toutes les parties de l’empire et dans ses régions limitrophes. Cet ouvrage, issu d’une thèse de doctorat soutenue à l’Université Paris I (Panthéon-Sorbonne) en 1997, réunit plus de six cent cinquante croix-reliquaires, souvent inédites, qui proviennent d’une vaste aire géographique allant de l’Italie du Sud, la Grèce et les Balkans, à l’Asie Mineure, la Syrie-Palestine et la Russie. Dotées d’un décor religieux, les croix-reliquaires en bronze étaient portées sur la poitrine pour assurer une protection dans la vie de tous les jours et dans l’au-delà. Leur contenu présumé, un fragment de la Vraie Croix, et leur décor le plus courant, une image du Christ en croix, ont longtemps incité les chercheurs à les ranger parmi les souvenirs de pèlerinage en Terre Sainte paléochrétienne. Néanmoins, l’analyse approfondie de leur iconographie, menée parallèlement à l’observation des contextes archéologiques de découverte, a conduit l’auteur à déplacer leur datation dans une fourchette chronologique située entre le IXe et le XIIe siècle et à rejeter leur association traditionnelle avec les sanctuaires de Terre Sainte. Il lui a également été possible d’observer une coïncidence de la popularité croissante de cette production avec l’apogée du monachisme et l’élargissement des frontières de l’empire. Fortement prisées par les moines et les soldats qui ont contribué à leur extraordinaire diffusion, les croix-reliquaires ont également été portées par des femmes et des enfants. Elles apportent un éclairage précieux sur les contacts entre art et société à Byzance.

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