Van Gogh, Ou La Peinture Comme Tauromachie par Marie-José Mondzain

Van Gogh ou la peinture comme tauromachie
par Marie-José Mondzain

“Le choix de la peinture est question de vie ou de mort. La cause de la peinture est sacrée. A qui veut produire des tableaux immortels, la vraie vie d’étalon ou de taureau sans entrave est impossible… La parabole tauromachique se fait ici figure anticipatrice de la situation de Van Gogh et de la peinture dans le monde qui vient.” Marie-José Mondzain

Patrimoine littéraire européen
par Jean-Claude Polet

Dans les bouleversements qui ébranlent le monde et affectent l’Occident, il est bon que l’Europe fasse l’inventaire de son patrimoine et de ce qu’elle croit avoir apporté au patrimoine de l’humanité, dans la tradition d’une civilisation trois fois millénaire. Tout homme désireux d’approfondir sa culture générale trouvera dans cette anthologie une somme des grands textes qu’a produits l’esprit européen et une brillante récapitulation des valeurs qui l’illustrent. Ce monumental ouvrage ne se contente pas de mettre le trésor des littératures européennes à la disposition du public de langue française : il entoure les textes choisis d’informations encyclopédiques, rédigées par de nombreux spécialistes. L’homme soucieux d’en savoir plus, l’étudiant et le professeur trouveront dans cette mine tout ce qu’il faut pour structurer, alimenter et diversifier l’information, la formation et la recherche dans les domaines de la culture générale et littéraire. C’est tout le patrimoine de l’Occident que cette collection met maintenant à la disposition de tous. Claude Pichois

Le Théâtre des idées
par Nicolas Truong

50 penseurs majeurs pour comprendre le XXIe siècle, 25 entretiens et dialogues pour parler du monde tel qu’il va et ne va pas. Issu du Théâtre des idées, cycle de rencontres intellectuelles du Festival d’Avignon, dont il reprend et développe les principaux moments depuis 2004, cet ouvrage est une introduction vivante et pédagogique à la pensée critique contemporaine. Rapport entre Orient et Occident, crise de la représentation politique, métamorphose du travail, retour du sacré, sociétés en quête d’identité, actualité des résistances. Auteurs confirmés et talents émergents, les intellectuels les plus engagés dans la réflexion sur le temps présent dressent un état des lieux des questions qui taraudent notre modernité.

Homo spectator
par Marie-José Mondzain

Homo spectator, c’est l’homme qui le premier, dans l’obscurité d’une caverne, a inscrit une trace hors de lui. Il a tendu le bras, s’est appuyé sur la paroi, a enduit sa main de pigments, l’a retirée. Il a vu alors l’image de sa main, la première image de lui-même. Le message de cette lointaine humanité est précieux. Sans séparation, il n’y a pas d’image et l’homme est sans regard. Le spectateur est l’œuvre de nos mains. De cette naissance du sujet à notre société du spectacle, l’histoire du spectateur est longue et sinueuse. Elle est faite de courage et de peur, de langue et de deuil, de pouvoir et d’autorité. Elle se poursuit du monde chrétien jusqu’aux heures les plus sombres de notre histoire. Elle exige de nous aujourd’hui de ne pas céder sur notre liberté face à la violence des industries audiovisuelles. ” Cette réflexion est tout entière habitée parle souci du spectateur que nous sommes devenus aujourd’hui, otages apeurés et trop souvent consentants des productions spectaculaires. Si le spectateur naissant est l’homme même, la mort du spectateur est la mort de l’humanité. C’est la barbarie qui menace un monde sans spectateur. “

L’image peut-elle tuer ?
par Marie-José Mondzain

” Il est plus facile d’interdire de voir que de permettre de penser. On décide de contrôler l’image pour s’assurer du silence de la pensée et puis, quand la pensée a perdu ses droits, on accuse l’image de tous les maux, sous prétexte qu’elle est incontrôlée. ” Nos écrans de télévision ne cessent de déverser des images terribles, dont la violence nous paralyse. Marie José Mondzain nous invite ici à sortir de cette passivité. Avant de dénoncer le pouvoir de l’image et de chercher à protéger nos enfants, regardons un peu l’histoire et demandons-nous si l’image est bien responsable de la violence qu’on lui prête.

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